Hacker (sécurité informatique)

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Cet article traite du hacker en sécurité informatique. Pour les autres types de hackers informatiques, voir Hacker (computing) (en). Pour les autres usages, voir Hacker.

En sécurité informatique, un hacker est un spécialiste disposant d'un savoir-faire exceptionnel dans la maîtrise de la sécurité informatique et donc des moyens de déjouer cette sécurité. Certains d'entre eux utilisent ce savoir-faire dans un cadre légal et d'autres l'utilisent hors-la-loi.

Hacker, dans sa signification relayée par les médias de masse, se réfère au chapeaux noirs (pirate informatique). Afin de lever l'ambiguïté sur le terme hacker, cracker est souvent utilisé pour désigner les black hats, le démarquant ainsi de la culture académique des hackers telle que définie par Eric Raymond[1].

Sommaire

[modifier] Terminologie

Pour traduire cette réalité, le jargon informatique classe les hackers dans différentes catégories en fonction du degré de légalité de leurs actions.

  • Les chapeaux blancs ou White hat : consultants en sécurité, administrateurs réseaux ou professionnel de la sécurité informatique, ils ont un sens de l'éthique et de la déontologie. Ce sont des personnes effectuant des tests d'intrusions en accord avec leurs clients et la législation en vigueur afin de qualifier le niveau de sécurité de leurs systèmes.
  • Les chapeaux noirs ou Black hat : créateurs de virus, cyber-espions, cyber-terroristes et cyber-escrocs, agissant hors-la-loi dans le but soit de nuire soit de tirer profit de leurs actes illégaux. Ces hackers sont parfois nuisibles et n'ont pas le même sens de l'éthique que les White hats. Les plus nuisibles sont alors appelés crashers.
  • Les chapeaux gris ou Grey hat : s'ils n'hésitent pas à pénétrer dans les systèmes sans y être autorisés, ils n'ont pas pour but premier de nuire. C'est souvent l'« exploit informatique » qui les motive, une façon de faire la preuve de leur agilité. Cette catégorie recouvre le large panel de personnes se situant entre le Black hat et le White hat (beaucoup de hackers se considèrent Black Hat sans pour autant être nuisibles).
  • Les script kiddies : généralement sans grande compétence, ceux-ci piratent plus par désir de se faire remarquer que de progression, en utilisant des programmes codés par quelqu'un d'autre. Ces personnes ne sont pas à proprement parler des hackers, mais elles se considèrent généralement comme tel.

Il serait réducteur de généraliser le cas et d'en déduire les white hats sont les gentils et les black hats sont les méchants. En effet, de nombreux débats se font entre les deux camps et aucun camp n'a réussi à prouver que le sien était la voie à suivre. De nombreux White hats ne servent que leurs intérêts alors que d'autres Black hats protègent ceux des autres. C'est d'ailleurs un sujet de troll récurrent.

Ainsi, tous les hackers en sécurité ne sont pas des pirates informatiques.

[modifier] Associations de hackers célèbres

Les principaux groupes de hackers sont :

  • Chaos Computer Club (groupe allemand, le plus grand groupe de hackers européen, créé en 1981). Attention à ne pas confondre avec son homonyme français.
  • The Cult of the Dead Cow (créateur de Back Orifice 2000, un logiciel de prise de contrôle à distance)
  • 2600 (groupe hacker new-yorkais ; la fréquence du sifflet du Captain Crunch était de 2600 Hz)
  • H2F (groupe de Hackers français au départ, puis mondial, crée en 2000)

[modifier] Manifestations de hackers

Depuis la fin des années 1980, certains groupes organisent des « manifestations » régulières, comme :

D'autres rassemblements changent de nom à chaque fois, comme ceux organisés initialement par ce groupe des Pays-Bas uni autour du magazine Hack-Tic :

[modifier] Hackers en sécurité célèbres

[modifier] Notes et références

  1. (fr) Comment devenir un hacker?, par Eric Raymond, consulté le 11 septembre 2008, traduit de (en) How To Become A Hacker

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Guy Barrier, Cybercontrôles : Veille numérique et surveillance en ligne, Apogée, coll. « Médias & nouvelles technologies  », 2003

[modifier] Liens externes