Harry 'Sweets' Edison

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Harry "Sweets" Edison

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Harry Edison et Eddie Lockjaw Davis en 1978

Informations générales
Nom de naissance Harry Edison
Naissance 10 octobre 1915
Columbus (Ohio)
Décès 27 juillet 1999 (à 83 ans)
Columbus (Ohio
Genre musical Jazz, mainstream
Instruments trompette

Harry 'Sweets' Edison, Harry Edison pour l'état civil, (10 octobre 1915 - 27 juillet 1999) était un trompettiste de jazz américain. Il est un brillant représentant de l'école swing.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après son apprentissage avec les groupes locaux de sa ville natale Columbus, il intègre l'orchestre de Lucky Millinder en 1937. De 1938 à 1950, il joue dans l'orchestre de Count Basie, où il s'impose comme un des membres essentiels. Au cours des années 1950, il participe régulièrement aux enregistrements de musiciens West-Coast, notamment au sein de l'orchestre de Shorty Rogers. Sa présence a d'ailleurs valeur de symbole de l'attachement de ces jeunes musiciens de la côte ouest pour la musique Swing, en particulier celle de Count Basie. Frank Sinatra, qui fait partie de ses plus fervents admirateurs, le réclame à ses côtés pour de nombreuses séances d'enregistrement avec l'orchestre de Nelson Riddle.

Il signe de nombreux disques sous son nom avec notamment Jimmy Rowles, Jimmy Jones, Oscar Peterson et Jimmy Forrest, ainsi que des collaborations avec les plus grands maîtres du jazz mainstream, tels Lester Young, Nat King Cole, Ben Webster, Duke Ellington et Johnny Hodges.

Dans les années 1970, il réintègre parfois l'orchestre de Basie et apparaît dans les groupes de Louie Bellson et Benny Carter.

Style[modifier | modifier le code]

Son jeu très économe s'appuie sur une précision rythmique exemplaire. Il se soucie avant tout du placement le plus juste de ses notes et de leur coloration avec ce son d'une extrême douceur, qui lui valut son surnom de "Sweets" donné par Lester Young.

Ce gout de la précision est constant dans tous ses solos et fait de son style un certain idéal de swing. Il fait partie de ces rares jazzmen qui sont reconnaissables dès les premières notes.

Harry Edison à Paris en 1980

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jacques Réda, « Harry Edison et le mot juste », in L' improviste, Gallimard, 1990