Hauteville-Lompnes

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Hauteville-Lompnes
La mairie d'Hauteville-Lompnes.
La mairie d'Hauteville-Lompnes.
Blason de Hauteville-Lompnes
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Hauteville-Lompnes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du plateau d'Hauteville
Maire
Mandat
Bernard Argenti
2014-2020
Code postal 01110
Code commune 01185
Démographie
Gentilé Hautevillois
Population
municipale
3 971 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 45″ N 5° 36′ 19″ E / 45.9792, 5.6053 ()45° 58′ 45″ Nord 5° 36′ 19″ Est / 45.9792, 5.6053 ()  
Altitude Min. 455 m – Max. 1 240 m
Superficie 50,34 km2
Localisation

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Liens
Site web hauteville-lompnes.com

Hauteville-Lompnes (prononcer "lône") est une commune française chef-lieu de canton de l'Ain.

Située dans le Bas-Bugey, à environ 66 kilomètres de Bourg-en-Bresse, elle résulte de la fusion, en 1942, des communes d'Hauteville et de Lompnes[1] puis d'une seconde fusion, en 1964, qui engloba les communes rurales de Lacoux et Longecombe.

Ses habitants s'appellent les « Hautevillois[2] ». Toutefois, les habitants de Lompnes étaient parfois appelés les « Cognots »[3] et ceux d'Hauteville, les « Gravellots ».

Cette commune est réputée pour ses centres de soin que sont les maisons de repos et les centres de rééducation. En effet, le calme environnant sur le plateau d'Hauteville et l'air frais sont propices à de telles infrastructures. Aujourd'hui, elle est orientée vers le tourisme. La période hivernale est propice à la pratique du ski — de descente et de fond —, mais aussi des randonnées en raquettes. Durant l'été, d'autres activités sont praticables sur le plateau : cyclisme, VTT, randonnée, pêche, pour citer quelques exemples.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un haut plateau, dans le Bugey (l'un des 4 pays de l'Ain avec la Dombes, la Bresse et le pays de Gex). Le Bugey est une zone de basse montagne qui fait partie du massif du Jura.

Situation[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à une moyenne de 850 mètres d'altitude sur un plateau correspondant à un large val synclinal typique du relief jurassien. Elle est dominée à l'est par le mont de la Rochette dont le point culminant est situé à 1 240 mètres. Le col de la Rochette, long de 5 kilomètres, à 1 112 mètres permet de basculer dans la vallée du Valromey. C'est le seul accès aux pistes de ski de la Praille: 25 kilomètres de pistes de ski de fond répartis en quatre pistes vertes, une bleue, une rouge et une noire, et cinq parcours raquette.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Albarine qui prend sa source quelques kilomètres en amont à Brénod. Cette rivière de première catégorie descend le plateau jusqu'à la vallée de l'Ain par la cascade de la Charabotte.

Plusieurs étangs jalonnent le territoire communal dont l'étang des Lésines situé au sud-ouest. Il est un lieu de pêche.

Le long du mont de la Rochette se trouve une curiosité géologique appelée le trou de la Marmitte qui est une cascade d'environ 45 mètres de haut ayant creusé la roche en aval pour former un trou.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à environ 38 kilomètres de l'entrée « Ambérieu » de l'A 42, à 27 kilomètres de l'entrée « Pont-d'Ain » de l'A 40 et à 25 kilomètres de l'entrée « Saint-Martin-du-Frène » de cette même autoroute.

