Haut Conseil à l'intégration

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir HCI.

En France, le Haut Conseil à l’intégration (HCI) est une « instance de réflexion et de propositions » instituée en décembre 1989 par le gouvernement de Michel Rocard et rattachée aux services du Premier ministre, qui élabore un rapport annuel et émet des avis consultatifs à la demande du gouvernement sur « l’intégration des résidents étrangers ou d’origine étrangère ». Il est assisté depuis 2004 de l’Observatoire des statistiques de l’immigration et de l’intégration. Le HCI a été dissous en décembre 2012[1].

Composition[modifier | modifier le code]

Ce conseil est composé de vingt membres maximum, choisis par décret du président de la République parmi des personnalités du monde de la politique, de la recherche, de la gestion d’entreprise, de la culture, des médias ou du sport, pour une part issues de l'immigration ou des départements et collectivités d’outre-mer.

Le collège, dont le Président est issu, a été renouvelé le 4 avril 2006 et dissous en décembre 2012.

Le Haut conseil a été présidé du 3 novembre 2008 au 24 décembre 2012 par Patrick Gaubert. Son prédécesseur d'octobre 2002 à novembre 2008 était Blandine Kriegel.

L'indemnité forfaitaire de son président était fixée, en mai 2009, à 7 700 € par mois[2]. Le budget du Conseil dépend du Ministère de l'Intégration [3].

Propositions[modifier | modifier le code]

En août 2013, la Mission laïcité remet en cause le port du voile à l'université[4] à la suite d'un rapport du HCI remis à l'Observatoire de la laïcité, qui préconise notamment l'adoption d'une loi interdisant « dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ». Sur la base d’auditions de professeurs et de présidents d'universités, le rapport met en effet en lumière une « montée de revendications identitaires et communautaristes », notamment par le rejet de la mixité et de certains enseignements comme la théorie de l'évolution, ou encore par le prosélytisme religieux[5]. Ce rapport est toutefois très critiqué[6],[7],[8], notamment par le président de la conférence des présidents d'université, Jean-Loup Salzmann, qui dénonce « un rapport déconnecté des réalités, et teinté d'islamophobie »[9].

Présidents successifs[modifier | modifier le code]

Derniers membres[modifier | modifier le code]

Nommés par décret du 4 septembre 2009

Quelques anciens membres[modifier | modifier le code]

Et qualité lors de leur passage au HCI

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]