Hapoël Katamon Jérusalem

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Hapoel Katamon Jerusalem

Logo du Hapoel Katamon Jerusalem
Généralités
Nom complet Hapoel Katamon Jerusalem Football Club
Fondation 1926, 2007
Couleurs rouge et noir
Stade Teddy Kollek Memorial Stadium
(34 000 places)
Championnat actuel Championnat d'Israël de football D2
Propriétaire Drapeau : IsraëlLes Fans
Entraîneur Drapeau : Israël Ofer Teselpapa
Site web katamon.co.il

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

L'Hapoël Katamon Jerusalem Football Club (En hébreu: הפועל קטמון ירושלים) est un club de football basé à Jérusalem. Il est le premier club israélien appartenant directement à ses fans. Il est créé en 2007 par les fans de l'Hapoël Jérusalem, mécontents de la direction de l'équipe. Le club joue actuellement en Ligue Nationale (deuxième division).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le club de football de l'Hapoël Jérusalem est fondé en 1926. L'équipe appartient à la Histadrout, l'organisation israélienne de syndicats, et représente des valeurs socialistes. En 1957, l'équipe arrive pour la première fois dans la première ligue israélienne. Pendant les années 1960 et 1970, les années connues comme « l’âge d'or » de l'équipe, l'« Hapoel » surpasse son rival de toujours, le Betar Jérusalem – une équipe associée à la droite politique israélienne. Le succès le plus important dans l'histoire de l’Hapoel est le gain de la Coupe d'Israël en 1973[1].

Dès les années 1980, «Hapoel» perd son avance sur le Betar Jérusalem. Durant les années 1980 et 1990, l'équipe fait le yo-yo entre la première et la deuxième division. Finalement, elle est achetée par Yosi Sassi en 1993, qui nomme son ami, Victor Yona, comme président. Cependant à partir de la fin des années 1990, l’amitié entre les deux hommes se transforme en conflits judiciaires, et l'équipe ne cesse jamais de subir les conséquences de cet affrontement. Lors de la saison 2006/2007, l'équipe tombe même en troisième ligue.

En 2007, après des années de recherche pour trouver un nouvel investisseur, les fans, très insatisfaits de la gestion du club, décident de créer une société pour racheter le club. Lorsqu'il devient évident que cela s'avère impossible, ils décident de créer de toutes pièces une nouvelle équipe. La société des fans, dirigée par le journaliste et fan Uri Sheradski, achète l'Hapoel Mevasseret Zion / Abu Ghosh (fondée en 2004 par la fusion de deux clubs, Abu Ghosh et Mevasseret Zion), et le renomme «Hapoel Katamon / Mevasseret Zion". Le nouveau nom vient de Katamon, un quartier de Jérusalem où Hapoel Jérusalem jouait en 1954 avant de déménager au Stade YMCA et plus tard au Stade Teddy au début des années 1990[2].

Le club joue pour la première fois le 19 octobre 2007, devant une foule de 3 000 spectateurs en délire; Hapoel Katamon bat l'Hapoel Nahalat Yehuda 2:1[3].

Cependant pas tous les fans ne soutiennent ce nouveau club, certains voyant la création de Katamon comme une «trahison» envers l'équipe. Un slogan populaire parmi les critiques est "l'amour ne peut pas être acheté pour 1 000 shekels", une référence au prix de l'adhésion. Toutefois, la majorité de fans se dirigent vers le nouveau club, et le nombre de spectateurs lors de matches de Katamon est plus nombreux que celui du vieil Hapoel Jérusalem[4].

Le club continue pendant 2 ans dans cette union. La première année, lors de la saison 2007/2008, l'équipe termine le championnat à la deuxième place. Il lui manque alors juste un petit point pour arriver à la Ligue Nationale (la deuxième ligue israélienne). Lors de la saison 2008/2009, l'équipe termine à la 7e place du championnat. Au cours de cette deuxième saison, les efforts pour une fusion entre l'Hapoel Katamon et l'Hapoel Jerusalem continuent, mais sans succès[5]. Finalement, il est décidé par un vote des membres, de mettre fin à la coopération avec l'Hapoel Mevasseret, ce qui engendre mécaniquement la création d'une toute nouvelle équipe. Le nouveau club est ainsi séparé de l'Hapoel Mevasseret, et exploité par les fans de Hapoel Katamon seuls. Le principal inconvénient étant que la nouvelle équipe doit commencer en Gimmel Liga, la 5e et dernière ligue israélienne.

