Handball

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Handball

alt=Description de l'image Handball pictogram.svg.
Fédération internationale IHF
(fondée en 1928)
Sport olympique depuis 1936, puis depuis 1972
Joueurs licenciés 59 millions
(500 651 en France en 2013)[1]
Joueurs pratiquants 61 millions
Joueurs professionnels 400
Champions du monde en titre masculin Drapeau : Espagne Espagne (2013)
féminin Flag of Brazil.svg Brésil (2013)
alt=Description de l'image Elda Prestigio Krim.jpg.

Le handball est un sport collectif où deux équipes de 7 joueurs s'affrontent avec un ballon sur un terrain rectangulaire de dimensions 40m par 20m, séparé en deux camps. Le nom est un emprunt de l'allemand (1912[2]) : die Hand (« la main ») et der Ball (« la balle », mot prononcé comme en français).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de jeux similaires au handball remontent à la France médiévale ainsi que chez les Inuits du Groenland à la même époque. Le jeu moderne prend ses sources au XIXe siècle, au Danemark, sous le nom de « håndbold » ou encore en Tchécoslovaquie sous le nom de « hazena »[3]. Dans les années 1900, un Irlandais du nom de Casey introduisit un jeu semblable au handball aux États-Unis. Il provoque un tel engouement qu'une compétition aurait même vu le jour en 1919 à Los Angeles. Cependant, le handball est considéré comme un sport de conception danoise. Le Danois Holger Nielsen créa les règles du handball moderne (håndbold) en 1898. En 1919, le professeur allemand Carl Schellenz, de l'École normale germanique d'éducation physique de Leipzig, propose une adaptation du Torball (sorte de « balle au but » pratiqué par les femmes allemandes)[3]. Il créa alors le handball à onze.

La Fédération internationale de handball voit le jour en 1928. Le jeu se pratique alors en extérieur, à 11 contre 11. Le handball est un sport de démonstration aux Jeux de Berlin en 1936. En 1938, deux championnats du monde sont organisés en Allemagne, et remportés par l'Allemagne : un championnat à onze et un autre à sept, avec quatre équipes européennes (Allemagne, Autriche, Danemark, France). La refondation de la Fédération internationale a lieu en 1946. Le handball est très peu pratiqué avant la Seconde Guerre mondiale en France, mais en septembre 1941[4] on assiste à la mise en place, avec l'aide du régime de Vichy, d'une fédération française autonome. De plus, le handball fait son entrée dans les programmes du sport scolaire. La fédération est interdite et dissoute fin 1944 au titre de l'Ordonnance d'Alger du 2 octobre 1943 (Statut des groupements sportifs et de jeunesse, Journal officiel de la République française du 7 octobre 1943). Elle ne pourra renaître, après plusieurs enquêtes administratives et financières, qu'en juillet 1952[5].

Dans les années 1960, le handball à onze est progressivement abandonné au profit du handball à sept. Ce sport jadis pratiqué en extérieur trouve refuge dans des gymnases. Le dernier championnat du monde à 11 a lieu en 1966. Le handball est admis au programme olympique masculin en 1972 et les femmes entrent en 1976. Le handball fut longtemps considéré comme un sport de complément, pratiqué l'hiver au chaud dans les gymnases. Puis, rapidement, on assista à une véritable progression du handball jusqu'au niveau actuel, notamment grâce aux substrats actifs du milieu scolaire. Le handball doit donc beaucoup aux milieux scolaires et universitaires et tient aujourd'hui encore une place importante dans les programmes de l'Éducation nationale, notamment en France.

Principes[modifier | modifier le code]

Au handball, le but du jeu est de faire entrer la balle dans le but adverse plus de fois que son adversaire. Le principe est de dribbler avec le ballon ou, faire une passe à un coéquipier. Une fois qu'il a le ballon en main, le joueur peut avancer en dribblant mais ne peut effectuer que 3 pas sans dribbler et ne peut garder le ballon plus de trois secondes s'il reste immobile.

