HMS Erebus (I02)

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HMS Erebus en 1944.

Le HMS Erebus est un monitor lancé le 19 juin 1916 et qui sert durant les deux guerres mondiales. Avec son sister-ship, HMS Terror, ils composent la classe Erebus. Leur noms sont ceux de deux galiotes à bombe perdues dans les glaces en 1845 en cherchant le passage du Nord-Ouest.

Les monitors sont des navires au faible tirant d'eau, très stables, portant une artillerie puissante et destinés aux bombardements côtiers dans des eaux peu profondes. Ils ne sont pas conçus pour prendre part à des batailles navales[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le HMS Erebus est équipé d'une tourelle de deux canons de 381 mm[2],[3]. Ces canons peuvent lancer à 36 km des obus pesant 870 kg[4].

Il est destiné à contrebattre les batteries côtières allemandes en restant lui-même hors de portée. Il possède aussi une protection contre les torpilles sous la forme d'un renfort le long de sa ligne de flottaison (torpedo-bulge).

Carrière[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il sert à bombarder les défenses de Zeebruges et Ostende[5]. Le 28 octobre 1917 il est endommagé par un canot explosif téléguidé allemand, de type Fernlenkboot (de), mais son torpedo-bulge le protège efficacement.

Entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

Il sert en mer Blanche, bombardant, par exemple, Krassnaya Gorka en octobre 1919, et en Baltique. En juillet 1921, il est de retour à Portsmouth.

Il bénéficie d'une refonte en 1939, ce qui lui permet participer à la Seconde Guerre mondiale[6].

En 1939, il est basé à Portsmouth, pour l'école de cannonage et sert de navire école pour les cadets de la Royal Navy.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le HMS Erebus reprend du service en Méditerranée. Il bombarde Tobrouk et est endommagé lors du débarquement en Sicile[6].

Il participe au débarquement en Normandie, dans le secteur de Utah Beach, bombardant la batterie de Gatteville (6 canons de 155 mm) et celles de La Pernelle (3 canons de 170 mm et 6 de 105 mm)[6]. La précision de son tir peut être apprécié dans le fait qu'il réussit à détruire la casemate 2 de la batterie de Saint-Marcouf par un coup direct[note 1],[6].

Il perd un de ses deux canons par déflagration prématurée de l'un de ses obus[note 2].

En août 1944, il participe au bombardement du Havre, dans le cadre de l'opération Astonia. En novembre 1944, il appuie le débarquement sur Walcheren (en).

En 1946, il est retiré du service et ferraillé en 1947.

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour apprécier, il faut se rappeler que le monitor est en pleine mer et tire sur une cible qui est à 11 km de distance.
  2. navweaps.com (lu le 14/01/2008), la responsabilité a été imputée à un défaut de fabrication d'un détonateur dans un lot usiné aux États-Unis

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Buffetaut, La Grande Guerre sur mer 1914-1918, 1998, Nantes, Marines Éditions, (ISBN 2-909675-46-7), page 140.
  2. Voir Canon de marine de 15 pouces BL Mark I. Les siens proviennent d'un monitor plus ancien, le HMS Marshal Ney.
  3. HM Ships from As extracted from Jane's Fighting Ships for 1919
  4. Peter Hodges, The Big Gun, battleship main armament 1860-1945, 1981, Londres, Conway Maritime Press, 144 pages, (ISBN 978-0851771441), p. 122.
  5. Paul Chack et Jean-jacques Antier, Histoire maritime de la Première Guerre mondiale, 1992, Paris, France-Empire, (ISBN 2-7048-0698-5), p. 770.
  6. a, b, c et d Yves Buffetaut, Navires du Débarquement, 6 juin 1944, 2003, Nantes, (ISBN 2-909675-98-X), p. 65.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jim Crossley, Monitors of the Royal Navy, How the Fleet brought the big guns to bear, 2013, Pen&Sword Ltd, 246 pages, (ISBN 978-1781590515)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]