Hadrian Reland

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Hadrian Reland.

Hadrian Reland (né le 17 juillet 1676 à De Rijp - décédé le 5 février 1718 à Utrecht) est un savant et philologue des Provinces-Unies du début du XVIIIe siècle. Son nom était latinisé en Hadrianus Relandus, se trouve aussi sous les formes néerlandaises de Adriaan Reland ou Reelant.

Fils d'un pasteur protestant, Johannes Reland, Adrien naquit en 1676 dans le petit village de Rijp en Hollande septentrionale. Son frère Pierre Reland, avocat, pensionnaire de la ville de Harlem, a laissé un ouvrage édité et augmenté par Adrien après sa mort en 1715 : Fasti consulares ad illustrationem codicis Justinianei et Theodosiani secundum rationes temporum digesti, Utrecht, 1715, in-8°.

Reland débuta ses études à l'université d'Utrecht en 1693, après l'obtention de son doctorat, il s'installe à Leyde où il devient précepteur.

En 1699, il exerce tout d'abord comme professeur de philosophie à l'université de Harderwijk, puis comme professeur de langues orientales à l'université d'Utrecht à partir de 1701. À compter de 1713, il enseigne l'hébreu et les antiquités hébraïques.

Savant éclectique, ses œuvres Antiquitates veterum sacrae Hebraeorum (1708) et Palæstina ex monumentis illustrata veteribus (1714) sont une étude de la géographie de la Palestine biblique, mais ses sujets d'études couvrent un domaine beaucoup plus large et concernent surtout l'étude comparative des langues[1].

Il est le premier à avoir émis l'hypothèse de l'existence d'une famille de langues malayo-polynésiennes en 1706, dans un opuscule intitulé Dissertatio de linguis insularum quarundam orientalum, sur la base de données du philippin, de l'indonésien et du malgache avec les vocabulaires de l'Océanie obtenus lors des voyages de Willem Schouten et Jacob Le Maire en 1616. Bien que ses travaux linguistiques aient aujourd'hui perdu une grande part de leur pertinence, le fait même qu'il y ait prêté attention alors même que personne ne s'en souciait, est en soi un élément remarquable.

Outre ses recherches linguistiques, il est également connu pour son étude de l'Islam intitulée La Religion des Mahométans et ses travaux cartographiques, en particulier la Palestine d'après les vieilles cartes et les vieilles chartes géographiques.. déjà cité, qui contient onze cartes et qui "recueille tous les renseignements géographiques que les Anciens avaient transmis sur la Terre sainte [...] c'est plutôt une compilation qu'une description raisonnée; cependant il faut convenir que l'auteur a tiré le meilleur parti possible des documents qui étaient à sa disposition [...]. Jean-Christophe Harenberg a donné dans le tome V des Miscellanea lipsiensia nova quatre suppléments à la Palestina[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Adrien Reland, La Religion des Mahométans, Illustration du titre, 1721
  • (la) Galatea lusus poëticus, Amsterdam, 1701, in-8°
  • (la) Analecta rabbinica, Utrecht, 1702, in-8°, recueil de plusieurs traités d'autres auteurs
  • (la) Hadriani Relandi Dissertationum Miscellanearum pars tertia et ultima (Dissertatio de linguis Insularum quarundam Orientalium), 1706.
  • (la) Adriaan Reelant, De religione mohammedica, Editio Altera Auctior (1re éd. 1705), 320 p. (lire en ligne), traduite en français par David Durand sous le titre La Religion des Mahométans, exposée par leur propres docteurs, La Haye, 1721 (en ligne sur Google livres).
  • (la) Adriaan Reelant, Palaestina ex monumentis veteribus illustrata (2 volumes), vol. I, ex libraria Guilielmi Broedelet,‎ 1714, 1068 p. (résumé, lire en ligne)
  • (la) Adriaan Reelant, Palaestina ex monumentis veteribus illustrata (2 volumes), vol. II, ex libraria Guilielmi Broedelet,‎ 1714, 1068 p. (résumé, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://bc.ub.leidenuniv.nl/bc/olg/portret/content.html
  2. Biographie universelle de Michaud, V° "Adrien Reland", par Weiss.

Bibliographie[modifier | modifier le code]