Généralités[modifier | modifier le code]

Une rencontre oppose deux équipes et se déroule généralement en deux mi-temps, chacune séparées par une pause à la mi-temps de 15 minutes (10 selon les anciennes règles). Trois temps morts d'une minute sont disponibles par équipe et par match, la seule contrainte à la prise d'un temps mort c'est que dans les cinq dernières minutes du match, il ne peut y avoir qu'un temps mort de pris (règle du 1er janvier 2012). Chaque équipe se compose de sept joueurs sur le terrain et de remplaçants (joueurs de champ ou gardiens) généralement au nombre de cinq. Une équipe est généralement constituée d'un gardien de but et six joueurs de champ, répartis la plupart du temps en deux ailiers (droit et gauche), deux arrières (droit et gauche), un demi-centre (ou arrière-central) et un pivot. Le nombre de remplacements est illimité.

Durées de jeu[modifier | modifier le code]

La durée d'un match dépend de la catégorie d'âge des acteurs de la rencontre[6].

  • « 8-12 ans » : 2x20 minutes
  • « 12-16 ans » : 2x25 minutes
  • autres catégories : 2x30 minutes

(avec arrêt du chronomètre sur les fautes et les sorties de balle si l'arbitre l'exige)

La pause à la mi-temps est normalement de 10 minutes[7].

Remarque: « L’IHF, les confédérations continentales et nationales ont, dans leur domaine, la possibilité d’alléger la règle 2:1 concernant la pause à la mi-temps. La pause à la mi-temps est de 15 minutes au maximum »[7]

Postes[modifier | modifier le code]

Au handball, chaque joueur évolue à un poste singulier (les descriptions ci-dessous sont faites en regardant dans le sens de l'attaque et par rapport à la largeur de terrain).

Articles connexes : Gardien de but, Ailier, Arrière, Demi-centre et Pivot.
Position typique des joueurs en attaque et en défense dans le cas dit de « défense 6-0 ».
  • Poste 1 : gardien de but, dans les buts. C'est le seul joueur qui a le droit de toucher la balle dans sa propre zone. Son rôle est d’empêcher les tirs de l'équipe adverse de rentrer dans son but. Les joueurs de son équipe n'ont pas le droit de lui faire la passe s'il est dans la zone, mais en dehors oui. Les joueurs occupant ce poste sont habituellement d'une taille approchant les 2 mètres (hauteur de la cage) et d'une souplesse importante pour pouvoir aller chercher les ballons dans les coins de la cage, que ce soit avec leurs mains ou avec leurs pieds. Notons parmi les gardiens célèbres Thierry Omeyer, Andreï Lavrov, Henning Fritz ou Cecilie Leganger.
  • Poste 2 : ailier gauche, dans le coin gauche, le long de la ligne de touche. Ce poste est occupé par un droitier de taille moins importante que ceux occupant les postes centraux (arrières gauche et droite, pivot et demi-centre) ayant de grandes qualités d'explosivité et une grande souplesse de mouvement. Lors d'une attaque placée, ils ont pour rôle de se tenir le plus près possible de leur ligne de touche afin d'étirer la défense adverse sur la largeur. Il leur arrive aussi de glisser dans la défense adverse pour faire office de second pivot, ceci pouvant fortement désorganiser le système défensif adverse. Lorsque l’équipe adverse perd la balle durant une de ses attaques, l’ailier a pour rôle de courir le plus vite possible vers la cage adverse pour recevoir la balle de ses coéquipiers et marquer en position de contre-attaque. Des ailiers gauches célèbres sont Stefan Kretzschmar, Edouard Kokcharov, Rafael Guijosa ou Siraba Dembélé.
  • Poste 3 : arrière gauche, à 1/4 du terrain en partant de la gauche. Poste généralement occupé par un droitier, son rôle est de faire office de rampe de lancement des attaques de son équipe. En position d’attente de la balle, il se tient en général à plus de 15 mètres du but adverse. Il reçoit le ballon généralement lancé et plusieurs solutions peuvent se présenter à lui. Il peut transmettre la balle au côté opposé d'où elle arrive (au demi-centre si elle vient de l’ailier gauche, ou à l’ailier gauche si elle vient du demi-centre). Il peut sauter et effectuer un tir en extension pour marquer un but. Cette alternative se présente plus souvent pour des arrières de taille importante qui peuvent tirer par-dessus la défense. Il peut rentrer dans la défense pour tenter de la désorganiser afin, soit de tirer à faible distance s'il arrive à prendre l’intervalle, soit la passer au pivot si ce dernier arrive à se démarquer, soit la passer à tout autre joueur qui aurait réussit à se démarquer. Des arrières gauches célèbres sont Stefan Lövgren, Daniel Narcisse, Filip Jicha, Jérôme Fernandez ou Ausra Fridrikas.
  • Poste 4 : demi-centre, au centre du terrain. Ce poste correspond un peu au meneur de jeu de l’équipe. Son rôle est de lancer les attaques et de les annoncer aux autres membres de l’équipe. Ce sont en général des joueurs de taille plus petite que les arrières, qui sont capables de s’introduire dans la défense adverse. À cause de la rapidité et de la souplesse nécessaire pour ces entrées, ce poste est parfois occupé par des joueurs pouvant aussi jouer à l’aile. Des demi-centres célèbres sont Jackson Richardson, Talant Dujshebaev, Ivano Balić, Nikola Karabatic ou Allison Pineau
  • Poste 5 : pivot, le long de la zone des 6 mètres, circulant essentiellement au centre. Situé au cœur de la défense adverse, il sert à fixer les défenseurs adverses, soit en restant bien en face des buts, soit en se déplaçant le long de la ligne de zone vers la droite ou vers la gauche. Lorsqu’un de ses arrières tente de s’introduire dans la défense adverse, il effectue des blocs, c’est-à-dire qu’il fait opposition de son corps pour faire écran entre le joueur de son équipe et son défenseur. Parmi les pivots célèbres, on peut citer Magnus Wislander, Bertrand Gille, Dragan Škrbić ou Heidi Løke.
  • Poste 7 : ailier droit, dans le coin droit, le long de la ligne de touche. Ce poste a des caractéristiques en tout point identiques à celles d'ailier gauche, mis à part qu'il est soit occupé par un gaucher, soit par un droitier ayant les capacités de tirer de manière désaxée en passant son bras droit par dessus son épaule gauche. Parmi les ailiers droits célèbres, Mirza Džomba, Luc Abalo, Hans Lindberg ou Alexandra do Nascimento.

