Hasbara

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Hasbara (הסברה) est un mot hébreu qui signifie littéralement « explication » ou « éclaircissement ». Ce terme est utilisé par Israël et les groupes pro-israéliens pour désigner des opérations de communication et de propagande qui cherchent à défendre le point de vue et la politique de l’État d’Israël auprès de l’opinion publique internationale. Le ministère des affaires étrangères israélien propose ainsi à la diaspora juive des cours en ligne de hasbara[1].

À titre d’exemples, dans un contexte de l’entretien des bonnes relations entre Israël et les États-Unis, on peut citer la Jewish Virtual Library. Dans le monde francophone, on trouve la Metula News Agency.

Outil de conflit sur Internet[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la guerre de communication autour du conflit israélo-palestinien, des sites internet sont actifs depuis plusieurs années sur internet et relaient la position du gouvernement israélien. Parmi ceux-ci on peut citer :

  1. MEMRI,
  2. Internet Video Hasbara.us,
  3. Palestinian Media Watch,
  4. CAMERA, (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)
  5. Just Journalism, (Just Journalism (en))
  6. (Jewish Internet Defense Force),
  7. Internet Haganah,
  8. The Israel Project
  9. Aschkel.info
  10. SITE (Search for International Terrorist Entities Institute)

Ils représentent le pendant des sites pro-palestiniens tels que Electronic Intifada ou Internet Middle East Media Center.

En 2009, le ministère des affaires étrangères israélien organisa des réseaux de volontaires pour intervenir en faveur d’Israël dans les sites web de commentaire d'actualité en relation avec la Guerre de Gaza de 2008-2009, ce que le Guardian définit comme de la « propagande 2.0 »[2]. Les journaux israéliens Jerusalem Post et Haaretz parlèrent d’une « armée de blogueurs [recrutés pour combattre la propagande] antisioniste »[3],[4].

Critiques[modifier | modifier le code]

Certains détracteurs de la politique israélienne, comme Edward Said[5] et Noam Chomsky[6], considèrent la hasbara comme un programme de « propagande pro-israélienne »[7],[8]. Selon Chomsky « le mot "hasbara" (…) désigne la propagande israélienne, exprimant la thèse que la position d’Israël est toujours juste quelle que soit la question considérée, et qu’il est seulement nécessaire de l’expliquer »[9].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cours proposés sur le site officiel du ministère des affaires étrangères israélien.
  2. (en)Hasbara spam alert, The Guardian, publié le 9 janvier 2009.
  3. (en)Latest hasbara weapon: ‘Army of bloggers’, Jerusalem Post, 19 janvier 2009.
  4. (en)Israel recruits ‘army of bloggers’ to combat anti-Zionist Web sites, Haaretz, 19 janvier 2009.
  5. (en)Propaganda and war par Edward Said, 2001.
  6. (en) Noam Chomsky, Fateful triangle: the United States, Israel, and the Palestinians, Pluto Press, 1999, p. 154.
  7. (en) Guttman, Nathan, Dancing the Hasbara, Moment (magazine), août 2006.
  8. « Hasbara ; et quelques contre-poisons » par Normand Baillargeon, 20 janvier 2009.
  9. (en) Noam Chomsky, Pirates and Emperors, Old and New: International Terrorism in the Real World, South End Press, 2002, p. 182.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert I. Friedman, Selling Israel to America: the Hasbara Project Targets U.S. Media, Mother Jones, février/mars 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]