Harry Bernard

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Harry Bernard

Nom de naissance Bernard Harry
Surnom L'Illettré, Roger Raymond
Naissance 1898
Londres (Angleterre)
Décès 1979 (à 81 ans)
Saint-Hyacinthe
Nationalité Canada Canadienne
Profession écrivain
Formation Doctorat ès lettres de l'Université de Montréal

Harry Bernard (né Bernard Harry), est un journaliste, romancier et naturaliste québécois né le 9 mai 1898 à Londres en Angleterre et décédé le 16 mai 1979 à Montréal, Québec.

Sommaire

[modifier] Biographie

Son père, Horace Bernard, est un commerçant et importateur de foin. Son métier le fait voyager beaucoup, principalement en Europe de l'Ouest et en Nouvelle-Angleterre. Sa mère, Alexandra Boudreau Bernard, provient d'une famille bourgeoise relativement aisée. C'est notamment lors d'un voyage de son père à Londres que Bernard Harry est né.

Peu après sa naissance, Bernard Harry déménage en France. Il fait de courtes études primaires à Soissons, puis à Paris, au collège Rollin. En 1904, il déménage à St. Albans, Vermont, où il apprend l'anglais. En 1906, il s'installe à Upton, en Montérégie.

Il déménage par la suite à Saint-Hyacinthe, en 1911. Il fait son cours classique au Séminaire de Saint-Hyacinthe (1911 à 1918) en vue de faire son baccalauréat en arts en 1919. Durant l'été 1918, Bernard fait partie du corps étudiant des forces armées des États-Unis à Lowell (Massachusetts).

En 1919, il déménage à Ottawa où il occupe le poste de rédacteur et correspondant parlementaire au journal Le Droit et en 1923, il épouse Louella Tobin, avec laquelle il a deux filles : Louella (1924) et Marcelle (1933). Il se sépare et après la mort de sa femme, il épouse Alice Sicotte en 1957. Toujours en 1923, Bernard quitte Le Droit et devient directeur du journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraire, en 1970.

En 1932, Bernard Harry fonde avec d'autres collègues l'Association des hebdomadaires de langue française. L'année suivante, il est atteint d'une otite interne, principalement due au surmenage et il se fait opérer la mastoïde. De 1933 à 1934, il est le rédacteur en chef de L'Action nationale à Montréal. En 1935, il devient le gérant de la Compagnie d'imprimerie et comptabilité Ltée de Saint-Hyacinthe.

Il obtient une licence ès lettres à l'Université de Montréal en 1942 et il est admis à la Société royale du Canada en 1943. En 1948, il obtient finalement son Doctorat ès lettres à l'Université de Montréal. Durant sa carrière de journaliste, Bernard signé plusieurs articles sous le pseudonyme de « L'Illettré ». Il meurt d'une thrombose coronarienne[réf. nécessaire].

[modifier] Œuvres

  • L'homme tombé, 1924
  • La terre vivante, 1925
  • La maison vide, 1926
  • La dame blanche, 1927 (recueil de nouvelles)
  • Essais critiques, 1929 (recueil d'essais)
  • La ferme des pins, 1930
  • Juana mon aimée, 1931
  • Dolorès, 1932
  • Montcalm se fâche, 1935
  • A B C du petit naturaliste canadien 1936 (La série comprend: Le petit pêcheur, Le petit fermier, Le petit oiseleur, Le petit entomologiste, Le petit chasseur)
  • A B C du petit naturaliste canadien 1946 (La deuxième série comprend: Le petit fleuriste, Le petit arboriste, Le petit jardinier)
  • Le roman régionaliste aux États-Unis (1913-1940), 1949 (thèse de doctorat)
  • Les jours sont longs, 1951
  • Portages et routes d'eau en Haute-Mauricie,1953

[modifier] Lien externe

  • On peut trouver un compte rendu de ses romans sur Laurentiana

[modifier] Prix et reconnaissances

[modifier] Références

BOYNARD-FROT, Janine (1974), «Structure du roman à thèse dans Les jours sont longs d'Harry Bernard», M.A. français, Université de Sherbrooke.

DESAULNIERS, Gaston (1974), «Étude de l'espace dans l'oeuvre romanesque d'Harry Bernard», M.A. lettres, Université du Québec à Trois-Rivières.

OUELLET, France (1999), Répertoire numérique du fonds Harry-Bernard, Bibliothèque nationale du Québec, 200 p.

GAUDREAU, Guy et Micheline TREMBLAY (2001), «Harry Bernard (1898-1979): érudit et homme de lettres», MENS, Revue d’histoire intellectuelle de l’Amérique française, vol. 2 no 1 (automne 2001): 35-65. https://zone.biblio.laurentian.ca/dspace/bitstream/10219/13/1/FICHIER11.pdf

TREMBLAY, Micheline et Guy GAUDREAU (2002), «Le régionalisme littéraire au Canada français: le point de vue de Harry Bernard», GLOBE. Revue internationale d’études québécoises, vol. 5 no 1, (aut 2002): 159-178. https://zone.biblio.laurentian.ca/dspace/bitstream/10219/14/1/FICHIER12.pdf

GAUDREAU, Guy et Micheline TREMBLAY (2003), «Harry Bernard, journaliste au Droit, 1919-1923», Revue du Nouvel-Ontario, vol. 28 (2003): 51-77. https://zone.biblio.laurentian.ca/dspace/bitstream/10219/27/1/FICHIER13.pdf

TREMBLAY, Micheline et Guy GAUDREAU (2005), Conversation poétique. Correspondance littéraire entre Alfred DesRochers et Harry Bernard, Ottawa, Éditions David, 2005, 382 p.

GAUDREAU, Guy, et Micheline TREMBLAY (2011), Je voudrais bien être un homme. Correspondance littéraire entre Simone Routier et Harry Bernard, Ottawa, Éditions David, 2011, 206 p.



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