HeLa

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Cellules HeLa observées au microscope électronique à balayage (gauche) et au microscope à contraste de phase (droite). On distingue au centre une cellule en phase terminale de mitose, d'aspect arrondi, entourée de cellules en interphase, plus plates.

Les cellules HeLa sont une lignée cellulaire cancéreuse utilisée en biologie cellulaire et en recherche médicale. Ces cellules proviennent d'un prélèvement de métastase effectué sur une patiente atteinte d'un cancer du col de l'utérus et décédée en 1951, Henrietta Lacks. Ses cellules sont d'un usage extrêmement courant dans les laboratoires de recherche de biologie. Les cellules HeLa forment la première lignée cellulaire immortelle d'origine humaine jamais établie (une lignée immortelle de cellules d'origine animale avait été créée 11 ans auparavant par Wilton Earle).

Contamination des lignées cellulaires par HeLa[modifier | modifier le code]

En 1966, Stanley Gartler suggéra que la majorité des lignées cellulaires humaines alors existantes dérivait des cellules HeLa[1]. Suite à ce travail, the American Type Culture Collection, organisme officiellement chargé de conserver des cellules en en garantissant la pureté testa toutes ses lignées cellulaires en 1968 : sur les 34, 24 n'étaient composées que de cellules HeLa[2].

Walter Nelson-Rees prolongea les travaux de Gartler dans une série de 11 articles dont 5 publiés dans la revue Science[3],[4]. Ses conclusions, reçues avec beaucoup de réticence par la communauté scientifique, semblent - au moins partiellement - confirmées aujourd'hui : entre 15 et 30 % des lignées cellulaires seraient contaminées[5].

D'autres lignées humaines que les cellules HeLa peuvent contaminer les cultures[1].

Cas d'utilisation[modifier | modifier le code]

Les cellules HeLa ont servi dans les années 1950 à la mise au point du vaccin contre la poliomyélite,et ont permis des avancées dans la connaissance des virus et de la génétique. Elles ont été utilisées dans des expériences sur l'effet des radiations, et ont été embarquées dans l'espace pour permettre aux biologistes d'étudier les effets de l'apesanteur. Une des principales avancées a été la mise au point de techniques de congélation qui n'altèrent pas les cellules, et permettent de stopper le développement dans un état précis, et de le reprendre à volonté.

Usages en laboratoires[modifier | modifier le code]

La conférence de Lake Placid en 1978 fut un évènement majeur : la FDA autorisait l'utilisation de lignées continues pour la production de substances à destination de l'homme[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rebecca Skloot (trad. Isabelle Taudière et Raymond Clarinard), La Vie immortelle d'Henrietta Lacks [« The Immortal Life of Henrietta Lacks »], Paris, Éditions Calmann-Lévy, coll. « Documents, Actualités, Société »,‎ 2011, 23 x 15 cm, 440 p. (ISBN 978-2-7021-4174-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]