Habère-Poche

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Habère-Poche
Vue du village d'Habère-Poche.
Vue du village d'Habère-Poche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Thonon-les-Bains
Canton Canton de Boëge
Maire
Mandat
Marc Bron
2014-2020
Code postal 74420
Code commune 74140
Démographie
Gentilé Dhabérant
Population
municipale
1 260 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 59″ N 6° 28′ 24″ E / 46.2497222222, 6.4733333333346° 14′ 59″ Nord 6° 28′ 24″ Est / 46.2497222222, 6.47333333333  
Altitude Min. 850 m – Max. 1 560 m
Superficie 11,96 km2
Localisation

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Liens
Site web Habere-poche.fr

Habère-Poche est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Dhabérants.

La commune est également une station de sports d'hiver dont le domaine skiable est relié à celui de Bellevaux (Hirmentaz), ainsi qu'une station de tourisme vert.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Habère-Poche se situe dans la région du Chablais. C'est la commune qui clot la vallée de la Menoge, appelée aussi Vallée Verte.

La commune est dominée par le Mont Forchat (1 540 m), la Montagne d'Hirmentaz (1 606 m), la Pointe de Targaillan (1 237 m) et le Crêt Vernay (1 220 m). Quatre cols permettent de rejoindre les vallées environnantes : col de Cou (1 116 m), col de Terramont (1 100 m), col des Arces (1 171 m) et col des Moises (1 150 m).

Les communes limitrophes de Habère-Poche sont Habère-Lullin, Bellevaux, Lullin, Cervens et Draillant.

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La situation de Habère-Poche est celle d'un climat montagnard, dans un pays tempéré, où les hivers sont froids et neigeux, et la saison estivale est douce voire parfois connaît des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont en moyenne un plus sèches, même si la pluviométrie peut être très élevée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le centre du village est peu développé. Tout autour, on trouve les hameaux suivants (altitude entre parenthèses) :

  • Reculfou (895 m)
  • Chez Prachex (924 m)
  • Les Crottets (1 000 m)
  • Argence (1 025 m)
  • La Covasserie (975 m)
  • Le Vernay (1 000 m)
  • Doucy (1 023 m)
  • Ramble (1 058 m)
  • Les Lavouets (1 055 m)
  • Josse (895 m)
  • sous chez berthet (900 m)
  • Chez le Moine (890 m)

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement Cura de Aberes (v. 1344), puis Haberes, plus récemment Les Habères[1].

D'après les auteurs de Histoire des communes savoyardes, Le Chablais, le territoire de la commune s'étendait autrefois jusqu'à la crête située entre le col de Cou à celui des Moises, comprenant ainsi Habère-Poche[2]. L'ensemble portait le nom des Habères que l'on retrouve dans la plupart des documents antérieurs à la scission[2].

Gilbert Künzi, dans son ouvrage Lieux-dits entre Dranse et Arve (1997), relève cependant l'existence de deux autres origines du nom[3]. Il cite Albert Dauzat et son Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France (p. 340), qui indique que Habère est une mauvaise graphie par prosthétique du mot Abère signifiant « abreuvoir, fontaine », qui correspondrait à la forme topographique du site[3],[1].

Jean-Marie Jeudy, dans son ouvrage Les mots pour dire la Savoie (2006), voit éventuellement un rapprochement entre le mot arbé (« chalet ») avec le terme habert que l'on trouve en Dauphiné, et dont il fait éventuellement un rapprochement avec celui d'Habère. Pour les moines de l'abbaye d'Aulps, les habères situées sur leurs terres étaient leurs granges. Un mot qui serait ainsi issu de celui d'albergement. Il y aurait ainsi confusion entre le chalet et la grange[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Habère-Poche était une possession des moines de l'Abbaye Notre-Dame d'Aulps. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Habère-Poche et Habère-Lullin formaient une seule et même commune, Les Habères. Avec le canton de Boëge, Habère-Poche a basculé en 1939 de l'arrondissement de Bonneville vers l'arrondissement de Thonon-les-Bains.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Théophane Bonnet    
mars 1989 mars 2001 Georges Ducrot    
mars 2001 mars 2014 Denis Ducrot UMP ...
mars 2014 en cours Marc Bron   ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866 1872
672 670 807 879 823 661 701 710 717
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
743 820 808 793 801 748 680 701 592
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
545 533 508 514 511 435 452 464 511
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
662 729 1 135 1 193 1 260 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

La station de ski[modifier | modifier le code]

Vue du bas des pistes de ski alpin des Habères.

Ski alpin[modifier | modifier le code]

Le domaine skiable s'intitule "Les Habères" car il est situé sur les communes d'Habère-Lullin et Habère-Poche, il a une liaison et un forfait commun avec 'Bellevaux-Hirmentaz". L'ensemble totalise 24 remontées mécaniques (5 télésièges et 19 téléskis) et 50 km de pistes (3 noires, 6 rouges, 8 bleues, 6 vertes).

Ski de fond[modifier | modifier le code]

Le domaine de ski nordique se trouve sur le plateau des Moises. Il utilise en partie les itinéraires des Balcons du Léman.

Les pistes se décomposent comme suit :

  • Piste verte : 2 km
  • Piste bleue 3,5 km
  • Piste rouge : 6 km
  • Skating : 7 km

Il existe des itinéraires de liaison vers Saxel (9 km), et le Col du Feu (Lullin 15 km)

Vol à voile[modifier | modifier le code]

L'École de Pilotage Planeurs Léman Mont Blanc (EPPLMB) est l'unique plate-forme de Vol à voile de Haute-Savoie, installée au col des Moises en 1995. Ouvert 7 jours sur 7, l'activité fonctionne tous les jours, généralement de la mi-mars à fin octobre, selon l'enneigement de la piste. Le club possède plusieurs types de planeurs, dont un motoplaneur pour le vol en campagne.

