Hamster russe

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Le Hamster russe (Phodopus sungorus) est un petit rongeur de la famille des Muridés. C'est une espèce de Hamsters nains, à dos rayé et à couleur variable en hiver, originaire des steppes d'Asie centrale. En Europe, il est souvent adopté comme animal de compagnie.

Le Hamster russe est aussi appelé Hamster de Dzoungarie[1] ou Hamster nain de Djoungarie[2].

Description de l'espèce[modifier | modifier le code]

Seule une observation attentive permet de distinguer le hamster russe des deux autres espèces de hamsters du genre Phodopus.

Caractéristiques[3]:

  • Durée de vie : de 1 an ½ à 3 ans ½ maximum et s'il est en bonne santé. 2 ans en moyenne ;
  • Poids adulte : de 19 à 40 g. Le mâle est en général plus gros que la femelle. Le poids du hamster russe évolue aussi en fonction de la durée du jour : lorsque les jours raccourcissent, le hamster russe perd du poids[4] ;
  • Longueur adulte (sans la queue) : de 8 à 10 cm ;
  • Longueur de la queue : 4 à 5 mm ;
  • Gestation moyenne : 16 à 21 jours :
  • Nombre de petits par portée : 2 à 12 en moyenne 6 ;
  • Sevrage possible dès : 4 à 5 semaines ;
  • Maturité sexuelle : 28 jours environ mais il est conseillé de reproduire son hamster à l'âge de 3 mois, sinon cela risque de perturber sa croissance.


Comme les autres hamsters nains, le hamster russe a quatre doigts aux pattes avant et cinq aux pattes arrière. Le cinquième doigt est atrophié au point d’être presque invisible. Les pattes et doigts sont couverts de fourrure. Malgré ses grands yeux, il ne voit pas bien, en particulier de jour. Par contre, le placement de ses yeux et leur taille lui permettent de voir dans quasiment toutes les directions[5]. Il a l’ouïe fine et peut même entendre certains ultrasons, tout comme les chiens.

Le hamster russe mâle possède, comme le Hamster de Campbell, une glande ventrale visible dont il utilise les sécrétions pour marquer son territoire et deux abajoues dont il se sert pour transporter de la nourriture qu’il ne consomme pas immédiatement.

Les abajoues sont des protrusions de la muqueuse buccale qui s'étendent presque jusqu'aux pattes arrière et permettent au hamster d'emmagasiner sa nourriture dans son terrier.

Couleurs[modifier | modifier le code]

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Les hamsters russes ont une moins grande variété de couleurs que les hamsters syriens et Campbell, qui comptent une grande variété de couleurs et de marquages. En cours d'année, le hamster va subir des transformations de couleur, notamment chez le saphir et le sauvage (c'est ce que l'on appelle la mue). Durant cette période, le hamster va s'éclaircir (automne) ou au contraire foncer (hiver). Cette période provoque chez le hamster une fatigue et un amaigrissement léger.

Seules deux couleurs sont actuellement reconnues dans les concours :

  • Couleur « sauvage », appelé aussi « ordinaire » ou encore « agouti ». La robe est grise avec une ligne noire sur le dos ainsi que trois arcs blancs sur le côté du ventre, il a le ventre blanc ou gris ;
  • Couleur « saphir » ou « bleu ». La robe est d’un gris pâle avec une ligne gris-bleu sur le dos. On a tendance à dire « saphir » pour éviter de confondre cette couleur avec la nouvelle mutation « bleu russe ».

Depuis quelques années, plusieurs mutations sont apparues mais ces couleurs ne sont pas encore reconnues pour les russes :

  • Saphir ;
  • Mandarine (ne pas reproduire deux mandarine ensemble car le gène est létal) ;
  • Brun ;
  • Noir ;
  • Beige ;
  • Camel ;
  • Bleu russe ;
  • Dove ;
  • Chocolat (dus au gène Moscow qui provoque une certaine dégénérescence chez le hamster russe).

Il existe aussi des marquages que l'on peut voir combiner aux couleurs de base :

  • Perle (qui va éclaircir la couleur de base) (ne pas reproduire deux gènes perles car il est létal pour les petits) ;
  • Merle (qui va créer des « taches » blanches ; il existe deux types de marquage merle) ;
  • Umbrous (qui va foncer la partie basse de la couleur du hamster) ;
  • Tacheté (va créer quelques petites taches blanches sur l'ensemble de la fourrure, c'est le résultat d'un croisement entre un russe et un campbell. S'il y a plusieurs reproductions avec ces hybrides, les petits ne survivront pas au delà de 3 semaines).

À noter qu’il y a toujours une ligne dorsale plus foncée que la couleur de base. De plus, il existe les yeux noirs et les yeux rouges qui vont aussi influer sur la couleur définitive du hamster.

Beaucoup de ces couleurs sont à la base issues d’un croisement entre un Campbell et un russe, mais en les reproduisant pendant plusieurs générations avec des russes purs, il a été possible d’obtenir des hamsters qui ont conservé les caractéristiques de la race russe. Par contre, certaines de ces couleurs ont gardé des séquelles de ces croisements de race avec des Campbells (par exemple : le syndrome de la tête penchée chez les beiges). La plupart de ces mutations sont encore en cours de perfectionnement chez des éleveurs à l'étranger (notamment aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre).