Terrain[modifier | modifier le code]

Terrain-handball.jpg

Aire de jeu[modifier | modifier le code]

L'aire de jeu est un rectangle de longueur de 40 mètres et de largeur 20 mètres comprenant une surface de jeu et deux surfaces de but. Les grands côtés sont appelés lignes de touche ; les petits, lignes de but (entre les montants) ou lignes de sortie de but. Une zone de sécurité devrait entourer l'aire de jeu. Sa largeur est au moins d'un mètre le long de la ligne de touche et de deux mètres derrière la ligne de sortie de but. Il n'est pas autorisé de modifier les caractéristiques de l'aire de jeu pendant le match de sorte à avantager une seule équipe.

But[modifier | modifier le code]

Le but est placé au milieu de chaque ligne de sortie de but. Les buts doivent être solidement fixés au sol ou aux murs derrière eux (s'il y en a). Ils ont une hauteur interne de 2 mètres et une largeur de 3 mètres. Les montants du but sont reliés à une traverse. Leur arête postérieure est alignée sur le côté postérieur de la ligne de but. Les montants et la traverse doivent présenter une section carrée de 8 cm. Ils doivent être peints sur les trois faces visibles du côté de l'aire de jeu en deux couleurs contrastantes (généralement rouge et blanc), se détachant nettement de l'arrière-plan. Le but doit être muni à l'arrière d'un filet suspendu de telle sorte que le ballon qui entre dans le but ne puisse rebondir ou ressortir immédiatement.

Lignes[modifier | modifier le code]

La ligne de but est tracée entre les poteaux d'un but ; elle fait 3 mètres de long. La ligne extérieure (ligne arrière ou ligne de sortie de but) prolonge la ligne de but au fond du terrain, de façon à ce que le but se situe au milieu de la ligne ; les deux lignes extérieures délimitent le terrain en longueur (40 mètres). Les lignes latérales (lignes de touche) délimitent la largeur du terrain (20 mètres). La ligne médiane relie les milieux des lignes de touche. Ces lignes sont continues.

