Hans Richter (chef d'orchestre)
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Hans Richter est un chef d'orchestre austro-hongrois, né à Raab (aujourd'hui Győr en Hongrie) le 4 avril 1843 et mort à Bayreuth le 5 décembre 1916.
Biographie [modifier]
Il fait ses études au Conservatoire de Vienne (où il montre un intérêt particulier pour le cor) et fut l'élève du violoniste Carl Heissler. Il commence sa carrière de chef d'orchestre dans diverses salles d'opéra de l'Empire austro-hongrois. Dans les années 1860, il se lie avec Richard Wagner, et dirige la première de L'Anneau du Nibelung dans son intégralité en 1876, au Festival de Bayreuth.
L'année suivante, il accompagne le compositeur pour une série de concerts à Londres, où il revient à de nombreuses reprises, et devient ainsi une figure familière de la vie musicale anglaise, présent à tous les grands festivals de musique vocale ; il est nommé chef d'orchestre principal du festival triennal de musique de Birmingham en 1885, il dirige l'Orchestre Hallé de 1899 à 1911, et l'Orchestre symphonique de Londres nouvellement créé de 1904 à 1911. Sans se soucier des querelles qui opposaient à l'époque les partisans de Brahms à ceux de Wagner, il dirige des œuvres de l'un comme de l'autre — surtout à Vienne où il a résidé la plupart du temps — mais aussi Bruckner (qui lui aurait un jour glissé une pièce dans la main après un concert, en guise de pourboire) et Dvořák. Il dirige de temps à autres des concerts à Bayreuth. Puis il devient un admirateur fervent d'Edward Elgar, et joue du Tchaïkovski — autre anecdote, il aurait pendant un concert à Londres laissé l'orchestre jouer le deuxième mouvement de la Symphonie pathétique sans diriger. En raison de problèmes de vue, il doit prendre sa retraite en 1911.
Richter avait de la direction une approche plus monumentale qu'animée ou dynamique : il mettait plus l'accent sur la structure de l'œuvre tout entière que sur des moments particuliers de beauté ou de passion. Selon certains critiques, il n'avait rien de plus qu'un métronome, mais d'autres — notamment Eugène Goossens — avaient remarqué l'incroyable vitalité rythmique de sa battue.
Principales créations [modifier]
- Symphonie n° 2 de Brahms (1877)
- Symphonie n° 4 de Bruckner (1881)
- Symphonie n° 3 de Brahms (1883)
- Symphonie n° 8 de Bruckner (1892)
- Variations Enigma d'Elgar (1899)
- Symphonie n° 1 d'Elgar (1908)
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