Hauteville est située le long de la route départementale 8 qui rejoint Corlier, elle est prolongée par la départementale 12 en direction de Bourg-en-Bresse. Au sud-est, la départementale 8 rejoint Artemare qui est prolongée par la départementale 904 en direction de Culoz ou de Belley. Au sud-ouest, la départementale 21 rejoint Tenay.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par deux lignes de bus, l'une desservant la liaison Hauteville-Tenay (gare SNCF), l'autre assurant la navette -en période scolaire- Hauteville-Belley, via Virieu le Grand (gare SNCF). La gestion en est assurée par délégation du Conseil général de l'Ain[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental froid et sec, ceci grâce à un sous sol karstique. Le volume des précipitations est harmonieusement réparti tout au long de l'année, avec cependant un léger creux en été.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Il y a une forte proportion de résidences secondaires à Hauteville-Lompnes.

Ses HLM comme à la Cité Des Fontanettes (surnommés "Les H" par ses habitants), ont les toits triangulaires pour faciliter l'évacuation de la neige en hiver.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Hauteville-Lompnes[5] est approximativement un carré avec un long prolongement au sud. La frontière est est marquée par la crête du mont de la Rochette. L'autre versant étant la commune de Ruffieu au nord-est et de Lompnieu à l'est-sud-est. La commune de Cormaranche-en-Bugey longe la commune au sud-est jusqu'à Thézillieu au sud-sud-est et Hostiaz au sud-sud-ouest. Puis en remontant, Tenay possède une petite frontière commune avec Hauteville, puis Chaley. À l'ouest se situent les communes d'Évosges puis d'Aranc et enfin au nord se trouve Champdor.

Communes limitrophes de Hauteville-Lompnes
(Bourg-en-Bresse, Pont-d'Ain par D8)
Aranc
(Nantua par D21)
Champdor
Ruffieu
Évosges Hauteville-Lompnes (Col de la Rochette)
Lompnieu
Chaley
Tenay
(Ambérieu-en-Bugey par D21b)
Hostiaz - Thézillieu Cormaranche-en-Bugey
(Belley par D8)
Vue générale d'Hauteville-Lompnes

La commune est la réunion des anciennes communes d'Hauteville et de Lompnes, mais également de nombreux autres villages, hameaux ou fermes :

  • L'Orcet (850 m) au-dessus de Hauteville
  • Les Lésines (770 m) à la limite de Marais de Vaux
  • Nantuy (740 m) à proximité des gorges de l'Albarine
  • La Ragiaz (815 m) à la limite de Bois de l'Esclas
  • Lacoux (800 m) au nord des gorges de l'Albarine
  • La Bertinière (835 m) sur le plateau au nord des gorges de l'Albarine
  • Longecombe (820 m) sur le plateau au sud des gorges de l'Albarine
  • Grand Dergis (900 m) sur la chaîne de montagnes Dergis
  • Sainte-Anne-de-Dergis (870 m) sur la chaîne de montagnes Dergis
  • Dergis-Michaud (890 m) sur la chaîne de montagnes Dergis
  • Cérarge (870 m) à l'ouest de Longecombe
  • Pouvillieu (890 m) au sud de Longecombe

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 1 985[6]. Parmi ces logements, 81,4 % sont des résidences principales, 9,2 % sont des résidences secondaires et 9,4 % sont des logements vacants.

Ces logements sont pour 44,9 % des maisons individuelles, pour 49,2 % des appartements, les 5,9 % restant étant des logements d'un autre type. La proportion d'habitants propriétaires de leur logement est de 41,7 %[6], ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 54,1 % sur l'ensemble des logements qui est, à l'inverse, supérieur à la moyenne nationale qui se situe à 39,8 %[6]. On peut noter également que 4,1 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 11,6 % sont des studios, 15,4 % sont des logements de deux pièces, 20,2 % en ont trois, 24,6 % des logements disposent de quatre pièces, et 28,1 % des logements ont cinq pièces ou plus[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune d’Hauteville est mentionnée pour la première fois en 1137 dans un document écrit en latin sous la forme latinisé Alta Villa en 1137[7]. Ensuite apparaît la forme Aute Ville en 1563. Il s’agit d'une formation toponymique médiévale tardive au sens apparent de « haute ville », c'est-à-dire « haut village » en ancien français. L'absence de H graphique dans l'attestation de 1563 est induite par une mode italianisante ou une influence franco-provençale. Ce H étant dû en langue d'oïl à l'influence du francique *hauh / *hoh sur le bas latin altu(s)[8].