Devant chaque but se trouve la surface de but (appelée aussi « zone »). Elle est délimitée par la ligne de surface de but (ligne des six mètres), tracée de la façon suivante : une ligne de 3 mètres de long, parallèle à la ligne de but et éloignée de 6 mètres du but[8], et deux quarts de cercle de 6 mètres de rayon[9] chacun qui relient la ligne de 3 mètres de long à la ligne extérieure. La ligne est continue.

La ligne de limitation du gardien de but (ligne des quatre mètres) est une ligne de 15 cm de long tracée parallèlement devant le but, à une distance de 4 mètres[10]. Le gardien peut avancer jusqu'à cette ligne pour se défendre d'un jet de 7 mètres (équivalent du "pénalty" au football), tiré pour l'occasion depuis la ligne de tir (ligne des sept mètres) : une ligne de 1 mètre de long parallèle à la ligne de but, placée à 7 mètres du but[11]. La ligne de jet franc (ligne des neuf mètres) est une ligne discontinue, tracée à 3 mètres de la ligne de surface de but, et donc à 9 mètres du but. Les traits de la ligne de jet franc, ainsi que les intervalles, mesurent 15 cm. La ligne de changement (une partie de la ligne de touche) de chaque équipe s'étend de la ligne médiane à une distance de 3,5 mètres de celle-ci. L'extrémité de cette ligne de changement est marquée par une ligne parallèle à la ligne médiane. Cette ligne se prolonge de 15 cm sur l'aire de jeu et de 15 cm hors de l'aire de jeu (donc seuls ces 30 cm de part et d'autre de la ligne sont visibles).

Toutes les lignes tracées sur l'aire de jeu font partie intégrante de la surface qu'elles délimitent. Les lignes de but doivent présenter une largeur de 8 cm entre les montants du but, alors que toutes les autres lignes ont une largeur de 5 cm.

Les lignes séparant deux zones adjacentes peuvent être remplacées par une différence de couleur entre les zones adjacentes du sol.

Ballon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ballon de handball.
Ballon de handball.

Le jeu se pratique avec un ballon rond de[12] :

  • 58 à 60 cm de circonférence et d'un poids compris entre 425 et 475 grammes, pour les hommes et les juniors d'au moins 16 ans (taille IHF 3)
  • 54 à 56 cm de circonférence pour un poids de 325 à 400 grammes, pour les femmes et les juniors féminines d'au moins 14 ans ainsi que les juniors masculins de 12 à 16 ans (taille IHF 2)
  • 50 à 52 cm et 290 à 330 grammes, pour les juniors féminines de 8 à 14 ans et les juniors masculins de 8 à 12 ans (taille IHF 1)

« Les ballons pour les enfants (en-dessous de 8 ans) ont des circonférences et des poids différents en niveau national (taille IHF 0) »[12]

But du jeu[modifier | modifier le code]

Face-à-face entre le tireur et le gardien.

L'équipe gagnante est celle qui comptabilise le plus de buts à la fin du temps réglementaire (60 minutes). Chaque but s'obtient en faisant pénétrer le ballon dans la cage du but adverse (entre les poteaux et derrière la ligne de but), avec les contraintes principales suivantes :

  • lorsqu'un joueur de champ touche physiquement (par exemple, du pied) le terrain à moins de 6 mètres des buts (zones appelées « surfaces de but » et matérialisées au sol par une ligne limitrophe et éventuellement une couleur différente), il n'a pas le droit d'être en contact avec le ballon,
  • chaque but est protégé par un gardien dans cette surface de but,
  • le ballon est manipulé par les joueurs à la main ; les déplacements « ballon en main » sont limités à trois pas, sauf en cas de dribble.

L'attaquant a donc le droit de sauter au-dessus de la surface de but et effectuer son tir avant de retoucher le sol, afin d'être plus près du but. Les matchs sont généralement dirigés par deux arbitres (à partir du niveau régional) aidés par un chronométreur et un secrétaire. Ces derniers forment la « table de marque ».

Manipulation du ballon[modifier | modifier le code]

Au handball, les joueurs de champ ne peuvent jouer le ballon (dont la taille varie selon les différentes catégories d'âges et de sexes) qu'avec les mains (en réalité, ils peuvent très bien user de la tête, du coude, de la cuisse…). Est considéré comme faute tout ballon touchant une partie du corps inférieure aux genoux (mais de nouveaux règlements tendent à ne compter pour faute qu'un contact volontaire de cette dernière partie). Seul le gardien a la possibilité de détourner le ballon du pied (sauf à l'extérieur de sa zone, où il est considéré comme un joueur de champ), mais certainement pas de jouer le ballon au pied. Il est interdit à un de ses équipiers de passer la balle au gardien lorsque le ballon est en jeu, sous peine de jet franc aux neufs mètres pour l'adversaire.

Les joueurs peuvent dribbler avec le ballon, et faire au maximum trois pas, ballon en main. La saisie du ballon par les deux mains à la fois stoppe le dribble (et du coup, impose un tir ou une passe). Également si le ballon passe au-dessus de la main dont se servait le joueur pour dribbler. Cela est considéré comme une « reprise de dribble » et la balle est rendue à l'adversaire.

Lorsqu'une équipe fait tourner la balle sans intention d'attaquer, les deux arbitres lèvent le bras pour demander aux joueurs concernés d'attaquer. Si l'équipe attaquante ne tient pas compte de l'avertissement, et que le ballon recule, le jeu passif est validé, et le ballon rendu aux défenseurs. Si le ballon touche le poteau, est renvoyé par le gardien ou si une sanction est donnée, l'avertissement de jeu passif est enlevé.

Sorties de terrain[modifier | modifier le code]

Par une ligne latérale : l'équipe qui a touché le ballon en dernier concède une touche à l'équipe adverse. La remise en jeu s'effectue par un lancer de ballon depuis l'extérieur du terrain, à l'emplacement de la sortie de ballon, par un joueur de cette équipe adverse devant mettre un pied sur la ligne de touche.

Par une ligne arrière : le ballon revient au gardien si c'est un joueur adverse ou le gardien lui-même qui le met derrière la ligne. Si c'est un défenseur qui touche en dernier le ballon, et que le ballon va derrière sa propre ligne de but (en la contrant par exemple), c'est l'équipe adverse qui le récupère par le biais d'un jet de coin (équivalent du corner au football), sauf si le gardien retouche cette balle en restant dans la zone des 6 mètres.

Positions défensives[modifier | modifier le code]

La position des joueurs sur le terrain près du but dépend des tactiques mises en place. La plus classique est la position dite en « 5-1 » (ou 1-5); elle consiste à défendre sur la zone pour les 5 afin de contrer les tirs de loin ou de parer les 1 contre 1, et à prendre un adversaire jugé dangereux en strict ou à contrer les passes pour le défenseur en avant. La position dite en « 6-0 » (ou 0-6) est tout aussi courante. D'autres existent, plus rares ; on peut citer la position dite en « 4-2 » (ou 2-4), en 3-3 ou 1-2-3 (3-2-1).

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Échelle des sanctions[modifier | modifier le code]

Yellow card.svg Avertissement[modifier | modifier le code]

  • Attribution : 1 par joueur avec non pas une réelle limite de 3 cartons jaunes pour chaque équipe mais une logique de passer aux 2 minutes de part l'arbitre. Un officiel peut aussi être sanctionné d'un avertissement, dans la limite d'un seul avertissement pour l'ensemble des officiels d'une même équipe.
  • Action en cause : Mise en garde des équipes sur des actions de jeu jugées limites.

2 Minuten.png Exclusion temporaire[modifier | modifier le code]

  • Attribution : 3 par joueur au maximum et 1 pour l'ensemble des officiels d'une équipe.
  • Actions en cause : Actes antisportifs
    Action présentant un risque pour l'intégrité physique d'un joueur adverse
    Entrée irrégulière sur le terrain
    Contestation
    Simulations

Red card.svg Disqualification[modifier | modifier le code]

  • Attribution : 1 par joueur et entraîneur
  • Actions en cause : Voie de fait
    Acte antisportif grossier
    Actes antisportifs répétés
    Action particulièrement dangereuse pour l'intégrité physique d'un joueur adverse
    Action irrégulière en fin de rencontre en vue de préserver le score
    Forte contestation
    Succession de 3 exclusions données à un même joueur
  • Remarque : l'expulsion et le geste l'accompagnant ont été retirés des règlements par la Fédération française de handball en 2010. Les joueurs méritant une expulsion se voient disqualifiés et seront l'objet d'un rapport transmis aux instances compétentes.


Temps mort d'équipe[modifier | modifier le code]

Temps mort posé sur la table de marque

Chaque équipe peut bénéficier de trois temps mort par partie. Symbolisé par un carton vert numéroté T1, T2 ou T3, il est d'une durée de 1 minute. L'obtention de cette coupure de jeu nécessite d'être en possession du ballon et de déposer son carton vert à la table de marque. La table arrête le chronomètre et désigne aux arbitres l'équipe qui vient de déposer le temps mort. L'utilisation d'un temps mort n'est pas obligatoire. Deux temps mort au maximum peuvent être utilisés lors de chaque mi-temps. Un seul est autorisé par équipe dans les 5 dernières minutes du match. Entre deux temps morts d’une équipe, l’adversaire doit avoir été au moins une fois en possession du ballon. À l'issue du temps mort les équipes reprennent le jeu à l'endroit où il s'est arrêté.

Arbitrage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arbitre de handball.
Nordine Lazaar et Laurent Reveret, arbitres internationaux français.

Au handball, les rencontres sont dirigées par un binôme de deux arbitres, ou par un arbitre en -11 ou -13 ans assistés par deux officiels chargés de tenir la table de marque (secrétaire et chronométreur) et, dans les compétitions nationales et internationales, par un délégué de l'instance organisatrice. Les arbitres sont placés de manière à embrasser le jeu de manière globale mais sans en être trop éloignés afin de voir toutes les actions de jeu, régulières et irrégulières, qui sont faites par les joueurs. Chaque arbitre est tour à tour arbitre dit de champ et de zone et échangent régulièrement leur place au cours de la rencontre afin que l'arbitrage ainsi rendu soit le plus équitable possible.

En France, c'est la Commission centrale d'arbitrage, commission de la FFHB, qui est chargée de la formation, du suivi, des désignations et du développement du corps arbitral. Cette commission est relayée au niveau des ligues par des Commissions régionales d'arbitrage puis, au niveau des comités départementaux, par des commissions départementales d'arbitrage.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Principales compétitions internationales[modifier | modifier le code]

Mis à part la tentative isolée en 1936, le handball moderne fait son entrée au programme olympique en 1972, à l'occasion des Jeux de Munich. La Yougoslavie s'impose chez les hommes tandis que l'URSS remporte l'or chez les femmes. Ces deux nations dominent dès lors les palmarès internationaux. Avant cette date, les championnats du monde constituaient le seul rendez-vous planétaire, voyant s'imposer à l'époque des nations comme l'Allemagne, la Tchécoslovaquie, la Suède et la Roumanie. Avec la professionnalisation de certains championnats nationaux en Europe occidentale et l'éclatement de l'URSS et de la Yougoslavie, la France (double championne olympique en 2008 et 2012, quadruple championne du monde en 1995, 2001, 2009, 2011 et triple championne d'Europe en 2006, 2010 et 2014) ou plus récemment l'Espagne (championne du monde en 2005) ont également pu décrocher quelques titres majeurs. Lors des championnats du monde masculins de 2007, l'Allemagne, qui jouait sur ses terres, a été sacrée championne du monde face à la Pologne grâce à une victoire 29 à 24.

Le handball international est dominé par les pays européens, chez les hommes comme chez les femmes. Seule exception notable, la Corée du Sud, dont l'équipe féminine fut double championne olympique en 1988 et 1992 et trois autres fois finaliste, et championne du monde en 1995. La Tunisie, l'Égypte et l’Algérie chez les hommes, et l'Angola chez les femmes font partie des nations non-européennes qui se qualifient régulièrement pour les phases finales des grands tournois internationaux.

