Hawker Siddeley Nimrod

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pix.gif Hawker Siddeley Nimrod Su-27 silhouette.svg
Nimrod MR2 in Naval Station Norfolk.jpg
Nimrod MR1 à Norfolk.

Constructeur Drapeau : Royaume-Uni British Aerospace
Rôle Avion de reconnaissance
Statut retiré du service
Premier vol 23 mai 1967
Date de retrait 28 juin 2011
Nombre construits 49 + 2 prototypes
Équipage
13
Motorisation
Moteur Rolls-Royce RB 168-20 Spey Mk.250 (en)
Nombre 4
Poussée unitaire 54 kN soit 5 506 kgp
Dimensions
Envergure 35,08 m
Longueur 38,63 m
Masses
Maximale 37 089 kg
Performances
Plafond 13 040 m
Armement
Interne 9 torpilles ou bombe (militaire), missiles, mines, canons

Le Hawker Siddeley Nimrod, ou British Aerospace Nimrod, était un avion de patrouille maritime quadriréacteur de la Royal Air Force. Successeur de l'Avro Shackleton à partir des années 1970, il reprenait le nom d'une des expéditions de l'explorateur polaire Ernest Shackleton.

Il était basé sur le De Havilland Comet, dont Hawker-Siddeley (rattaché aujourd'hui à BAE Systems) avait surtout modifié le fuselage, l'aile restant assez proche de celle - bien réussie - du Comet.

Variantes[modifier | modifier le code]

Il a existé en plusieurs versions :

  • le plus connu est le Nimrod MR2 (MR pour Maritime Reconnaissance), avion de patrouille maritime et de lutte anti sous-marine utilisé jusqu'en 2011 par la Royal Air Force (contrairement à la plupart des pays, ce n'est pas une activité qui est rattachée à la Marine au Royaume-Uni)
  • Nimrod R1 (R pour Reconnaissance), version de renseignement électronique caractérisée par l'absence d'appendice caudale ou MAD (Magnetic Abnormalities Detector), utilisé uniquement pour la lutte anti sous-marine. Trois exemplaires produits, l'un détruit par accident et remplacé par un MR2 transformé en R1. Sont remplacés à partir de novembre 2013 par des Boeing RC-135 achetés d'occasion auprès de l'US Air Force[1].
  • Nimrod AEW3 (AEW pour Airborne Early Warning), MR2 reconvertie en prototype d'une version de détection radar aéroportée, avec un énorme radar qui déformait le nez et un 2e radar à la queue de l'avion. Son développement très compliqué a été arrêté et la RAF a finalement acheté 7 Boeing E-3 Sentry (AWACS) aux États-Unis.
  • Nimrod MRA4 (MRA pour Maritime Reconnaissance and Attack, une capacité de tir de missiles de croisières ayant été intégrée),version développée pour la succession des MR2, avec un nouveau système d'arme et une nouvelle motorisation ayant obligé à redessiner en partie les ailes. Les avions devaient être produits à partir des cellules des anciens MR2. Le programme prévoyait initialement l'achat de 18 avions, ramené ensuite à 12 puis finalement 9. BAe Systems a dû en cours de programme demander l'assistance de Boeing, l'intégration du système d'arme s'étant révélé beaucoup plus complexe que prévu. Le premier vol a lieu en 2004. Le calendrier du programme a considérablement glissé et le coût a explosé, faisant réduire la cible des commandes puis finalement annuler le programme en 2010, lors de l'arrivée au pouvoir de David Cameron et dans le cadre d'une politique de réduction des déficits publiques. Il semble que le programme n'était de toutes façons pas encore mature, et que persistaient des problèmes graves de circuit carburant, déjà observés sur le MR2 (et supposés responsables d'un crash en Afghanistan). Les prototypes de MRA4 ont été ferraillés dans l'urgence, ne permettant pas la reprise du programme, et les R1 et MR2 ont été retirés du service, laissant à ce jour le Royaume-Uni sans aviation de patrouille maritime.

Les derniers Nimrod ont été retirés du service le 28 juin 2011.

Galerie[modifier | modifier le code]

voir aussi[modifier | modifier le code]

Développement lié

Références[modifier | modifier le code]

  1. Duncan Macrae, « La RAF fait son premier vol sur Airseeker », sur Air & Cosmos,‎ 2 juin 2014 (consulté le 13 août 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) "Britain's Alternative to US Flying Radar." New Scientist, 73(1034), 13 janvier 1977.
  • (en) David Brown, The Royal Navy and the Falklands war, Annapolis, Md, Naval Institute Press,‎ 1987 (ISBN 978-0-8702-1572-8)
  • (en) Rodney A. Burden, Michael A. Draper, Douglas A. Rough, Colin A. Smith et David Wilton, Falklands : the air war, Twickenham, UK, British Aviation Research Group,‎ 1986 (ISBN 0-9063-3905-7)
  • (en) John Chartres, BAe Nimrod (Modern Combat Aircraft 24), London, Ian Allan,‎ 1986 (ISBN 0-7110-1575-9)
  • (en) Donald David et Jon Lake, Encyclopedia of world military aircraft, London Westport, CT, Aerospace AIRtime Pub,‎ 1996, 443 p. (ISBN 978-1874023951).
  • (en) "A Face-Lift For The Nimrod". Air International, Volume 21, No 1, July 1981, pp. 7–16. ISSN 0306-5634.
  • (en) Charles Cave, Return to an address of the honourable the House of Commons dated 28th October 2009 for an independent review into the broader issues surrounding the loss of the RAF Nimrod MR2 Aircraft XV230 in Afghanistan in 2006, London, Stationery Office,‎ 2009 (ISBN 0102962650, lire en ligne)
  • (en) Lake, Jon. "Nimrod R.1: The RAF's SIGINT Platform Extraordinaire". Air International, Vol. 61, No. 1, July 2001, pp. 29–35. ISSN 0306-5634.
  • (en) Lake, Jon. "New Roles for the Mighty Hunter". Air International, Vol. 69, No. 3, September 2005, pp. 52–56. ISSN 0306-5634.
  • (en) Arnold Tessmer, Politics of compromise : nato and awacs, Darby, Pennsylvania, Diane Pub Co,‎ 2004 (ISBN 0-7881-2154-5, lire en ligne)
  • (en) Stewart Wilson, Combat aircraft since 1945, Shrewsbury, Airlife,‎ 2000, 192 p. (ISBN 1875671501)


Sur les autres projets Wikimedia :