Hamparsum Limonciyan

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Hamparsum Limonciyan
Համբարձում Լիմոնջեան

Naissance 1768
Constantinople
Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman
Décès 29 juin 1839 (à 71 ans)
Constantinople
Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman
Activité principale compositeur
musicien (violon[précision nécessaire], tambur)
théoricien
Style musique arménienne
Lieux d'activité Constantinople
Maîtres Krikor Karasakalyan
Senne Bogos
Hovhannes Çelebi Düzyan
Descendants Zenop Limonciyan (fils)[Note 1]

Œuvres principales

Chants arméniens :
Qui est le mieux (Ով ամենապայծառ)
Il n'y en a pas d'autre comme toi (Համեմատ քեզ ոչ գո նման)
Noble Hmayak (Վեհ Հմայակ)
Actes de courage (Գործք քաջության)
Réveille-toi, réveille-toi (Զարթիր, զարթիր)

Hamparsum Limonciyan (en arménien : Համբարձում Լիմոնջեան), né en 1768 à Constantinople et mort le 29 juin 1839, est un compositeur arménien.

Années de jeunesse[modifier | modifier le code]

Représentation d'un derviche.
(1836)

Hamparsum Limonciyan est né en 1768 dans le disctrict de Beyoğlu à Constantinople, aujourd’hui Istanbul. Il est le fils de Sarkis et Gaderina Limonciyan qui se sont installés, en provenance de Harput, ville située à l'est de la Turquie actuelle, peu avant sa naissance.

Il se marie en 1795 (à 27 ans) et deviendra père de six enfants, dont Zenop Limonciyan[Note 1].

Formation musicale[modifier | modifier le code]

Hamparsum Limonciyan apprend la musique arménienne auprès de différents professeurs : Krikor Karasakalyan[Note 2], Senne Bogos[Note 3] et surtout Hovhannes Çelebi Düzya.

Il va alors commencer à fréquenter les Mevlevis d'Istanbul, ces lieux de rassemblement de derviches de l'ordre mevlevi ; il s'y initie alors à la musique turque. Cela lui permet également de rencontrer Hammamizade İsmail Dede Efendi, l'un des plus grands compositeurs de musique turque du XIXe siècle.

Le musicien[modifier | modifier le code]

Le sultan Selim III représenté par Kapidagli (1803).

Commence alors sa véritable carrière de musicien (violon[précision nécessaire] et tambûr), de compositeur et de théoricien de la musique classique ; en effet, il est admis régulièrement à la cour du sultan Selim III — lui-même grand amateur de musique et écrit de nombreuses compositions.

Le compositeur[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Musique arménienne et Chant arménien.

Il est l'auteur de nombreux chants arméniens, en particulier :

  • Qui est le mieux (en arménien : Ով ամենապայծառ) ;
  • Il n'y en a pas d'autre comme toi (en arménien : Համեմատ քեզ ոչ գո նման) ;
  • Noble Hmayak[Note 4] (en arménien : Վեհ Հմայակ) ;
  • Actes de courage (en arménien : Գործք քաջության) ;
  • Réveille-toi, réveille-toi (en arménien : Զարթիր, զարթիր).

Le théoricien de la musique[modifier | modifier le code]

Le sultan Selim III déplore l'absence d'un système de notation unique pour transcrire la musique. Le sultan propose alors à Hamparsum Limonciyan d'une part et à Hammamizade İsmail Dede Efendi d'autre part, de réfléchir à l'invention d'un tel système.

Travaillant activement à cette innovation, entre 1813 et 1815, son système — la « notation Hamparsum » ou encore la « nouvelle notation arménienne » — supplantera la proposition finale de Hammamizade İsmail Dede Efendi (système basé sur l'utilisation d'un abjad, c'est-à-dire d'un alphabet consonantique, au contraire du système de Limonciyan, basé lui, sur l'utilisation de neumes) dans son utilisation ultérieure ; en effet, jusqu'à aujourd'hui cette notation est particulièrement utilisée par la musique turque et par la musique arménienne, notamment par l'Église apostolique arménienne pour la transcription des chants arméniens.

La « nouvelle notation arménienne »[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Notation musicale arménienne et Khaz.
Exemple de la notation inventée par Limonciyan dans un ouvrage liturgique datant de 1922.

Utilisant ce système qu'il a créé, Hamparsum Limonciyan va transcrire une grande partie des compositions musicales de la musique turque du XVIIIe siècle ; il rassemblera l’ensemble de ces transcriptions dans six ouvrages[Note 5], d'ailleurs présentés au sultan Selim III.

En musique arménienne, ce système va, petit à petit, supplanter l'« ancienne notation arménienne » qui était pourtant utilisée depuis le XIVe siècle.

Les notes dans la nouvelle notation[modifier | modifier le code]

Hamparsum Limonciyan a utilisé une partie de cette « ancienne notation arménienne », notamment en utilisant les neumes (khaz, en arménien : խազ) provenant de cette ancienne notation. Une hauteur musicale est alors représentée par l'un des quarante cinq neumes disponibles dans la « nouvelle notation arménienne ». De plus, il faut préciser qu'il y a quatorze notes par octave sur un éventail de trois octaves et un demi-ton.

Autres symboles de la nouvelle notation[modifier | modifier le code]
  • Le tilde représente le dièse, c'est-à-dire l'augmentation d'un demi-ton ; une seconde utilisation du tilde est l'augmentation ou la diminution d'une note d'une octave.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Zenop Limonciyan, né en 1810 et mort en 1866, musicien et joueur de ney.
  2. Krikor Karasakalyan, né en 1736 et mort en 1808, musicien.
  3. Senne Bogos, né en 1746 et mort en 1826, musicien.
  4. Hmayak (Վեհ Հմայակ) est un prénom arménien.
  5. Deux de ces six ouvrages existent toujours : ils sont conservés au Conservatoire de Musique d'Istanbul.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hampartsoum Limondjian » (voir la liste des auteurs)

(hy) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en arménien intitulé « Համբարձում Լիմոնջյան » (voir la liste des auteurs)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]