Harpalycé (lune)

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Harpalycé
(Jupiter XXII)
Type Satellite de Jupiter
Caractéristiques orbitales
(Époque 14/07/2004, JJ 2453200.5[1])
Demi-grand axe 21 063 832 km[1]
Périapside 15 922 340 km[2]
Apoapside 26 205 324 km[2]
Excentricité 0,2440910[1]
Période de révolution 624,54 d[1]
(1,71 a)
Inclinaison 147,22372°[1] (par rapport à l'écliptique)
Caractéristiques physiques
Dimensions 4,4 km[3],[4],[5]
Masse 1,2×1014 kg[2]
Masse volumique moyenne 2,6 x103 kg/m³[3] (présumée)
Albédo moyen 0,04[3]
Caractéristiques de l'atmosphère
Pression atmosphérique Aucune
Découverte
Découvert par Sheppard et al.[6]
Imagerie 23/11/2000[6]
Découverte ?
Publication 05/01/2001[6]
Désignation 22/10/2002[7]
Désignation(s) provisoire(s) S/2000 J 5

Harpalycé est un satellite naturel de Jupiter.

Caractéristiques physiques[modifier | modifier le code]

Harpalycé est un petit satellite. En supposant qu'il possède un albédo de 0,04 similaire à d'autres satellites de Jupiter[3], sa magnitude visuelle de 22,2[3] conduit à un diamètre de 4,4 km[3].

Par calcul, la masse d'Harpalycé est estimée à environ 1,2×1014 kg.

Orbite[modifier | modifier le code]

Harpalycé appartient au groupe d'Ananké, un groupe de satellites qui orbitent de façon rétrograde autour de Jupiter sur des demi-grands axes compris entre 19 300 000 et 22 700 000 km, des inclinaisons de 145,7° à 154,8° par rapport à l'équateur de Jupiter et des excentricités entre 0,02 et 0,28[8].

Historique[modifier | modifier le code]

Découverte[modifier | modifier le code]

Harpalycé fut découvert en 2000 par une équipe conduite par Scott Sheppard[6]. Sa découverte fut annoncée le 5 janvier 2001 en même temps que celle de dix autres satellites de Jupiter.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Harpalycé porte le nom d'Harpalycé, personnage de la mythologie grecque ; Harpalycé était la fille de Clyménos. D'après certains auteurs, son père aurait commis l'inceste avec elle et aurait conçu un fils. Harpalycé aurait alors tué ce dernier et l'aurait servi à manger à Clyménos. D'autres auteurs parlent plutôt de son jeune frère, qui aurait subi le même sort. Après l'avoir mariée à Alastor, Clyménos aurait changé d'idée et l'aurait enlevée, la ramenant à Argos comme sa propre femme. Quoi qu'il en soit, Harpalycé aurait prié les dieux de la sauver de l'humanité, et elle aurait été transformée en oiseau de proie (le Chalcis). Rongé par le remords, Clyménos se serait par la suite pendu[9].

Harpalycé reçut son nom définitif le 22 octobre 2002[7], en même temps que dix autres satellites de Jupiter. Avant cela, sa désignation provisoire était S/2000 J 5, indiquant qu'il fut le 5e satellite de Jupiter imagé pour la première fois en 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Natural Satellites Ephemeris Service », Minor Planet Center (consulté le 08/01/2008)
  2. a, b et c Donnée calculée sur la base d'autres paramètres.
  3. a, b, c, d, e et f « Planetary Satellite Physical Parameters - Jovian System », Jet Propulsion Laboratory (consulté le 08/01/2008)
  4. « Guide for the satellites of Jupiter », Natural Satellites Data Center (consulté le 08/01/2008)
  5. « Jupiter's Known Satellites » (consulté le 08/01/2008)
  6. a, b, c et d (en) Sheppard, S. S.; Jewitt, D. C.; Fernandez, Y. R.; Magnier, G.; Marsden, B. G.; Dahm, S.; Evans, A., « Satellites of Jupiter », Circulaire de l’UAI, no 7555,‎ 05/01/2001 (résumé, lire en ligne)
  7. a et b (en) Green, D. W. E, « Satellites of Jupiter », Circulaire de l’UAI, no 7998,‎ 22/10/2002 (résumé, lire en ligne)
  8. Jewitt, David C.; Sheppard, Scott; Porco, Carolyn, Jupiter's outer satellites and Trojans, vol. 1, Cambridge University Press,‎ 2004, 263-280 p. (ISBN 0-521-81808-7, lire en ligne)
  9. « Planet and Satellite Names and Discoverers », USGS Astrogeology Research Program - Gazetteer of Planetary Nomenclature (consulté le 08/01/2008)