Harold Primat

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Harold Primat en 2011

Harold Primat, (né le 12 juin 1975) est un pilote de course automobile Franco-Suisse courant actuellement dans le championnat des Blancpain Endurance Series. Il participe également à plusieurs événements d'envergure tels que les 12 Heures de Bathurst et les 24 Heures du Nürburgring.

Premier pas[modifier | modifier le code]

Harold est le neveu du célèbre pilote moto Claude Vigreux. Il débute sa carrière en karting avant d'intégrer les prestigieuses écoles de pilotage Max Mygale et Winfield en France, ainsi que le centre Jim Russell au Royaume-Uni.

Il se rend ensuite aux Etats-Unis où il prend part au championnat de Formule Ford 2000. Harold gravit les échelons du sport automobile en courant en Formule 3 britannique et plus tard en F3 Euroseries. Sa carrière en monoplace s'achève en championnat World Series Lights avec l'écurie de Serge Saulnier.

En 2003 et 2004, en parallèle de son brillant programme en monoplace, Primat développe un intérêt prononcé pour l'endurance où la régularité et la gestion de la voiture importent plus que la vitesse pure. En 2003, Harold fait ses premières armes avec l'équipe de Serge Saulnier dans le championnat de France d'endurance V de V. Les débuts sont brillants : le Franco-Suisse mène à Spa Francorchamps avant qu'un souci mécanique ne vienne gâcher la fête. La saison suivante, Primat devient vice-champion ; il rate le titre d'un cheveu après avoir manqué une course pour respecter ses engagements en World Series Lights.

Le meilleur de l'endurance des deux côtés de l’Atlantique[modifier | modifier le code]

En 2005, Primat gravit un échelon supplémentaire et fait ses débuts en prototypes chez Kruse Motorsport. Il impressionne d'emblée en se qualifiant troisième et en terminant deuxième de sa catégorie lors des célèbres 12 Heures de Sebring.

Il accompagne Kruse de l'autre côté de l'Atlantique pour participer à la manche inaugurale de la saison européenne à Spa-Francorchamps mais un problème moteur l'oblige à renoncer. Harold rejoint ensuite l'écurie Rollcentre Racing, ce qui lui offre l'occasion de se battre pour la victoire au général en LMP1. Au cours de sa première saison dans la catégorie reine de l'endurance, le Genevois entre trois fois dans le top 10.

Toujours en 2005, Primat participe pour la première fois aux mythiques 24 Heures du Mans. Après une brillante qualification en 13ème position, la Dallara-Nissan du team Rollcentre connaît des soucis techniques en début de course, et l'écurie n'est finalement pas classée.

En 2006, Primat rejoint l'équipage 100% suisse de la nouvelle structure Swiss Spirit. Il y retrouve son ancien patron Serge Saulnier, dont l'écurie éponyme supervise le programme. Des podiums à Spa et à Jarama lui permettent de partager la quatrième place au championnat Pilotes. En revanche, un problème de boîte de vitesse gâche sa deuxième tentative au Mans puisqu'il doit abandonner au 132ème tour de l'épreuve.

Une fois encore, Primat ajoute quelques courses américaines à son programme européen en 2006. Il finit notamment troisième à Laguna Seca et quatrième à Petit Le Mans pour le compte de l'écurie Creation Autosportif. Seule ombre au tableau : sa participation aux prestigieuses 24 Heures de Daytona prend fin lorsque sa Spirit Daytona Crawford-Pontiac est victime d'une casse moteur.

En 2007, Primat signe chez l'écurie du légendaire Henri Pescarolo, quadruple vainqueur au Mans en tant que pilote. Il décroche un podium à Spa, son meilleur résultat au cours d'une saison où les Peugeot d'usine n'auront cessé de monter en puissance. Primat fait à nouveau preuve d'une superbe régularité puisqu'il termine dans le top 6 à quatre reprises cette année (sur six rendez-vous). Harold voit surtout l'arrivée des 24 Heures du Mans pour la première fois de sa carrière. Le Franco-Suisse décroche la 6ème place de sa catégorie et la 13ème au classement général après avoir pourtant perdu 90 minutes aux stands en raison d'une fuite d'huile.

