Haut enseignement commercial pour les jeunes filles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Haut Enseignement Commercial pour les jeunes filles (HECJF)
Création 1916
Disparition 1975
Type École de commerce consulaire
Localisation Paris, France
Fondatrice Louli Sanua
Site web Association des diplômées

L'École de Haut enseignement commercial pour les jeunes filles est plus généralement connue sous le nom d'HEC jeunes filles, ou HECJF ou encore HEC JF.

Le diplôme HECJF, reconnu par l’État, a permis par un décret de 1950 l'accès au concours de l'École nationale d'administration (ENA), comme le diplôme HEC. Il octroyait aussi des équivalences sur le parcours de l’expertise comptable (Diplôme d'études comptables supérieures, D.E.C.S.).

L’ex-commission technique d’homologation des titres et diplômes de l’enseignement technologique (CTH) le faisait figurer sur la liste les diplômes reconnus pour enseigner l'économie et la gestion dans les lycées et pour se présenter au concours externe de l'agrégation du second degré.

Le diplôme HECJF permettait également d’aller étudier dans une université américaine pour obtenir un Master of Business Administration (MBA).

Outre les matières habituellement enseignées dans les écoles de commerce (gestion, économie, droit, marketing, informatique, deux langues étrangères…), l’enseignement à HECJF a aussi présenté la particularité, jusqu'au début des années 1970, d'accueillir les nouvelles recrues avec un premier trimestre au cours duquel elles pouvaient également apprendre la sténo et la dactylo, comme des « travaux pratiques », pouvant s'avérer utiles. Quarante ans plus tard, l’utilisation du clavier de l’ordinateur s’est généralisée.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • À la création de l'école en 1916, sa fondatrice, Louli Sanua, sélectionnait des bachelières.
  • En 1923, l'école intègre le groupe des écoles de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, qui comprend déjà l'École supérieure de commerce de Paris, ESCP, créée en 1821, et l'École des Hautes études commerciales, HEC, créée en 1881.
    Ni HEC, ni l'ESCP n'était alors ouvert aux jeunes filles.
  • À partir de 1954, le recrutement pour le concours d'entrée à HECJF se fait après une année de classe préparatoire, en prépa HEC, (nom générique de l'étape).
    Au fil du temps, la sélection se fait plus rude, et deux années de préparation sont plus souvent nécessaires pour accéder au cursus en trois années de l'école HECJF.
  • Au début des années 1970, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris décide d'introduire la mixité dans l'ensemble de ses établissements.
  • À partir de 1973, les concours d'accès à HEC et à l'ESSEC s'ouvrent aux femmes, ainsi que ceux de l'ESCP et de l'EAP. Et l'école HECJF ferme ses portes en 1975, année de sortie de la dernière promotion.
  • En 1975, la loi Haby rend systématique la mixité dès le collège.

Les diplômées[modifier | modifier le code]

L'association des diplômées[modifier | modifier le code]

  • L'association des diplômées HECJF a été fondée à Paris le 28 janvier 1917 (J.O. du 07/01/1918), et déclarée d'utilité publique par décret du 12 avril 1954. Elle est probablement la plus ancienne association de femmes de l'enseignement supérieur. À New York, l'association HECJF a été représentée au sein de l'Association des Amis des Grandes Écoles de France (AAGEF).
  • Au 1er janvier 2013, l’association des diplômées HECJF est intégrée au sein de l’association des diplômés HEC Paris, devenant HEC Paris Alumni, à la suite de décisions votées par l’assemblée générale de chacune des associations le 7 juin 2012[1].
  • La fusion de ces deux associations reconnues d’utilité publique est rendue officielle par un  décret du 19 juin 2013, paru au J.O. daté du 21 juin 2013.

Personnalités HECJF[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marielle Delorme-Hoechstetter : Louli Sanua et l'école de haut enseignement commercial pour les jeunes filles (HECJF) - Genèse d'une grande école féminine (1916-1941), mémoire de DEA, EHESS, 1995.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]