Celle de Lompnes a été créée par les comtes de Savoie au XIIe siècle dont toute la région dépendait depuis le XIe siècle. Elle est mentionnée sous la forme Lomnes en 1268[9], castellum Lonnarum en 1277 et enfin Lompnes en 1281[10]. Le toponyme est antérieur à la fondation officielle du village.

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent qu'il s’agit du nom de personne latin non attesté *Lumnus, d'après Lumnesius, porté par un autochtone, suivi du suffixe d'origine gauloise -acum marquant la propriété. Ils comparent Lompnas (Ain, Lonnax en 1141, Lompnacus en 1429) et Lompnieu (Ain, Longiacum en 1345)[11].
  • Ernest Nègre préfère un nom de personne roman Longinus, suivi d'un suffixe roman -as[12].

☞ Les premiers comparent Lompnes à Lompnas (Lompnacus 1429) pour en déduire la similarité du suffixe, c'est-à-dire -acum. Cette forme Lompnacus est rejetée par le second, vraisemblablement pour son caractère tardif, donc erroné. En outre, la forme évoluée du suffixe -acum dans la région est régulièrement -ieu comme dans Lompnieu (Longniacum 1345), d'où sa préférence pour le suffixe -as.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes d'Hauteville-Lompnes

Les armes d’Hauteville-Lompnes se blasonnent ainsi[13] : d'argent au lion de gueules accompagné de quatre mouchetures d'hermine de sable ordonnées 1, 2 et 1, au vêtement d'azur chargé de quatre soleils aussi d'argent.

Repères historiques[modifier | modifier le code]

Le plateau d'Hauteville était peuplé dès le néolithique puis également pendant l'époque romaine.

Le 8 août 1859, Hauteville fut le lieu d'un incendie qui détruisit quatorze maisons en trois heures[14]. En effet, celles-ci étaient faites avec des murs en pierre couverte de chaume. La propagation du feu était très rapide.

Les communes prirent une ampleur au niveau européen au XXe siècle lors de l'ouverture de centre pour les malades de la tuberculose. De nombreux sanatoriums étaient construits. Par la suite le plateau d'Hauteville souhaitait un tournant au niveau économique mais également touristique.

Il fut décidé la construction d'un tramway en 1909. Une ligne provenait d'Ambérieu, l'autre descendait jusqu'à Tenay. Mais le relief escarpé obligea la construction de nombreux tunnels (19 au total). La ligne ne sera pas mise en service, car la construction fut interrompue lors de la Première Guerre mondiale.

La commune fut formée le 31 juillet 1942 par la réunion d'Hauteville et de Lompnes[1]. Elle absorba également, le 1er septembre 1964, les communes voisines de Lacoux et Longecombe et devint ainsi, avec ses 5 034 hectares, la plus grande commune du département de l'Ain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hauteville-Lompnes est chef-lieu du canton d'Hauteville-Lompnes qui comprend six communes.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune d'Hauteville-Lompnes n'a pas de tendance politique marquée. En effet les mandats de maire ont permis une alternance des différents partis. Entre 1977 et 1989, le maire de la commune, Guy Saint Pierre était sans étiquette. Par la suite, de 1989 à 2001 la tendance s'est inversée pour un maire membre du PS, Bernard Maclet. Une nouvelle inversion a eu lieu de 2001 à 2008 avec Bernard Argenti membre de l'UMP, puis le retour de Bernard Maclet lors des élections municipales de 2008 toujours sous l'étiquette PS.

Sur le plan régional, national ou européen, il n'y a pas non plus de tendance. En effet lors des deux dernières élections de 2002 et 2007 aux présidentielles et législatives, la tendance était d'un vote à droite, alors que pour les élections européennes, régionales et cantonales de 2004, la tendance des votes était à gauche.

Résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Référendums :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :

Groupe Président Effectif Statut
PS Bernard Maclet majorité
opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Ci-dessous, la liste des maires des communes de Hauteville et Lompnes avant leur fusion en 1942, de Lacoux et Longecombe avant leur rattachement à Hauteville-Lompnes en 1964 ainsi que d'Hauteville-Lompnes depuis 1942[24].

Liste des maires successifs de la commune d'Hauteville-Lompnes
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1942 1944 Frédéric Dumarest   médecin
avril 1944 1944 Joseph Viallaz    
juin 1944 1944 Frédéric Dumarest   médecin
octobre 1944 1946 Albert Farjon    
avril 1946 1946 Auguste Dumarest    
mai 1946 1977 Jean Le Tacon    
mars 1977 1989 Guy Saint Pierre SE médecin phtisiologue et psychiatre
mars 1989 2001 Bernard Maclet PS  
mars 2001 2008 Bernard Argenti UMP agriculteur
mars 2008 2013 Bernard Maclet[25] PS 1er secrétaire fédéral du PS
juillet 2013 2014 Monique Lyaudet[26] DVG  
avril 2014 En cours Bernard Argenti UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Hauteville-Lompnes
Localisation de la ville
Hauteville-Lompnes
Voir l’image vierge
Localisation des villes de Ronneburg et d'Hauteville-Lompnes.

La commune a développé une association de jumelage[27] qui a pour but de favoriser les échanges scolaires, sportifs, culturels, sociaux entre les communes et d'organiser des rencontres, des visites ou des séjours de délégations européennes de la ville jumelle.

Hauteville est jumelé avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 971 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
734 674 687 662 770 673 686 732 797
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
772 763 798 755 775 750 779 708 729
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
908 973 942 1 083 1 535 2 198 2 673 4 494 5 419
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 806 3 841 4 083 3 597 3 895 3 662 4 125 3 971 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2004[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lors du premier recensement de 1793, le nombre d'habitant dans la commune était de sept-cent-trente-quatre. Ce nombre est resté relativement stable jusqu'à la période de l'entre-deux-guerres où une nette augmentation a lieu. Elle se retrouve accentuée en 1942, lors de la fusion des communes d'Hauteville et Lompnes avec un maximum de cinq-mille-quatre-cent-dix-neuf habitants recensés en 1954. Ensuite, l'exode rurale a provoqué une désertion de cette commune avec seulement trois-mille-huit-cent-quarante-et-un habitants en 1962. L'hégémonie industrielle des communes environnantes tel Oyonnax ou Ambérieu-en-Bugey en est l'une des causes. Ce chiffre de population reste stable avec trois-mille-six-cent-soixante-deux habitants lors du recensement de 1999 et quatre-mille-cent-vingt-cinq habitants en 2006.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Évolution de la pyramide des âges de la commune d'Hauteville-Lompnes, comparaison entre l'année 1999 et 1982[31] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
143 
75 à plus
263 
256 
60 à 74
326 
490 
40 à 59
418 
433 
20 à 39
525 
385 
0 à 19
414 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
78 
75 à plus
152 
254 
60 à 74
297 
440 
40 à 59
471 
544 
20 à 39
585 
388 
0 à 19
383 

Ces pyramides permettent d'observer un vieillissement de la population. En effet, en 1982, la majorité de la population, par tranche d'âge, se situait entre 20 et 39 ans, que ce soit pour les hommes ou les femmes. En 1999 soit 17 ans plus tard, la tranche d'âge la plus peuplée pour les hommes est celle des 40 à 59 ans avec un total de 490 personnes, contre 433 de 20 à 39 ans.