Dans toutes les couleurs de russes, on peut observer un changement de couleur en automne[6]. En effet, lorsqu’il y a une baisse de luminosité quand approche l’hiver, le pelage de ces hamsters devient de plus en plus blanc[7]. Ce blanchiment est plus ou moins marqué selon les individus. Seule une ligne gris pâle reste parfois sur le dos. C’est aussi pour cette raison que les hamsters russes sont aussi populaires.

Habitat et comportement dans la nature[modifier | modifier le code]

Paysage de steppe au Kazakhstan, l'habitat naturel du hamster russe.

Le Hamster russe vit à l'état sauvage dans des steppes semi-arides d’Asie centrale.

Il est originaire des déserts de sable et steppes semi-désertiques de Sibérie et du Kazakhstan où les températures descendent jusqu’à -20 °C et où il ne tombe qu’un peu plus de 300 mm d’eau par an. Ainsi le hamster russe et le hamster de Campbell ne peuvent pas se côtoyer dans la nature[8].

Le hamster russe est un animal essentiellement nocturne : c’est la nuit qu’il vit, même s’il lui arrive d’avoir de courtes périodes d’activité pendant la journée.

Le hamster russe est une espèce nidicole : il fait des nids dans lesquels les petits naissent nus et aveugles, en général de nuit. Le nid sert aussi d’abri pour dormir. Dans son milieu naturel, le hamster russe creuse des galeries dans lesquelles il installe son nid et stocke des réserves de nourriture. Selon une étude faite en 2001, le hamster russe est capable de reproduire l’orientation de son nid lorsqu’il reconstruit celui-ci et qu’il s’aide pour cela d’un compas magnétique[9].

C’est en novembre que le hamster russe est le plus actif. Il est le moins actif en février et mars.

Parmi les prédateurs naturels du hamster russe, se trouvent le Hibou grand-duc (Bubo bubo), l’Aigle des steppes (Aquila nipalensis), le Faucon sacre (Falco cherrug) et le Renard corsac (Vulpes corsac).

Le hamster russe et l'Homme[modifier | modifier le code]

Animal de laboratoire[modifier | modifier le code]

Le hamster russe est un sujet d'études scientifiques dans les domaines suivants : hibernation, alimentation[10], l'orientation magnétique[11], le développement folliculaire[12], le diabète de type 2, etc.

Animal de compagnie[modifier | modifier le code]

Plusieurs jeunes hamsters russes élevés en captivité.

Le hamster russe a été domestiqué en France dès les années 1970. Depuis quelque temps beaucoup de produits commercialisés sont faits spécifiquement pour eux.

En Europe, il est le plus connu et le plus répandu[réf. nécessaire] des hamsters nains domestiques[13].

Soins en captivité[modifier | modifier le code]

Bien que plus petits que les autres hamsters, les hamsters nains ont besoin de beaucoup d’espace pour se sentir à l’aise. En effet, les hamsters nains sont par nature plus actifs que leurs cousins hamsters syriens : ils courent et creusent beaucoup. Dans son milieu naturel, le hamster russe court moins longtemps et moins loin que le hamster de Campbell [14]. Cela explique peut-être pourquoi le hamster russe est plus facile à apprivoiser que le hamster de Campbell.

Le hamster nain russe, comme la plupart des hamsters, est un animal solitaire. La règle d'or est 1 hamster = 1 cage, à moins de disposer d'un très grand espace (supérieur à 5 000 cm²).

Toutefois, ces hamsters ont besoin d'un espace suffisant pour leur développement, c'est-à-dire qu'il faut une cage d'environ 70 cm en longueur 40 cm en largeur et 40 cm en profondeur avec une épaisseur de litière suffisante pour que le hamster puisse creuser, plusieurs cachettes (maison), des jeux, des rampes ainsi qu'une roue d'environ 20 cm de diamètre car même si ce sont de petits animaux, ils ont besoin de garder le dos bien droit afin d'éviter tout problème de scoliose.

La spécificité des hamsters nains est que, contrairement aux autres hamsters, ils aiment prendre des bains de terre, il est donc important d'ajouter dans leur cage un bac de sable à chinchilla. Le bain aide à ce que le hamster se débarrasse des petites peaux mortes contenues dans son pelage et le sable le rend beau et doux.

Comme l’indique P. Bartlett dans son livre[15], il semble que le hamster russe provoque plus d’allergies que les autres hamsters domestiques[16]. Il arrive aussi que ses morsures provoquent des chocs anaphylactiques[17].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il leur faut une alimentation adaptée à leurs besoins, qui se constitue de 80 % de graines, 40% de fruits et de légumes sec, 10 % de protéines végétales, 3 % de protéines animales, 5 % de matières grasses, 5 % de cellulose à 6 % d'humidité et 4 % de cendres environ. Afin de subvenir aux besoins en protéines animales, il est conseillé de donner des vers de farine vivants ou secs. Il peut également consommer une larve fraîche de balanin des noisettes[réf. nécessaire].

