Hamad ben Khalifa Al Thani

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Hamad ben Khalifa Al Thani
الشيخ حمد بن خليفة آل ثاني
Cheikh Hamad, émir du Qatar, photographié en novembre 2010.
Cheikh Hamad, émir du Qatar, photographié en novembre 2010.
Titre
7e émir du Qatar
En fonction depuis le 27 juin 1995
(&&&&&&&&&&&0653917 ans, 10 mois et 25 jours)
Couronnement 20 juin 2000
Premier ministre Lui-même
Abdullah ben Khalifa Al Thani
Hamad ben Jassim Al Thani
Prédécesseur Khalifa ben Hamad Al Thani
2e Premier ministre qatarien
27 juin 199529 octobre 1996
(&&&&&&&&&&&&04901 an, 4 mois et 2 jours)
Monarque Lui-même
Prédécesseur Khalifa ben Hamad Al Thani
Successeur Abdullah ben Khalifa Al Thani
Prince héritier du Qatar
30 mai 197727 juin 1995
(&&&&&&&&&&&0660218 ans, 0 mois et 27 jours)
Monarque Khalifa ben Hamad Al Thani
Prédécesseur Sheikh Khalifa ben Hamad
Successeur Sheikh Tamim ben Hamad
Biographie
Dynastie Thani
Nom de naissance Hamad ben Khalifa ben Hamad ben Abdullah ben Jassim ben Mohammed Al Thani
Date de naissance 1er janvier 1952 (1952-01-01) (61 ans)
Lieu de naissance Doha (Qatar)
Père Khalifa ben Hamad Al Thani
Conjoint 1) Mariam bint Mohammed Al Thani
2) Mozah bint Nasser al-Missned
3) Noora ben Khalid Al Thani
Héritier Sheikh Tamim ben Hamad

Hamad ben Khalifa Al Thani
Monarques du Qatar
Premiers ministres qatariens

Sheikh Hamad ben Khalifa Al Thani est né le 1er janvier 1952 à Doha au Qatar. Il est l'émir du Qatar depuis 1995. Il est diplômé de l'Académie royale militaire de Sandhurst en 1971.

Sommaire

Biographie [modifier]

Prise du pouvoir [modifier]

En 1995, alors que son père, Khalifa ben Hamad Al Thani, est en Suisse, Hamad ben Khalifa, alors ministre de la Défense et chef des forces armées, le renverse et prend le pouvoir. Après une tentative ratée de retour en 1996 de son père, le cheikh Hamad ben Khalifa, avec l'aide de son ami Yamin Sajie, entreprend la modernisation du pays.

Émir du Qatar [modifier]

L'émir est plus connu en Occident pour avoir créé la chaîne d'information arabe en continu Al Jazeera, laquelle lui a valu des critiques de la part des États-Unis. Néanmoins, le Qatar reste un allié inconditionnel de ceux-ci dans le Moyen-Orient, pour preuve l'implantation d'universités américaines à « Education City, Qatar », un projet mené par une des épouses du cheikh, Mozah bint Nasser Al Missned.

En assurant une bonne qualité de vie à ses quelque 250 000 sujets (Quataris d'origine), il jouit d'une popularité inébranlable. En vingt ans, rien n'est venu remuer le Qatar, pas même la vague de contestation qui fait exploser le monde arabe. Le pouvoir est pourtant entièrement concentré dans les mains de l'émir : le pays ne compte ni parti politique, ni force d'opposition. Selon une enquête réalisée en 2011, les jeunes Qataris ne sont que 33 % à considérer que le multipartisme est « très important ». Leur priorité est plutôt un environnement sûr et un salaire juste. Et pour satisfaire son peuple, Hamad ben Khalifa dispose d'un atout de taille : d'immenses ressources naturelles. Du pétrole bien sûr, mais surtout du gaz, l'émirat étant situé sur le North Dome Field. Étendu sur 6 000 kilomètres carrés, il génère 60 % du PIB du pays. En moins de dix ans, le pays est devenu le premier exportateur de gaz naturel liquéfié de la planète. Rien qu'en 2011, un millier de méthaniers se sont approvisionnés dans le port de Ras Laffan. Selon les autorités, ces réserves assureront le développement du Qatar pour les « cent prochaines années ». Et pourtant, l'après-gaz préoccupe. L'argent de la rente pétrolière et gazière (520 milliards d'euros) est investi dans le monde entier, à New York, Londres, en Suisse et surtout en France. Parallèlement, l'émir encourage la création de petites et moyennes entreprises au sein de son propre pays ainsi que l'implantation de sociétés étrangères. La consigne est claire : « D'ici à 2020, notre budget doit être entièrement financé par des activités autres que l'extraction des hydrocarbures », a-t-il déclaré au FMI en 2010. Un défi pour ce pays, plus gros émetteur de dioxyde de carbone par habitant au monde. Le Qatar a érigé l'éducation en priorité. Et pour faire passer le message, l'émir a délégué une ambassadrice de charme : la deuxième et la plus médiatique de ses trois épouses. Depuis 1995, elle dirige la fondation Qatar pour « l'éducation, la science et le développement communautaire », dont le budget annuel est évalué à onze milliards d'euros.

En septembre 2009, il promet de donner un cheval en or au journaliste irakien Muntadhar al Zaidi, célèbre pour avoir jeté ses chaussures sur le président des États-Unis de l'époque, George W. Bush.

Descendance [modifier]

De ses trois épouses, Cheikh Hamad a vingt-quatre enfants, dont 11 garçons et 13 filles. C'est la princesse Mozah qui l'accompagne le plus souvent dans les actes officiels, faisant ainsi figure de princesse consort.

Avec sa première épouse Mariam bint Mohammed Al Thani, il a 2 fils et 6 filles :

  • Mishaal ben Hamad Al Thani
  • Fahd ben Hamad Al Thani
  • Hussah bint Hamad Al Thani
  • Sara bint Hamad Al Thani
  • Rawdah bint Hamad Al Thani
  • Fatima bint Hamad Al Thani
  • Mashael bint Hamad Al Thani

Avec sa deuxième épouse Mozah bint Nasser al-Missned, il a 5 fils et 2 filles :

  • Jassim ben Hamad Al Thani
  • Tamim ben Hamad Al Thani (prince héritier)
  • Joaan ben Hamad Al Thani
  • Khalifa ben Hamad Al Thani
  • Mohammed ben Hamad Al Thani
  • Al-Mayassa bint Hamad Al Thani
  • Hind bint Hamad Al Thani

Avec sa troisième épouse Noora ben Khalid Al Thani, il a 4 fils et 5 filles :

  • Khalid ben Hamad Al Thani
  • Abdullah ben Hamad Al Thani
  • Thani ben Hamad Al Thani
  • Al-Qaqa ben Hamad Al Thani
  • Lulwaa bint Hamad Al Thani
  • Maha bint Hamad Al Thani
  • Dana bint Hamad Al Thani
  • Al-Anood bint Hamad Al Thani
  • Mariam bint Hamad Al Thani

Notes et références [modifier]

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]