Le nouveau club, nommé «Hapoel Katamon Jérusalem», commence à jouer fin septembre 2009 au Stade de l'Université hébraïque de Givat Ram, à Jérusalem. La direction se compose de 3 représentants élus par les fans. Amir Gola, une icône de l'équipe et ancien capitaine de l'Hapoel Jérusalem, déjà retraité, revient sur les terrains pour le plus grand bonheur des fans, et devient le capitaine de la nouvelle équipe. Tout au long de la saison 2008/2009, Hapoel Katamon a une avance constante sur ses poursuivants, et termine premier de sa ligue, arrivant ainsi en Bet Liga. Le dernier match est joué devant une foule estimée à 4 000 spectateurs, un nombre très impressionnant pour une rencontre de cinquième division.

Lors de la saison 2009/2010, l'équipe se renforce avec de nombreux nouveaux joueurs, notamment Shai Aharon, qui était le capitaine de l'Hapoel Jérusalem pendant plusieurs années, y compris lors de la saison 2008/2009. La décision d'Aharon contribue à cimenter l'avenir de Katamon comme « le vrai Hapoel Jerusalem ». À la fin de la saison 2010/2011, l'Hapoel réussit encore une fois à être promu, en atteignant la 1re place du championnat et arrivant, cette fois en Liga Alef, la 3e ligue, après une victoire 3-1 sur le Makkabi Sha’arim.

Lors de la saison 2012/2013, le club réussit à arriver en Liga Leumit, la deuxième division israélienne.

Coexistence[modifier | modifier le code]

Contrairement au Beitar Jérusalem, dans laquelle aucun joueur arabe n'a jamais joué, Hapoel Jérusalem a une longue tradition de grands joueurs arabes, tels qu'Ali Othman et Salman Amar, dont beaucoup viennent des quartiers arabes de Jérusalem. Contrairement aux fans de Beitar, les fans de Hapoel se définissent comme anti racistes. Ils sont actifs dans l’école bilingue « Yad be Yad », dans laquelle enfants arabes et juifs étudient ensemble. L'équipe possède de nombreux fans arabes, comme le populaire Sayed Kashua.

Activités Sociales[modifier | modifier le code]

Les familles des fans forment une grande partie de la foule avec les membres du club. Le bar « Taklit » à Jérusalem est associé avec l'équipe, et gagne le titre de «bar officiel de l'équipe» pour la saison 2010/2011.

De nombreux fans de l'équipe ont des valeurs sociales, et croient en le fait que les clubs sportifs doivent être détenues par leurs supporters, et non pas par des hommes d'affaires. Des valeurs comme l'égalité, le jeu honnête, dénonçant la violence et le racisme, sont également soulignées.

Les fans de l'équipe prennent part à diverses activités sociales, dans le cadre de ce qui est connu comme « l'Initiative sociale ». Aujourd'hui, le plus réussi de ces programmes est ce qu'on appelle « la ligue des quartiers », dans laquelle des élèves arabes et juifs de plusieurs quartiers jérusalémites représentent leur école et reçoivent de l'aide avec leurs devoirs d’école.

Les fans de l’Hapoël développent un partenariat avec les ultras du Werder Brême, dans le cadre d’un programme contre le racisme et la discrimination dans le football. En octobre 2010, 12 fans de l'Hapoël Katamon Jérusalem, du Maccabi Netanya et de l'Hapoël Bnei Sakhnin viennent en visite à Brême, comme hôte de l'organisation ultra « Infamous Youth », et en mars 2011 ce sont les ultras du Werder Brême qui viennent en Israël pour une visite.

En avril 2012, les fans de l'Hapoël Katamon Jérusalem participent à un échange en Allemagne avec des fans de 3 autres clubs de 4 autres pays : le Werder Bremen (Allemagne), le Jabel Al Mukaber (Palestine, Jérusalem Est) et l'Olympique de Marseille (France).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Soccer / Small-time losers are back in town, Haaretz, 20 mai 2002.
  2. Hapoel Jerusalem fans plan alternative team, The Jerusalem Post, 07/12/2007.
  3. The Last Word: Hapoel Katamon brings fan power back to the beautiful game, The Jerusalem Post, 10/24/2007.
  4. The Last Word: The fall and rise of Hapoel Jerusalem, The Jerusalem Post, 02/15/2008.
  5. Katamon negotiations break down, The Jerusalem Post, 06/11/2009.