Médias[modifier | modifier le code]

Évènements et manifestations[modifier | modifier le code]

Chaque année le festival Rock'n Poche se déroule au pied d'un des télésièges de la station. Le "Plus Grand Festival de Rock de Haute-Savoie du Monde" est un festival de musiques actuelles qui fêtera sa 20e édition en 2011. Le festival accueille 16 groupes et réunit jusqu'à 10 000 personnes sur 2 jours. 8 groupes nationaux ou internationaux, et 8 autres issus de la scène locale et régionale. Le festival a accueilli par exemple Keziah Jones en 1996 et 2003, Dionysos en 2002, Tryo, Mickey 3D, Peuple de l'Herbe en 2003, Hocus Pocus, Massilia Sound System, Têtes Raides en 2008, Babylon Circus et Mouss et Hakim en 2009, Izia et Yodelice en 2010. Récemment, le festival a créé la rubrique "Le plus grand festival de rock de Haute-Savoie au bout du monde !" qui consiste à photographier l'affiche du Rock'n Poche aux quatre coins du monde, comme les États-Unis, Berlin, le Vatican, Madagascar, l'Inde et même l'Everest !

En juin, c'est le "Printemps des Moises".

En juillet, la Fête Nationale avec bal populaire et feu d'artifice.

En août, , "Nuit des Etoiles", "Grand Marché du Terroir et de l'Artisanat", Expo "Les Trésors du Grenier",

Le Capriccio Français y donne chaque été un des concerts de son académie d'été dont la première édition a eu lieu à Habère-Poche en 1998.

Fin décembre, c'est l'arrivée du Père Noël et le concert de Noël.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles Place, photographe français, il a grandi et vit actuellement à Habère-Poche.
  • Marc Bron, Professeur de mathématiques et de patois au Collège de Boege, Maire d'Habère-Poche de 2014 à 2020[7], patoisan bien en chair, linguiste, président et fondateur de l'Association des enseignants de savoyard, trésorier de la Fédération pour les langues régionales dans l'enseignement public, président de l'association Feufliâzhe, qui organise tous les deux ans une manifestation basée sur la musique alpine sur le site de Plaine Joux. Il a grandi à Thonon et vit actuellement à Habère-Poche[8],[9],[10]. Il est par ailleurs musicien (accordéoniste), chanteur [8] et acteur[réf. nécessaire], a participé au film La Première Étoile (2008) de Lucien Jean-Baptiste, tourné aux Gets en tant que simple figurant.
  • Bonnet Théophane (1932-2012) maire d'Habère-Poche de 1971 à 1989 (3 mandats). Il est à l'origine du développement de la station de ski (construction des trois télésièges, en 1980, 1984 et 1987) et d'aménagements communaux. Réalisation du réseau d’assainissement, mise en fonctionnement de la station d'épuration. Renforcement du réseau d'eau, augmentation des capacité des réservoirs. Construction de gites privés et municipaux dans toute la vallée verte, construction de logements H.L.M. dans toutes la vallée verte, construction de l'office du tourisme, de la salle polyvalente, de la mairie, du nouveau cimetière. A 'origine du ski de fond avec G. TURLIER et la municipalité de Thonon-les-Bains, création du foyer de ski nordique des Moises. Instigateur du centre village avec la collaboration de la société SA HLM Mont Blanc, construction de l'auberge communale (restaurant et chambres). Création de l'espace loisir du bois noir ( 3 tennis, poney, tir à l'arc, practice de golf) et du terrain de football avec ses vestiaires. Mise en place du P.O.S. rebaptisé P.L.U. Création de deux classes de maternelle (sous la salle polyvalente). Habère-Poche fut la première commune en Vallée Verte qui organisa son ramassage de poubelles (1973) avec la collaboration de Thonon-les-Bains. Ceci incita le SIVOM de la Vallée Verte à l'organiser définitivement quelques années plus tard.[réf. nécessaire]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale dédiée à Saint-François-de-Sales date du XIXe siècle, édifiée dans un style néoclassique sarde[11].

Une statue de Saint-François-de-Sales édifiée en 1898 et située sur la commune voisine de Lullin domine Habère-Poche et la Vallée Verte depuis le Mont Forchat.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Article « Habère-Lullin, Habère-Poche » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en février 2014).
  2. a et b Chablais 1980, p. 270.
  3. a et b Gilbert Künzi, Lieux-dits entre Dranse et Arve : Chablais savoyard et Faucigny, Éditions Cabédita,‎ 1997, 201 p. (ISBN 978-2-88295-203-5), p. 94, section « section « Habère (Poche/Lullin) ».
  4. Jean-Marie Jeudy, Les mots pour dire la Savoie : et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, La Fontaine de Siloé,‎ 2006, 540 p., p. 117, Article « Chalet et l'arbé ».
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. La Rédaction du DL, « Marc Bron élu maire de la commune », Le Dauphiné libéré,‎ 7 avril 2014 (lire en ligne).
  8. a et b Anne Pons, « Un patoisan bien en chaire », L'Express,‎ 17 août 1995 (lire en ligne).
  9. La Rédaction du DL, « Marc Bron : « Je ne comprends pas cette discrimination autour du savoyard » », Le Dauphiné libéré,‎ 11 septembre 2009 (lire en ligne).
  10. Philippe Vach, « Marc Bron, ardent militant de la langue savoyarde », Le Messager,‎ 24 mai 2012 (lire en ligne).
  11. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 92.