Hambers
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| Hambers | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Pays de la Loire | |
| Département | Mayenne | |
| Arrondissement | Mayenne | |
| Canton | Bais | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Coëvrons | |
| Maire Mandat |
Bertrand Chesnay 2008-2014 |
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| Code postal | 53160 | |
| Code commune | 53113 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
601 hab. (2010) | |
| Densité | 23 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 260 m (min. : 112 m) (max. : 291 m) | |
| Superficie | 25,93 km2 | |
| Localisation | ||
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Hambers est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire, peuplée de 601 habitants[Note 1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Histoire [modifier]
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De nombreux vestiges attestent d'une présence humaine préhistorique sur le territoire de la commune.
Avant la Révolution, les terres appartiennent aux seigneurs du Rocher.
Résistance sous l’Occupation [modifier]
Durant la Seconde Guerre mondiale, le docteur Janvier de Bais recrute l'abbé Lorier, curé d'Hambers, pour fonder un réseau de résistance bien structuré : le réseau Navarre.
En février 1944 un résistant recherché par la Gestapo, André Deguin, connu sous le nom d'Alex, est caché par le réseau Navarre. Le curé d'Hambers le présente comme un réfugié et le fait embaucher comme commis de ferme à la Valette.
Le réseau dispose d'un poste émetteur caché dans un hangar à Marche sur la route de Bais.
En mai, l'abbé Lorier installe un autre résistant en fuite comme commis de ferme à la Douanière. Puis deux autres rejoignent « Alex » à la Valette où le fermier commence à s'inquiéter. Les deux nouveaux seront finalement logés au bois du Theil en attendant de rejoindre un véritable maquis en forêt de Pail.
Le 1er mai 1944, un message est transmis de Londres pour annoncer au réseau Navarre qu'un parachutage aura lieu dans la nuit au mont du Saule : Le vin rouge est le meilleur.
Sont présents à ce premier parachutage : le major de Baissac, le docteur Janvier, Alex, Demiremont ainsi qu'une équipe d'Hambers et une de Bais. À une heure du matin, l'appareil lâche deux tonnes d'armes contenues dans treize conteneurs et huit paquets. Une femme est parachutée, Philis Latour, qui sera l'opératrice radio du major de Baissac jusqu'à la Libération. Le matériel sera amené dans les hangars de Marche à l'aide de deux vachères, les chevaux auront parcouru 30 kilomètres dans la nuit et à vive allure. Le lendemain, 2 mai 1944, nouveau message et deux autres tonnes de matériel sont de nouveau parachutées et transportées dans la vachère de M. Hyvard et la Simca 5 du docteur Janvier.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 601 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
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Église [modifier]
L’église Saint-Gervais-et-Saint-Protais (XIIe siècle). Elle possède des stalles sculptées (XVIe siècle) et un autel de la Renaissance construit vers 1530 aux frais d'un prêtre, de famille noble, originaire de la paroisse, Eustache de la Haie, jugé remarquable par l’abbé Angot. Il comprend trois arcatures en plein cintre, surmontées d'architraves et de frontons triangulaires que supportent de petits pilastres superposés, dans l'entre-deux des arcades, aux pilastres inférieurs. Le gradin de l'autel, sur lequel s'élèvent les trois arcatures, forme une sorte de murette continue qui les relie l'une à l'autre. La sculpture qui décore cette architecture, comprend sur les gradins : les armoiries des donateurs et des cartouches allongés ; sur les pilastres : des calices, ciboires, chandeliers, livres, suspendus par des lacs et entremêlés de feuillages d'ornement. Des cartouches, chargés d'un cœur et d'instruments de la Passion, occupent le centre des frontons sur les rampants desquels courent des volutes en forme d’S. L’abbé Angot croit pouvoir l'attribuer aux artistes qui construisaient, à la même époque exactement, la galerie du château du Rocher de Mézangers[4].
Hameau de Chelé [modifier]
C'est à Chelé qu'on a trouvé les plus anciens vestiges d'occupation humaine dans l'ouest de la France.[réf. nécessaire] Concernant le Moyen Âge, il reste encore les vestiges d'un ancien moulin à vent, à eau et ruine d'un château à Chelé. Ce château date du Xe siècle. Il était entouré de douves à l'époque et l'on pouvait semble-t-il noyer les alentours sur une grande surface ce qui constituait un excellent moyen de défense. Il s'ouvrait par une porterie, la plus ancienne maison de Mayenne (XIIe siècle, selon l’abbé Angot). Le château possédait son étang toujours présent, un moulin à eau au déversoir (ruines) et un moulin à vent dont les murs continuent à défier les siècles (point de vue sur les Coëvrons). L'église locale a été en partie détruite. Il en reste la nef transformée en chapelle Saint-Marc. Du Moyen Âge jusqu'aux années 1970, une messe y était dite le 25 avril. Le château était en ruine dès le XVIe siècle ; en 1615, un chêne imposant avait poussé dans la salle principale. On peut encore voir des pierres finement taillées dans la chapelle privée du château ainsi que des traces (de moins en moins visibles) de peintures dans la salle principale. Ce château a été construit probablement après un autre bâtiment plus ancien dont il ne reste plus de traces : le château de Viel.
Autres monuments [modifier]
- Nombreux vestiges préhistoriques : notamment près du hameau de Chellé et au pied du Montaigu (bifaces)
- Chapelle Saint-Yves (XXe siècle) au bois du Tay.
Montaigu [modifier]
- Chapelle Saint-Michel du Montaigu (1402). Autel médiéval en granit.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Sources [modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[5].
Bibliographie [modifier]
- Abbé Angot, L'autel de Saint-Eustache dans l'église d'Hambers, 1909
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Réélu en 2008 : Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Dessinée en 1887, pour M. Léon Palustre, gravé et décrit dans la 13e livraison de La Renaissance en France (p. 160-163). Le seigneur du Rocher de Mézangers était seigneur de la paroisse d'Hambers et les deux localités sont limitrophes.
- Hambers sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
