Marine royale néerlandaise

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Pavillon de beaupré de la Marine royale néerlandaise.

La Koninklijke Marine (marine royale) est le nom de la marine de guerre néerlandaise.

Historique[modifier | modifier le code]

Équipe du Special Boat Service britannique lors d'un exercice sur le pont d'un sous-marin de la classe Zwaardvis de la marine néerlandaise

La Marine royale néerlandaise a été fondée lors de la création du royaume des Pays-Bas en 1815, et à succédé à la flotte de la République Batave et à celle du Royaume de Hollande, héritières de la Marine de la république des Provinces-Unies (Staatse vloot) qui fut longtemps l'une des grandes marines d'Europe et affronta fréquemment ses homologues britanniques et/ou françaises jusqu'au guerres napoléoniennes.

La marine royale néerlandaise, après avoir combattu contre l'empire du Japon lors des campagnes du Pacifique, lutta lors de la révolution indonésienne puis en 1962 lors de la bataille de la mer d'Arafura.

Les Pays-Bas sont un des membres fondateurs de l'OTAN. Sa marine participe depuis son activation en 1968 à la Standing Naval Force Atlantic renommé en 2005 Standing NATO Maritime Group 1[1].

Dans ce cadre, les Lockheed P-2 Neptune puis les Lockheed P-3 Orion de la Marine royale néerlandaise basé à Leyde et à Curaçao pouvaient utiliser des grenades anti-sous-marines nucléaire américaines entreposées au Royaume-Uni durant la guerre froide suite à un mémorandum signé en 1965.

Préfixes des navires[modifier | modifier le code]

Le préfixe international pour la marine néerlandaise est HNLMS (His/Her Netherlands Majesty’s Ship, « Navire de sa Majesté des Pays-Bas »)[2]. HNMS est quelquefois utilisé[3], bien que ce préfixe soit aussi utilisé pour les navires de la Marine royale norvégienne[4] La marine néerlandaise utilise elle les préfixes Zr. Ms. (Zijner Majesteits) quand un roi est sur le trône, et Hr. Ms. (Harer Majesteits) quand c'est une reine[5].

Composition[modifier | modifier le code]

[Quand ?]

  • Navires d'escortes :
  • Navires de guerre des mines :
  • Sous-marins :
    • 4 sous-marins : (Classe Walrus) Walrus (S802), Zeeleeuw (S803), Dilfijn (S808) et Bruinvis (S810)
    • 1 navire de soutien : Zr. Ms. Mercuur
  • Navires auxiliaires :
    • 2 navires hydrographiques : Snellius(A802) et Luymes (A803)
    • 3 garde-côtes
    • 1 navire école : Urania (Y8050)
    • 1 navire de soutien logistique : Karel Doorman (A833)
    • 4 remorqueurs côtiers
    • 7 remorqueurs
    • 17 engins de débarquement
  • Corps de Marine :
    • 2 bataillons d'infanterie
    • 1 bataillon logistique (LOGBAT)
    • 1 bataillon d'appui au combat amphibie (AMFGEVSTBAT)

Les porte-avions néerlandais[modifier | modifier le code]

Le Karel Doorman (R81) lançant un Hawker Sea Fury en 1956.

Durant la bataille de l’Atlantique de la Seconde Guerre mondiale, les Pays-Bas acquièrent une certaine expérience en opérant les CAM ships Gadila et Macoma. Dès 1946, la Koninklijke Marine reçoit de la Royal Navy le porte-avions d'escorte HMS Nairana (en), un bâtiment de classe Nairana, qu’elle renomme en HNLMS Karel Doorman (QH1). Le bâtiment est retourné aux Britanniques en 1948. Le 2 juin, Le HMS Venerable (R63), un porte-avions de classe Colossus, construit entre 1942 et 1945, entre en service en devenant le 2e HRMS Karel Doorman (R81). Durant ses premières années de service, le bâtiment embarque 24 Fairey Firefly et Sea Fury destinés a l'appui aérien rapproché et à l’attaque en mer plus un Sea Otter de SAR, remplacé par un hélicoptère Sikorsky S-51. De 1955 à 1958, le Karel Doorman est considérablement transformé (installation d'un pont oblique à 8 °, remplacement de l’îlot d’origine par des superstructures inspirées de celles des croiseurs de classe De Ruyter, nouvel armement à base de 10 canons Bofors 40L70 de 40 mm, nouveaux radars, etc.). Les deux années suivantes, le groupe aéronaval 5[6] (Smaldeel V) opère en mer du Nord avec à son bord 14 bombardiers Avenger, 10 chasseurs Sea Hawk et 2 hélicoptères S-55. Le 30 mars 1960, le bâtiment est envoyé en Extrême-Orient pour « montrer les couleurs » durant la conquête par l'Indonésie de la Nouvelle-Guinée[7]. En 1961, l’avionique est une nouvelle fois améliorée et la Smaldell V[8] opère pour l’OTAN à partir d’Invergordon (Écosse) avec la lutte anti-sous-marine pour mission principale. L’aviation embarquée est donc modifiée et comprend huit Grumman S-2 Tracker et six hélicoptères S-58, bien que l'on ait décidé son retrait du service au début des années 1970, des avions de patrouille maritime ASM le remplaçant dans ce rôle. En 1968, le Karel Doorman est immobilisé par un incendie. Le coût des réparations est tel que le bâtiment est vendu à l’Argentine. Il faut attendre 40 ans pour que la Koninklijke Marine s'intéresse à nouveau aux porte-aéronefs. La famille Enforcer des arsenaux néerlandais Royal Schelde, qui comprend des bâtiments modulaires allant du LPD de 8 000 ou 13 000 tonnes de classe Rotterdam (2 exemplaires en service) au LHD de 18 000 tonnes, pourrait répondre à ce besoin.

Retirés[modifier | modifier le code]

Envisagé[modifier | modifier le code]

  • 1 LHD

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)[PDF]« STANAVFORLANT », sur Axford Adobe,‎ 1978 (consulté le 3 mars 2013)
  2. « List of Acronyms Preceding the Name of a Ship », Corporation of Lower St. Lawrence Pilots (consulté le 2013-07-31)
  3. See for example (en) Paul M. Edwards, Historical Dictionary of the Korean War,‎ 2010 (lire en ligne), p. 114
  4. See for example « King Harald V at Washington Navy Yard Marks Historic Alliance », Royal Norwegian Embassy in Washington (consulté le 2013-08-01)
  5. (nl) « Defensieschepen worden meteen Zr. Ms. in plaats van Hr. Ms. », Volkskrant,‎ 2013-01-29
  6. Comprenant des destroyers de classe Friesland et Holland et, parfois, un SSK de classe Walrus
  7. Duce Hellema, « De Karel Doorman in Nieuw Guinea », 2005
  8. Comprenant les destroyers HMRS Limburg, Groningen, Drenthe et Holland ainsi que des SSK de classe Dolfjin

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]