Au niveau des clubs, l'épreuve reine est la Ligue des champions, anciennement Coupe d'Europe des clubs champions, qui met aux prises les meilleurs clubs européens depuis 1956 pour les hommes et 1960 pour les femmes. Les autres continents se sont dotés de compétitions similaires, à l'image de la Ligue des champions africains qui fut créée en 1979.

Principales compétitions nationales[modifier | modifier le code]

Les trois principaux championnats masculins sont[13] :

En Allemagne, les équipes de Kiel (18 fois champion d'Allemagne), Gummersbach, Flensburg et Hambourg dominent le championnat. En France, Montpellier domine depuis 1995 (14 fois champion de France). Chambéry, Dunkerque, Nantes, Saint-Raphaël et, depuis la saison 2012-2013, le Paris Saint-Germain entre autres se disputent les accessits. En Espagne, le FC Barcelone, Atlético de Madrid, Pampelune et León se partagent les titres. Lieu d'origine du sport, grâce à ses infrastructures, ses salles, son public et ses capacités financières, le championnat d'Allemagne est le plus puissant, devant celui d'Espagne puis de France. Le handball n'est pas aussi populaire au niveau mondial que de nombreux sports, donc les salaires des joueurs professionnels sont bien inférieurs à ceux d'autres sports.

Outre ces trois épreuves majeures, il existe des compétitions à élimination directe dans ces pays : Coupe d'Allemagne, Coupe d'Espagne et Coupe de France. Le Danemark, la Slovénie et la Russie proposent également des compétitions de haut niveau.

Les trois principaux championnat féminins sont[14] :

Au Danemark, le Slagelse DT a dominé un temps mais a aujourd'hui disparu au profit de Viborg HK et Randers HK. En Hongrie, Győr domine le championnat. Les clubs norvégien de Larvik HK, autrichien de Hypo Niederösterreich et slovène de Krim Ljubljana font également partie des meilleures équipes européennes. En France, les principales équipes qui sont en compétition pour la première place dans le championnat français sont : Metz, Le Havre, Nîmes, Toulon St-Cyr Var.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Principales catégories[modifier | modifier le code]

Tir en suspension.

Pratiques et variantes[modifier | modifier le code]

Vocabulaire spécifique[modifier | modifier le code]

  • Le chabala (aussi appelée feuille morte par certaine personne, à distinguer du lob) est un tir où le joueur lève son bras assez haut puis le redescend (pour faire baisser les bras du gardien) tout en faisant passer son poignet sous la balle afin d'en ralentir la vitesse en lui donnant un effet rétro. La balle passe juste au-dessus de la tête du gardien qui, en général, a fermé les yeux par réflexe.
  • Le kung-fu est une combinaison d'attaque dans laquelle le tireur ayant sauté en l'air au-dessus de la surface de but, reçoit la balle et, dans un même geste, tire en direction du but adverse avant d'être retombé sur le sol (ce qui sinon serait pénalisé). Inventée par le handballeur allemand Bernhard Kempa, cette figure est d'ailleurs aujourd'hui appelé Kempa-Trick (la feinte de Kempa) en allemand alors qu'en français, elle fait référence à l'art martial du même nom connu pour être acrobatique : le kung fu. Une variante, appelée double kung-fu, consiste à ce qu'un joueur ayant sauté au-dessus de la surface de but reçoive une passe et fasse à son tour une passe à un autre joueur, lui-même ayant sauté au-dessus de la surface de but, afin que ce dernier marque un but. Ce genre de combinaison est très spectaculaire, et peut être considéré comme l'équivalent du alley-oop au basket-ball.
  • La roucoulette est un tir qui consiste à donner à la balle un effet rotatif grâce à un coup de poignet. La balle est alors redirigée vers le but lors du rebond. Ce tir est surtout utilisé par les ailiers pour trouver la faille lorsque le gardien s'est bien positionné pour fermer l'angle. Un des maîtres en la matière est le joueur allemand Uwe Gensheimer. L'espagnol Juanin Garcia et les français Luc Abalo et Jackson Richardson en sont également des spécialistes.
  • Le schwenker est un geste qui permet à l'arrière de se faufiler au travers de la défense pour pouvoir tirer à 6 m. Le joueur part pour effectuer un tir en suspension, mais au moment du tir, il feinte le tir, redescend de son saut en posant un dribble au sol puis enchaîne par un nouveau mouvement vers le but en prenant de court la défense qui n'est plus sur ses appuis. La difficulté technique du Schwenker réside dans le rebond entre les deux phases : le ballon doit absolument rebondir avant que le joueur ne retouche le sol, sinon l’arbitre sifflera un marcher. Le geste a été inventé par Hinrich Schwenker à l'époque où le handball se jouait sur herbe à 11 contre 11…