Le hamster est un rongeur omnivore, ce qui signifie que son alimentation doit contenir un apport en protéines d’origine animale: mini-morceaux de viande fraîche[réf. nécessaire].

Tempérament[modifier | modifier le code]

Les hamsters russes sont la deuxième espèce la plus facile à apprivoiser, la première étant le hamster doré. Mais de tous les hamsters nains, le hamster nain russe est le plus facile à apprivoiser et le plus docile et sociable. Malgré tout, cette espèce de hamster n’est pas idéale pour les enfants à cause de leur petite taille, ils glissent facilement entre les doigts, et bien que sociables, ils sont très furtifs. Ils vivent presque exclusivement la nuit. Le hamster russe est très gentil s'il est bien apprivoisé, il peut cependant y avoir des exceptions, il peut y avoir un hamster russe plus difficile à apprivoiser qu'un autre, cela dépend des caractères comme chez toutes les espèces de hamsters[réf. nécessaire]on dit souvent que les mâles seraient plus docile que les femelles et conviendraient plus a un enfant.mais ce sont des clichés,car il n'est pas rare d'avoir des femelles plus douces que les mâles.

Reproduction[modifier | modifier le code]

En captivité, étant donnée la très courte période de gestation, il serait possible à un couple, laissé ensemble en permanence, d'avoir une dizaine de portées en un an. Cependant, le nombre de portées à l’état naturel étant de 3 à 4, réparties d’avril/mai à septembre, il est souhaitable de séparer mâles et femelles à intervalles réguliers, de manière à ne pas soumettre les hamsters à des conditions de vie pour lesquelles ils ne sont pas adaptés.

Cette espèce de hamster est très ressemblante au Hamster de Campbell mais il ne faut en aucun cas tenter de les faire se reproduire ensemble. Les petits hamsters hybrides croisés Campbell/russes sont souvent malformés ou ont des problèmes génétiques. De plus, les mises-bas portent souvent préjudice à la mère, comme les gabarits des deux espèces ne sont pas exactement semblables. Celle-ci et ses bébés mourront souvent prématurément[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  2. (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. ISBN 0444518770, 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  3. Différents auteurs indiquent des caractéristiques légèrement différentes. Celles indiquées ci-dessous sont compatibles avec celles données dans les ouvrages mentionnés en référence.
  4. (en)[PDF]« PC1/3 and PC2 Gene Expression and Post-Translational Endoproteolytic Pro-Opiomelanocortin Processing is Regulated by Photoperiod in the Seasonal Siberian Hamster (Phodopus sungorus) », lien
  5. C’est ainsi qu’il peut voir une main s’approcher de lui par l’arrière et s’enfuir
  6. Par contre, le pelage du Hamster de Campbell ne blanchit pas en hiver
  7. Une photographie mettant en évidence ce changement de couleur est présentée dans un article scientifique (voir en page 3)
  8. La Mandchourie est aussi parfois mentionnée à tort car c’est en fait le hamster de Campbell qui en est originaire. Ainsi, les hamsters russes étudiés dans une étude scientifique provenaient de Karasuk, à la frontière entre la Russie et le Kazakstan, alors que les hamsters de Campbell provenaient d’Erzin, à la frontière entre la Russie et la Mongolie. Ces deux localités sont séparées par plus de 1 200 km
  9. Learned magnetic compass orientation by the Siberian hamster, Phodopus sungorus
  10. Effect of temperature on preference for dietary unsaturated fatty acids in the Djungarian hamster (Phodopus sungorus)
  11. Learned magnetic compass orientation by the Siberian hamster, Phodopus sungorus
  12. Follicular Development in Immature Djungarian Hamsters (Phodopus sungorus) and the Influence of Exogenous Gonadotropins
  13. En Amérique du Nord, c’est le Hamster de Campbell (Phodopus campbelli) qui est le plus connu et le plus répandu des hamsters nains domestiques
  14. Journal of Mammalogy
  15. Bartlett, Patricia Pope (2003). The Hamster Handbook. Hauppauge, NY : Barron’s. ISBN 0-7641-2294-0
  16. Voir aussi :
    • Berto, J. M. et al. (2002). Siberian hamster: a new indoor source of allergic sensitization and respiratory disease. Allergy 57 (2) 155-159.
    • Niitsuma, T. et al. (2004). Thirty cases of bronchial asthma associated with exposure to pet hamsters. J Invest Allergol Clin Immunol 14 (3) 221-224.
  17. Niitsuma, T et al. (2003). Two cases of anaphylaxis after dwarf hamster bites. Allergy 58 (10) 1081.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bartlett, Patricia Pope (2003). The Hamster Handbook. Hauppauge, NY : Barron’s. (ISBN 0-7641-2294-0)
  • Schmidt-Röger, Heike (2006). Les Hamsters. Paris : Ulmer. (ISBN 978-2-84138-249-1)
  • Vanderlip, Sharon Lynn (1999). Dwarf Hamsters. Hauppauge, NY : Barron’s. (ISBN 0-7641-1085-3)