Le total des personnes de plus de 75 ans a presque doublé entre 1982 et 1999.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de sept établissements scolaires[32]. Quatre sont des écoles élémentaires et maternelles. Il existait en 2007 et en 2008 quatre classes pour la maternelle, le nombre d'enfants y étant inscrit[33] était de 123 en 2007 et de 108 à la rentrée 2008. L'effectif des enfants inscrits à l'école primaire était de 166 en 2007 et de 152 en 2008.

Il y a également le collège Paul-Sixdenier qui comptait 273 élèves lors de la rentrée 2008[33], et deux écoles paramédicales permettant une formation d'aide-soignant et d'infirmier.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Trois pharmacies se trouvent à Hauteville[34], mais également plus d'une dizaine d'infirmiers et deux cabinets de dentiste. Des médecins sont également présent dans les différents centres et en cabinets privés.

Hauteville-Lompnes se situe entre plusieurs centres hospitaliers : il y a celui du Haut Bugey à Oyonnax. Ce bâtiment ouvert en 2007 a permis le regroupement des hôpitaux d'Oyonnax et de Nantua qui dataient de l'avant-guerre, mais également une mise aux normes de leurs infrastructures. Il y a également la clinique mutualiste d’Ambérieu-en-Bugey ou encore le centre hospitalier Docteur-Récamier à Belley.

Sports[modifier | modifier le code]

Les installations sportives se trouvent au complexe sportif de Hauteville qui comprend un stade de foot, de rugby, une salle de basket et volley, une salle de judo, une piscine couverte, un gymnase.

La commune est également munie de quatre téleskis sur le site de Terre Ronde, desservant une piste verte, deux pistes bleues, quatre pistes rouges et une piste noire. La station s'étend de 925 m à 1 194 m d'altitude et fonctionne principalement lors des vacances d'hiver[35].

Médias[modifier | modifier le code]

Le journal Le Progrès propose une édition locale aux communes du Haut-Bugey. Il paraît du lundi au dimanche et traite des faits divers, des évènements sportifs et culturels au niveau local, national et international. La chaîne France 3 Rhône Alpes Auvergne est disponible dans la région. RCF Pays de l'Ain est une radio locale. Le Journal du Bugey propose une édition hebdomadaire avec une parution le jeudi qui regroupe les communes du Plateau ; il traite les faits divers, les évènements sportifs et culturels au niveau local.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se développe autour de plusieurs activités. En premier lieu se situent les établissements de santé ; en effet plusieurs maisons de repos et de convalescence sont établies sur le territoire communal.

Le tourisme fait également partie des activités économiques de cette commune. En effet, des pistes de ski de descente et de fond ainsi que des randonnées en raquette sont proposées durant les périodes d'enneigement. Durant l'été d'autres activités sont possibles comme le cyclisme, le VTT, la randonnée et la pêche.

La carrière d’Hauteville-Lompnes[37] est exploitée depuis 1840. Elle fournit une production de calcaire ambré utilisé pour les dallages et les placages. Cette pierre est exportée dans le monde entier et notamment pour des bâtiments célèbres tels que l’Empire State Building, le Capitole à Washington, l’escalier de la Maison-Blanche, la statue de la Liberté à New-york le Palais Impérial de Tokyo, le Palais de l’Escurial en Espagne, le Palais de Chaillot à Paris ou l’autel de la Basilique de Lourdes.

D'autres sources d'activité sont également présentes :

  • L'exploitation forestière : la surface forestière de la commune est de 220 hectares
  • Les pâturages
  • L'élevage de bovins
  • Les fromageries
  • Les sanatoriums

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Selon l'enquête de l'INSEE en 1999[38], les revenus moyens par ménage sont de l'ordre de 14 692 € par an, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale qui s'élève à 15 027 € par an. Par ailleurs, aucun foyer n'est soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à Hauteville-Lompnes[39].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 1999[38], la population d'Hauteville-Lompnes se répartissait à 43,7 % d'actifs, ce qui est légèrement inférieur au 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale, 23,3 % de retraités, un chiffre supérieur au 18,2 % national. On dénombrait également 21,9 % de jeunes scolarisés et 11,1 % d'autres personnes sans activité.