Abréviations[modifier | modifier le code]

Une liste non exhaustive des principales abréviations utilisées dans le handball, notamment le nom des clubs, est :

Abr. Signification Langues Traduction Exemples
DHC Dames Handbal Club Néerlandais - DHC Waasmunster
DHC Meeuwen
HB Handball Français, ...
Néerlandais
- Montpellier HB
HB Sint-Truiden
HBC HandBall Club Français, ... - HBC Nantes
HC Handball Club
Handbal Club
Allemand, Italien, Roumain, ...
Néerlandais
- HC Erlangen, Saint-Pétersbourg HC, HC Lada
HC Rhino, Initia HC Hasselt, United HC Tongeren
HK Handbold Klub Danois, Norvégien, ... - Viborg HK, Larvik HK
BM Balonmano Espagnol Handball BM Ciudad Real
CB Club Balonmano Espagnol Club de handball CB Ademar León
(Ž)RK (Ženska) Rukometni Klub Serbo-croate Club de handball (féminin) RK Zagreb, ŽRK Budućnost Podgorica
(Ženski) Rakometen Klub Macédonien Club de handball (féminin) RK Metalurg Skopje, ŽRK Vardar Skopje
Rokometni klub Slovène Club de handball RK Celje, RK Krim
KC Kézilabda Club Hongrois Club de handball MKB Veszprém KC
PM Pallamano Italien Handball PM Trieste
HV Handbal vereniging Néerlandais, Flamand Association de handball HV KRAS/Volendam
HT Handball Team Anglais Équipe de handball HT Tatran Prešov

Médias[modifier | modifier le code]

Les principaux médias spécialisés sur le handball sont :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nombre de clubs et de licenciés depuis 1941 », sur Site de la fédération française de handball
  2. Alain Rey (dir), Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaires Le Robert, 1998, p. 1683.
  3. a et b Wojciech Liponski, L'encyclopédie des sports, Grund, Édition française 2005,‎ 2003, p. 229. Poznan.
  4. Coll., Le sport et les Français pendant l'occupation, Paris, L'Harmattan, 2002, tome 1, p. 236-237
  5. Histoire de la FFHB sur son site officiel
  6. http://www.ff-handball.org/pratiquer/le-handball/regles/02-temps-de-jeu-signal-de-fin-et-time-out.html
  7. a et b « Livret de l'arbitrage » [PDF],‎ mars 2014 (consulté le 05 mai 2014), p. 11, paragraphe 2.1
  8. 6 mètres : distance mesurée du bord postérieur de la ligne de but au bord antérieur de la ligne de la surface de but.
  9. Rayon de 6 mètres : distance mesurée de l'arête interne postérieure des montants du but.
  10. 4 mètres : distance mesurée du côté postérieur de la ligne de but au côté antérieur de la ligne de limitation du gardien de but.
  11. 7 mètres : distance mesurée à partir du côté postérieur de la ligne de but au côté antérieur de la ligne de tir.
  12. a et b « Réglement du ballon » [PDF], sur Fédération internationale de handball,‎ septembre 2007 (consulté le 08 juin 2014), p. 3
  13. [PDF](en) « European Cup rankings for 2013/14 season - Men », sur Site officiel de l'EHF,‎ 13 juillet 2012 (consulté le 18 avril 2013)
  14. [PDF](en) « European Cup rankings for 2013/14 season - Women », sur Site officiel de l'EHF,‎ 13 juillet 2012 (consulté le 18 avril 2013)

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