Han Yu

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Han Yu
Noms
Chinois traditionnel: 韓愈
Chinois simplifié: 韩愈
Pinyin: Hán Yù
Zì 字: Tuìzhī 退之
Hào 號: Chānglí 昌黎
Shì 謚: Wén 文


Dans ce nom asiatique, le nom de famille, Han, précède le prénom.

韓愈 Han Yu (768 - 824) est un prosateur, poète et philosophe de l'époque des Tang. On le considère traditionnellement comme l'un des trois grands écrivains de cette période, avec Li Bai et Du Fu[1].

Il lança le mouvement pour la langue (古文運動), qui ne visait pas tant a imiter la prose antique qu'à débarrasser la prose du style fleuri en phrase parallèles qui avait prévalu des Han aux Tang, pour revenir à un style plus direct, plus dépouillé. Poète, il est surtout connu pour ses essais, dont certains ne manquent pas d'humour malgré leur côté moral.

Dans un essai intitulé Le Dao originel, il tente d'acclimater les concepts clefs du Taoïsme à l'éthique confucéenne. Il préconise aussi de mettre fin aux agissements des taoïstes et des bouddhistes en les chassant de leurs monastères et en brûlant leurs livres. Ce souhait se réalisera en 845 lors de la grande vague de persécution qui mit fin à l'âge d'or du bouddhisme en Chine.

Sa doctrine se résume ainsi : le bouddhisme et le taoïsme sont subversifs pour la moralité publique, tandis que l'éthique confucéenne est la base de la stabilité politique et sociale.

Banni sous les Tang pour avoir fustigé dans des termes d'une rare violence le culte des reliques du Bouddha, il fut considéré comme le saint-patron de la renaissance confucéenne sous les Song.

[modifier] Notes et références

  1. Vadime et Danielle Elisseeff, La civilisation de la Chine Classique (Paris, Arthaud, 1987), p.448.

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