Hans Scholl

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Hans Scholl né le à Ingersheim an der Jagst, aujourd'hui un quartier de Crailsheim en Allemagne, exécuté le à Munich, était un jeune étudiant en médecine, un résistant allemand au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale et l'un des piliers du réseau La Rose blanche avec son fidèle ami Alexander Schmorell.

Biographie[modifier | modifier le code]

Même s'il a dû intégrer le mouvement des jeunesses hitlériennes, il a été influencé par la jeunesse associative (Bündische Jugend) et les conseils de son père, très éloigné de l'idéologie nazie dominante. Fin 1937, la Gestapo l’arrête et l'emprisonne durant plusieurs semaines. À l’été 1939, il commence à étudier la médecine à Munich, en tant que soldat d’une compagnie d’étudiants à partir de 1940. Entre l’automne 1941 et l’été 1942 il entretient d’étroits contacts avec l'éditeur socialiste Carl Muth. Déjà au début de l’été 1942, il fait circuler les premiers tracts.

Inge Scholl, dans son livre La rose blanche rapporte des éléments qui sont en contradiction avec ce qui est indiqué ci-dessus : Hans et Sophie sont entrés, enthousiastes, dans les Hitler-Jugend, contre l'avis de leur père qui « était au contraire, très hostile, et nous disait parfois : ne les croyez pas. Ce sont des brigands sans foi ni loi. » (p. 23, édition de poche)

Hans est emprisonné, quelques années plus tard car, ayant quitté les Hitler-Jugend, très déçu, il fait partie des Jugendschaft, depuis longtemps interdites par les régimes nazis (p. 33-36).

Elle indique ensuite l'éveil de la conscience qui se produit chez Hans, en particulier à la lecture, en 1942, des sermons de Mgr von Galen, évêque anti-nazi de Münster. Chrétien, il est comme sa sœur profondément croyant[1]..

Le 22 juin 1942, il est envoyé sur le front de l’Est dans la Seconde Compagnie d'Étudiants qui leur permettait de suivre leurs études de médecine pendant un temps et de la pratiquer sur place en alternance. C'est à Gagarine plus exactement, qu'il tomba amoureux, amoureux de la Russie. Grâce à son ami, Alexander Schmorell, de mère russe et de père allemand, il pouvait communiquer avec les paysans qui les accueillaient souvent chaleureusement. Ils se retrouvaient souvent le soir en chantant de vieilles mélopées russes. Willy Graf aussi était avec eux.

Les jeunes résistants furent témoins lors de ce service militaire des crimes horribles commis par la Wehrmacht. Marqués par ce voyage, dés leur retour, ils rédigent un nouveau tract.

Hans sera arrêté avec sa sœur Sophie le à l’université de Munich, après une distribution de tracts et sur dénonciation du concierge. Lors du procès devant le « Volksgerichtshof » (« Tribunal du Peuple »), Hans et Sophie Scholl ne renient rien. Hans, la veille d'être exécuté, déclare même au juge Roland Freisler, chef accusateur nazi : « Aujourd'hui vous nous tuez, demain, c'est vous qui serez à notre place ».

Condamné à mort le à Munich, il sera guillotiné[2] le jour même, juste après sa sœur, dans la prison de Stadelheim près de Munich, par le bourreau Johann Reichhart[3] et cela malgré la législation allemande qui imposait un délai de 99 jours avant l'exécution d'un condamné.

Portrait de Hans et Sophie Scholl, sur un timbre émis en 1961 en RDA.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau ?, Les Éditions de Minuit, 2013, page 89.
  2. Marie-Noëlle Tranchant, « La vraie mort de Sophie Scholl », Le Figaro, 15 octobre 2007, sur le site lefigaro.fr.
  3. (en) « The execution of women by the Nazis during World War II – Sophie Scholl – guillotined in Munich », sur le site capitalpunishmentuk.org, consulté le 9 septembre 2008 et le 4 janvier 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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