Le taux d'activité de la population des 20 à 59 ans d'Hauteville-Lompnes était de 83 %, avec un taux de chômage de 5,8 %, donc bien inférieur à la moyenne nationale de 12,9 % de chômeurs.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Hauteville-Lompnes 1,5 % 8 % 5,3 % 21,6 % 38,9 % 24,6 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[38]

Entreprises[modifier | modifier le code]

On dénombre, en 2004[34], 189 entreprises dont la majorité de commerces (50), d'éducation, santé, action sociale (44) et de services aux particuliers (31).

Ces chiffres montrent que la commune vit essentiellement du tourisme et de ses établissements de santé, qui sont essentiellement des maisons de repos et des centres de rééducation.

Dix-sept entreprises ont été créées en 2004, ce qui classe la commune au 2 766e rang national des créations d'entreprise.

Commerces[modifier | modifier le code]

Les services alimentaires sont présents dans la commune ; on trouve[34] à Hauteville des épiceries, boulangeries, boucheries. Plus d'une dizaine de restaurants marquent l'aspect touristique de cette commune qui propose aussi d'autres commerces tels les librairies, les deux bureaux de tabac, les quelques cafés ou encore les salons de coiffure.

Un bureau de poste est également ouvert dans la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Un monument aux morts
  • Le château Angeville se situe au sommet d'une bute au centre du village. Il a été reconstruit en 1640 sur les ruines d'un château du XIIe siècle il possède quatre tours pointues. Aujourd'hui, il est réhabilité en centre de soin.
  • La commune ayant été un lieu de résistance, plusieurs monuments aux victimes de la guerre de 14-18 de 1939-45 sont présents.
  • On peut également observer des cadrans solaires[40]. Il en existe une soixantaine disposée sur tout le plateau.
  • Une fontaine du XIXe siècle est présente à Lompnes.
  • Le haut de la bute du village de Longecombe est le lieu des vestiges d'un château XIIe siècle. Ce village possède également une statue de la Vierge datant du XIXe siècle.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La commune actuelle étant le regroupement de quatre ancienne communes indépendantes, le patrimoine religieux s'en trouve très développé :

  • Église Notre-Dame datant du XIXe siècle avec porche XVIIe siècle. Hormis le vitrail situé au-dessus du porche, tous les vitraux de la nef et du chœur sont de Jacques Bony, peintre-verrier, (1918 - 2003), qui a également réalisé certains vitraux de la cathédrale de St Dié des Vosges (88).
  • Église de Longecombe datant du XVIIe siècle et possédant un chœur gothique flamboyant, une nef classique et des statues en bois du XVIIIe siècle.
  • Église de Lacoux.
  • Chapelle Saint-Pierre de Lompnes de style roman. Il n'existe aucune trace de sa fondation[40], elle était une annexe de l'église d'Hauteville.
  • Chapelle Notre-Dame de Mazières datant du XVIe siècle, reconstruite au XIXe siècle, au milieu de la forêt.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le belvédère de Curnillon, situé à 1 102 mètres d'altitude, est accessible par route puis sentier. On peut par exemple effectuer la montée du col de la Rochette (1 112 m) et partir à pied pour le belvédère depuis le site nordique de la Praille (où on peut trouver parking et commodités). Ce belvédère offre un panorama sur le plateau d'Hauteville en direction de l'ouest. Une table d'orientation y est placée.
Belvédère de Curnillon
  • L'étang des Lésines est un lieu de pêche et de randonnée.
L'étang des Lésines gelé
  • Le marais de Vaux est une zone naturelle de 100 ha, où de nombreuses espèces végétales et oiseaux cohabitent.
  • Le trou de la Marmitte est une curiosité géologique sur le mont Rochette qui a été creusé par l'érosion d'une cascade.
  • La cascade de la Charabotte permet à l'Albarine de sauter du plateau d'Hauteville jusque dans la vallée de l'Ain. Cette cascade majestueuse par temps de pluie est composée de 3 sauts. Pendant les périodes sèches celle-ci se retrouve sans débit car l'Albarine se retrouve infiltrée dans les sols en amont.
  • Non loin de la cascade se trouve les restes de la construction d'une voie de tramway en 1909 qui est restée inachevée à cause du prix et du labeur subi par les ouvriers. Néanmoins dix-huit tunnels sont percés au flanc de la gorge de l'Albarine.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le centre d'art contemporain[41], fondé, en 1971, par les artistes Fred Deux et Cécile Reims dans l'ancienne école communale du village de Lacoux, se veut un véritable laboratoire des arts vivants.

