Hans Knappertsbusch

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Hans Knappertsbusch

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Hans Knappertsbusch en 1928

Naissance 12 mars 1888
Elberfeld, Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Décès 25 octobre 1965 (à 77 ans)
Munich, Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Activité principale Chef d'orchestre
Lieux d'activité Festival de Bayreuth (1951 - 1965)

Hans Knappertsbusch, né le 12 mars 1888 à Elberfeld et mort le 25 octobre 1965 à Munich, est un chef d'orchestre allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de philosophie et de musique, il débute comme Kapellmeister (maître de chapelle) au théâtre de Mülheim en 1910, avant d'assister Siegfried Wagner à Bayreuth, puis de gravir les échelons du monde orchestral germano-autrichien (Leipzig, Munich, puis Vienne). Pendant la période nazie, Knappertsbusch se fait mal voir des autorités par son refus persistant de jouer le Horst-Wessel-Lied avant chaque concert, ainsi que cela était exigé.

Spécialiste de Richard Wagner, il dirigea au Festival de Bayreuth en 1951-1952, puis de 1954 à 1965. Il fut le dernier chef d'orchestre à y diriger gratuitement. Du fait de sa discographie pléthorique, il passe pour un grand-prêtre de Parsifal, mais il a aussi laissé plusieurs Rings complets, dont celui de 1958 est souvent considéré comme le meilleur. Son Parsifal, en 1951, après la reprise du festival de Bayreuth, est considéré comme l'un des meilleurs enregistrements de ce "festival scénique sacré", sans oublier d'autres aussi excellents, par exemple celui de l'an 1962.

Hans Knappertsbusch détestait les répétitions : il préférait travailler ses partitions chez lui et attendait des musiciens et des interprètes qu'ils soient prêts le jour de la représentation. Grâce à son charisme, la grande concentration qu'il dégageait et la lisibilité de ses gestes simples et expressifs, cette approche est généralement appréciée pour les opéras de Wagner, mais la même méthode appliquée aux symphonies d'Anton Bruckner a donné des résultats controversés.

Admirable beethovénien, il a laissé des enregistrements des Symphonies n° 2, n° 3 « Héroïque », n° 4, n° 5, n° 7 et n° 8, et des Concertos pour piano et orchestre n° 3, n° 4 et n° 5 « Empereur », ainsi que des Ouvertures de Léonore n° 3 et de Coriolan, d'une grandeur de style et d'une puissance d'expression incomparables.

Les enregistrements de Hans Knappertsbusch sont réputés pour leur lenteur particulière, et, de fait, des chanteurs comme Astrid Varnay éprouvaient parfois de la difficulté à s'adapter à sa rythmique personnelle. Cependant, on observe une accélération assez nette du tempo d'ensemble, par exemple entre le Parsifal de 1951 et celui de 1962.

Hans Knappertsbusch est inhumé au cimetière de Bogenhausen, près de Munich.

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