Han Yu

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Dans ce nom, le nom de famille, Han, précède le nom personnel.

Han Yu

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Gravure de 1743

Naissance 768
Chine
Décès 824
Langue d'écriture chinois
Mouvement guwen
Genres essai

Han Yu (chinois 韓愈), né en 768, mort en 824, est un prosateur, poète et philosophe de l'époque des Tang. On le considère traditionnellement comme l'un des trois grands écrivains de cette période, avec Li Bai et Du Fu[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Noms
Chinois traditionnel: 韓愈
Chinois simplifié: 韩愈
Pinyin: Hán Yù
Zì 字: Tuìzhī 退之
Hào 號: Chānglí 昌黎
Shì 謚: Wén 文

Han Yu est l'initiateur du mouvement pour la langue ancienne (古文運動, dit aussi « style antique »). Il s'agit moins en réalité d'imiter le style de l'Antiquité que d'une réaction contre la prose ornée, en phrases parallèles, en faveur depuis les Han jusqu'aux Tang, dans le but de revenir à un style plus direct, plus dépouillé. Han Yu est aussi poète, mais ce sont ses essais qui ont fait sa réputation, essais qui se caractérisent par leur côté moral, même s'il sait parfois faire preuve d'humour[2].

Dans un essai intitulé Le Dao originel, il tente d'acclimater les concepts clefs du Taoïsme à l'éthique confucéenne. Il préconise aussi de mettre fin aux agissements des taoïstes et des bouddhistes en les chassant de leurs monastères et en brûlant leurs livres. Ce souhait se réalisera en 845 lors de la grande vague de persécution qui mit fin à l'âge d'or du bouddhisme en Chine.

Sa doctrine se résume ainsi : le bouddhisme et le taoïsme sont subversifs pour la moralité publique, tandis que l'éthique confucéenne est la base de la stabilité politique et sociale.

Banni sous les Tang pour avoir fustigé dans des termes d'une rare violence le culte des reliques du Bouddha, il fut considéré comme le saint-patron de la renaissance confucéenne sous les Song.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vadime et Danielle Elisseeff, La civilisation de la Chine Classique, Arthaud, Paris, 1987), p.448.
  2. Pimpaneau 1989, p. 441.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources anciennes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Pimpaneau, Chine. Histoire de la littérature, Éditions Philippe Picquier, Arles, 1989, rééd. 2004, 452 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]