En 2008, Harold rempile chez Pescarolo en championnat Le Mans Series (LMS). Il s'illustre à Monza où il signe un splendide podium. Une performance rendue encore plus impressionnante par la présence des Audi d'usine, en plus des concurrents LMS habituels. Primat obtient également son meilleur résultat au Mans cette année là, une 7ème place. Il termine ainsi vainqueur officieux de la catégorie des voitures essence, derrière les intouchables monstres de la discipline que sont les prototypes diesel Audi et Peugeot.

En janvier 2009, Harold devient pilote officiel Aston Martin Racing alors que la marque anglaise fait son grand retour en endurance après vingt ans d’absence au plus haut niveau. Il fait équipe avec Darren Turner et leur constance leur permet de terminer quatrième au championnat Le Mans Series, signant au passage une belle seconde place au Nürburgring. Pour les 24 Heures du Mans, Harold est rejoint par Peter Kox et Stuart Hall mais une fuite d’eau contraint la Lola-Aston Martin #009 à l’abandon après 252 tours de course. Le meilleur reste à venir pourtant. Associé à Stefan Mücke, Harold s’impose en fin d’année à Okayama lors de la manche inaugurale des Asian Le Mans Series.

En 2010, Harold enfile de nouveau la célèbre combinaison bleue et orange d’Aston Martin Racing et décroche trois podiums dans les championnat ALMS et LMS. Harold obtient le meilleur résultat aux 24 Heures du Mans de sa carrière en terminant sixième de l’épreuve reine de l’endurance.

Primat rempile pour une troisième saison chez Aston Martin Racing en 2011, cette fois-ci aux côtés de Turner et Mücke. Au volant d’un châssis Lola vieillissant, Harold signe deux nouveaux podiums, dont une éclatante victoire à Laguna Seca en ALMS. Le nouveau prototype ouvert d’Aston Martin Racing, l’AMR-One, se révèle cependant peu fiable et oblige l’écurie à quitter la catégorie LMP1 à la fin de la saison.

Primat s’engage donc avec le team privé suisse de LMP1 Rebellion Racing pour participer au WEC, le championnat du monde d’endurance FIA relancé en 2012. Les écuries d’usine Audi et Toyota se partagent les victoires tout au long des huit rendez-vous de la saison, laissant Rebellion, Strakka, JRM et OAK Racing se disputer le trophée LMP1 des constructeurs privés/essence. Primat apporte sa pierre à l’édifice, remportant deux victoires à Silverstone et Shanghai, assurant ainsi le titre à l’équipe suisse.

Passage à la catégorie GT[modifier | modifier le code]

En 2013, Harold relève un nouveau défi, passant des prototypes aux voitures de grand tourisme avec un programme copieux au sein de l'écurie Phoenix Racing : engagement en championnat d'endurance Blancpain et VLN et participation aux 12 Heures de Bathurst. Au volant d'une Audi R8 LMS Ultra, Primat décroche une solide quatrième place lors de la classique australienne, après avoir pourtant dû s'arrêter pendant quatre tours pour effectuer des réparations sur la voiture. Il enregistre un résultat similaire lors de la prestigieuse course des 24 Heures de Spa aux côtés d'Oliver Jarvis et Christopher Hasse. L'épreuve belge voit le trio signer une remontée époustouflante qui entre dans les annales du double tour d'horloge spadois. Primat s'illustre également en championnat VLN où il glane une paire de podiums.

En 2014, Harold rejoint le HTP Motorsport, écurie GT qui jouit d’un partenariat privilégié avec Mercedes-Benz AMG. Primat lance sa saison avec les 12 Heures de Bathurst les 7, 8, et 9 février. Après avoir perdu deux tours en début de course, l'équipage du HTP Motorsport, composé de Harold, Thomas Jaeger et Maximilian Buhk, effectue une superbe remontée pour décrocher la deuxième place au terme d'une épreuve complètement folle.[1] Le pilote suisse participera ensuite aux cinq manches du championnat d’endurance Blancpain et prendra le départ de certaines courses VLN, notamment les 24 Heures du Nürburgring.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maranello remporte son duel face au HTP à Bathurst - autohebdo.fr, 9 février 2014

Lien externe[modifier | modifier le code]