Il propose des expositions, des ateliers, des visites guidées et monte des projets culturels en lien avec les établissements scolaires de la région.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lompnes rattachée à Hauteville-Lompnes, sur Cassini.fr
  2. Gentilé d'Hauteville, sur lion1906.com
  3. Marius Guy, Au fil des jours - Histoires du plateau d'Hauteville-Brénod, editoo.com, 2004, p. 58 (ISBN 2-7477-0094-1)
  4. Ligne Tenay-Hauteville
  5. Le territoire d'Hauteville-Lompnes, sur viamichelin.com
  6. a, b, c et d Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Hauteville-Lompnes
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 345b-346a
  8. Site du CNRTL : étymologie de haut
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité., p. 49b sous Lomne
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  11. Ibidem.
  12. Ibidem
  13. Banque de blason, sur newgaso.fr
  14. Marius Guy, Au fil des jours - Histoires du plateau d'Hauteville-Brénod, editoo.com, 2004, p. 29 (ISBN 2-7477-0094-1)
  15. Élection présidentielle de 2007
  16. Élection présidentielle de 2002
  17. Élections législatives de 2007
  18. Élections législatives de 2002
  19. Élections européennes de 2004
  20. Élections régionales de 2004
  21. Élections cantonales de 2004. Les résultats de ces élections ne sont disponibles que pour l'ensemble du canton d'Hauteville-Lompnes.
  22. Élections municipales de 2008
  23. Référendum sur la Constitution pour l'Europe
  24. Dictionnaire des hommes et des femmes politiques de l'Ain de 1789 à 2003, Dominique Saint-Pierre, Musnier-Gilbert Éditions, 2003.
  25. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  26. « Monique Lyaudet, élue maire d’Hauteville-Lompnes », Le Dauphiné, 27 juillet 2013
  27. Le jumelage.
  28. Annuaire des communes jumelées
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  31. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  32. Les établissements scolaires
  33. a et b Le bulletin municipal d'Hauteville-Lompnes, numéro 1,octobre 2008
  34. a, b et c Entreprises, sur linternaute.com
  35. « Site alpin de Terre Ronde », sur www.plateau-hauteville.com.
  36. a, b, c et d Maurice Brocard, Grands sportifs de l'Ain, La Taillanderie, 1989, 319 p. (ISBN 2-87629-027-8)
  37. La carrière, sur plateau-hauteville.com
  38. a, b et c Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute.com
  39. Données INSEE compulsées par Linternaute - Emploi à Hauteville-Lompnes
  40. a et b Patrimoine religieux
  41. Présentation du centre d'art contemporain sur artzari.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Saint-Pierre, Jean Dumarest, Richesses touristiques et archéologiques du canton d'Hauteville, Association le Dreffia, 1992, 253 p. (ISBN 2-907656-22-8)
  • Marius Guy, Au fil des jours - Histoires du plateau d'Hauteville-Brénod, editoo.com, 2004, 160 p. (ISBN 2-7477-0094-1)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]