Halocynthia roretzi

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meongge
Image illustrative de l'article Halocynthia roretzi
Halocynthia roretzi en vente sur un marché de Busan, Corée du Sud

Autre nom hoya (ホヤ?), maboya (マボヤ?)
Lieu d’origine Corée, Japon
Place dans le service Fruit de mer de la cuisine japonaise

Halocynthia roretzi (appelé en anglais sea pineapple qui peut être traduit par "ananas de mer" ce qui en français désigne une espèce différente, l'holothurie Thelenota ananas) est un Ascidiacea commestible (un tunicier) consommé principalement en Corée, où il est appelé meongge (멍게), et dans une moindre mesure au Japon, où il est connu sous le nom de hoya (ホヤ?) ou encore maboya (マボヤ?).

Les Halocynthia roretzi sont connus à la fois pour leur apparence particulière décrite par le journaliste Nick Tosches comme "quelque chose qui pourrait exister uniquement dans un éco-système hallucinatoire"[1] et leur goût, décrit comme "quelque chose ressemblant à de l'iode"[1] ou encore comme du "caoutchouc trempé dans l'ammoniaque"[2]. Cependant, les amateurs trouvent que le goût se marie bien avec le saké [3]. Le goût particulier est dû à un alcool insaturé appelé cynthiaol, qui est présent en quantités infimes [3].

En Corée, l'espèce est servie crue en hoe (dish) (en) avec du gochujang vinaigré, ou encore en saumure à la jeotgal (en), ou utilisé pour apporter son goût au kimchi.

Au Japon elle est consommée crue en sashimi, simplement en coupant en tranche fine l'animal verticalement, puis en enlevant les organes internes, le tout servi avec une sauce soja vinaigrée. Il est aussi parfois traité en salaison, fumé, grillé, frit ou desséché [3].

Ces animaux vivent dans des eaux peu profondes, attaché sur des rochers ou des structures artificielles (biofouling). Halocynthia roretzi est adapté aux eaux froides : il peut survivre à des températures comprises entre 2 et 24 °C avec une température optimale de 12 °C[4].

L'aquaculture de l'espèce a commencé en 1982 : cette année là, 39 tonnes furent produites en Corée[4] En 1994, la production a atteint un pic de 42 800 tonnes[4]. La FAO estime que la production mondiale de cette espèce en 2006 était de 21 500 tonnes, pour un marché de 18 million de dollars américains[3]. 16 000 tonnes sont cultivées au Japon, dont 12 163 tonnes dans la préfecture de Miyagi seul[3]. Une espèce similaire (Pyura chilensis) est aussi consommée au Chili.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nick Tosches, « If You Knew Sushi », Vanity Fair,‎ juin 2007
  2. (en) Chris Rowthorn, Andrew Bender, John Ashburne, and Sara Benson, Lonely Planet Japan, Lonely Planet,‎ 2003 (ISBN 1-74059-162-3)
  3. a, b, c, d et e T.T.T. Nguyen, « Aquaculture of sea-pineapple, Halocynthia roretzi in Japan », Aquaculture Asia, vol. XII, no 2,‎ avril 2007, p. 21–23 (lire en ligne)
  4. a, b et c « NOAA: Korea-US Agriculture: Sea squirt » (consulté le 2007-06-15)