Hart Crane

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Hart Crane

Activités poète
Naissance 21 juillet 1899
Décès 27 avril 1932 (à 32 ans)
Mouvement Romantisme
Genres Romantique, modernisme

Harold Hart Crane, né le 21 juillet 1899 et décédé le 27 avril 1932, est un poète américain caractéristique du mouvement moderniste qui bouleversa le monde littéraire anglo-saxon dans les premières décennies du XXe siècle. Trouvant dans la poésie de T. S. Eliot une source tant d’inspiration que de provocation, il se démarque cependant de la vision pessimiste et ironique de ce dernier. Hart Crane écrit une poésie traditionnelle dans la forme, recourant à un vocabulaire archaïque et difficile. Même si sa poésie fut souvent critiquée du fait de son abord difficile, notamment par l’emploi d’images foisonnantes et d’une langue ardue, Hart Crane s’est révélé être l’un des poètes les plus influents de sa génération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hart Crane est né en 1899 dans le village de Garretsville, dans l’Ohio. Son père n’est autre que Clarence Hart, un confiseur qui fit fortune en inventant et en commercialisant les bonbons Life Savers. Les parents du poète, régulièrement en conflit, divorcent en 1916. Très rapidement après, il quitte la scolarité et s’installe à New York. Entre 1917 et 1924, il voyagera entre New York et Cleveland, travaillant à la fois comme rédacteur pour subvenir à ses besoins à New York, et comme employé dans l’entreprise de son père lorsqu’il se trouve à court d’argent.

D’après les lettres de Hart Crane, il apparaît que c’est à New York qu’il se sent le plus chez lui, et c’est dans cette ville qu’il écrit la majeure partie de ses poèmes. Hart Crane est homosexuel. Il tombe amoureux d’un marin qui lui brise le cœur, ce qui lui inspire son poème Voyages.

The Bridge constitue l’une de ses œuvres majeures : il s’agit d’une lettre dans laquelle il évoque son émerveillement pour le pont de Brooklyn et pour la technique moderne, symbole selon lui d’un lien entre l’ancien et le nouveau. Ce livre rêvé depuis ses dix-sept ans a d'abord été publié à Paris, en 1930, puis à New York.

Il se suicide le 27 avril 1932 en se jetant du pont d’un paquebot dans la mer des Caraïbes. Ses dernières paroles furent : « Goodbye, everybody ! »

Influences[modifier | modifier le code]

Il a influencé plus de deux générations d’écrivains comme John Berryman, Jack Kerouac, Frank O'Hara à Marianne Moore & Robert Lowell.

Il a inspiré des œuvres des peintres comme Jasper Johns & Marsden Hartley (1877-1943). Elliott Carter a composé le morceau The Symphony for Three Orchestras d’après The Bridge.

Lui-même était un grand admirateur de Rimbaud, et avait placé une citation des Illuminations en épigraphe à son premier recueil, White Buildings (1926) : "Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant".

Il existe beaucoup de livres sur sa vie et son œuvre.

Prose et poésie de Hart Crane[modifier | modifier le code]

  • White Buildings (1926) ISBN 0871401797
  • The Bridge (1930) ISBN 0871400251
  • The Complete Poems and Selected Letters and Prose (1966)
  • (fr) Le Pont, 1987, traduit par F. Tétreau, (Obsidiane)
  • (fr) Le Pont, 2014, traduit par Thierry Gillybœuf, (La Nerthe)
  • O My Land, My Friends: The Selected Letters of Hart Crane (1997)
  • (fr) Key west et autres poèmes, traduits de l'anglais par François Tétreau, présentés par François Boddaert, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », Paris, 1989.

Livres sur Hart Crane[modifier | modifier le code]

  • (en) Hart Crane: an annotated critical bibliography, 1970 de Joseph Schwartz (D. Lewis)
  • (en) Hart Crane and Allen Tate: Janus-Faced Modernism, 1993 de Langdon Hammer (Princeton University Press)
  • (en) The Broken Tower: A Life of Hart Crane, 2000 de Paul Mariani (W. W. Norton & Company)
  • (en) Hart Crane: A Life, 2002 de Clive Fisher (Yale University Press)
  • (fr) Béatrice Pire, Hart Crane : L'âme extravagante, Belin, Paris, 2003.
  • (en) The Machine That Sings: Modernism, Hart Crane and the Culture of the Body, 2006 de Gordon A. Tapper (Routledge)

Filmographie[modifier | modifier le code]

En 2011, un film de James Franco, The Broken Tower, lui est consacré d'après The Broken Tower: A Life of Hart Crane avec ce dernier dans le rôle-titre, ainsi que Dave Franco.

Notes & Sources[modifier | modifier le code]