HMS Victory (1765)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

50° 48′ 06.52″ N 1° 06′ 34.5″ O / 50.8018111, -1.109583 ()

Page d'aide sur les redirections Pour les autres navires du même nom, voir HMS Victory.
HMS Victory
Image illustrative de l'article HMS Victory (1765)
HMS Victory en 1900.

Histoire
A servi dans Pavillon de la Royal Navy Royal Navy
Commandé
Quille posée
Lancement
Armé 1778
Statut Navire musée à Portsmouth
Navire amiral du First Sea Lord
Caractéristiques techniques
Type Vaisseau de ligne de 104 canons
Longueur 56,70 m
Maître-bau 15,80 m
Tirant d'eau 7,44 m
Tonnage 3556 tonnes
Propulsion Voile (Trois-mâts carré)
Caractéristiques militaires
Armement 30 canons de 32 livres
28 canons de 24 livres
30 canons de 12 livres
14 canons de 6 livres
2 caronades de 68 livres
6 caronades de 18 livres
Autres caractéristiques
Équipage ~ 850 personnes
Chantier naval Chatham Dockyard
Coordonnées 50° 48′ 06″ N 1° 06′ 35″ O / 50.801756, -1.1096 ()50° 48′ 06″ Nord 1° 06′ 35″ Ouest / 50.801756, -1.1096 ()  

Le HMS Victory est un trois-mâts et navire de ligne de 1er rang britannique qui servit entre autres de navire amiral à Nelson lors de la bataille de Trafalgar. Il est un des deux seuls spécimens au monde de navire de guerre du XVIIIe siècle encore intact, avec l'USS Constitution. Il est aujourd'hui un navire musée à Portsmouth.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est construit entre 1759 et 1765 avant d'être finalement mis en service en 1778. Il est alors équipé de trois ponts et armé de 104 canons,

Il a servi durant la guerre d'indépendance américaine, la Révolution française et les guerres napoléoniennes.

Il fut le navire amiral d'Augustus Keppel, 1er vicomte Keppel durant la bataille d'Ouessant de 1778, celui de John Jervis durant la bataille du cap Saint-Vincent de 1797 et enfin celui de Lord Nelson durant la bataille de Trafalgar.

Après 1824, il fut retiré du service actif et mis dans une forme de radoub en 1922 à Portsmouth. Il continue à être le navire amiral du First Sea Lord. Il est préservé comme navire musée.

Il a été récemment pris comme modèle dans les films Pirates des Caraïbes 1,2 et 3, pour créer l’Intrépide (La Malédiction du Black Pearl), et l’Endeavour (Jusqu'au bout du monde), le vaisseau amiral de Cutler Beckett[réf. nécessaire].

Armement[modifier | modifier le code]

C'est le premier vaisseau de ligne à transporter 104 canons sur trois ponts. Les canons les plus lourds sont placés plus bas pour stabiliser davantage le navire.

Son artillerie navale est composée pour la première batterie de 30 canons de 32 livres. Chacune de ces pièces pèse 3,5 tonnes (2,75 pour le canon lui-même et 0,75 pour son affût en bois). Ils tirent des boulets de 32 livres soit 14,5 kilogrammes. Propulsés par 5 kilogrammes de poudre, ils sortent du canon deux mètres au-dessus de l'eau à une vitesse de 487 mètres par seconde pour atteindre une distance de 1 600 mètres et pénétrer le chêne sur 60 centimètres à bout portant[1].

Deux canons à l'arrière sont prévus pour tirer sur les navires « qui ont pris chasse », c'est-à-dire poursuivant le navire ; on les appelle aussi « pièces de retraite » dans ce cas, les canons tirant sur l'avant étant appelés « pièces de chasse ».

La deuxième batterie est constituée de 30 canons de 24 livres. La troisième batterie, sur le pont principal, comporte 22 canons longs de 12 livres et 8 canons courts de 12 livres. Devant la dunette, sur le pont des gaillards, une batterie plus légère est formée par 12 canons courts de 12 livres et 2 caronades situées sur le pont supérieur à bâbord et à tribord projetant de la mitraille.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La vie à bord[modifier | modifier le code]

Les marins étaient mal logés, comme sur la majorité des autres navires de guerre de l'époque. Les hamacs et les tables étaient dans l'un des ponts entre les canons, et occupés par le quart qui n'était pas de service. Les marins étaient nourris avec des biscuits séchés (qui ne moisissaient pas mais étaient infestés de vers la plupart du temps), de la viande séchée et salée selon les méthodes traditionnelles de conservation de la viande, et du tafia ou grog [réf. nécessaire]. Les officiers avaient des cabines plus privées (mais quand même collectives), et étaient nourris par un cuisinier différent. Ils pouvaient alimenter leur propre garde-manger selon leur bourse. Seul le commandant du navire avait une cabine particulière. Un énorme foyer en fonte entouré de briques au centre du bateau permettait de préparer les repas de plus de 800 hommes deux fois par jour. Sur le pont, des moutons, des poules et même une vache vivant dans un enclos, permettait de fournir du lait frais aux rares privilégiés qui en avait le droit (officiers supérieurs, malades...)[réf. nécessaire].

Notes, références[modifier | modifier le code]

  1. Il était extrêmement rare de voir un boulet traverser une coque ; en revanche le choc détachait de longues échardes de bois qui voltigeaient et causaient des sérieuses blessures à l'équipage.

Sources, bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :