HMS Bellerophon (1786)

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HMS Bellerophon
Image illustrative de l'article HMS Bellerophon (1786)
Le HMS Bellerophon sur un détail du tableau Scene in Plymouth Sound in August 1815 (1816) de John James Chalon.

Autres noms Captivity (1824)
Histoire
A servi dans Pavillon de la Royal Navy Royal Navy
Lancement 1786
Armé 1790
Statut vendu et démoli en 1836
Caractéristiques techniques
Type Vaisseau de ligne de classe Arrogant
Longueur 51 m
Maître-bau 14 m
Tirant d'eau 6 m
Tonnage 1643 t
Propulsion Voile
Caractéristiques militaires
Armement 74 canons
Autres caractéristiques
Chantier naval Graves

Le HMS Bellerophon est un navire de guerre de la Royal Navy de 74 canons de classe Arrogant, lancé en 1786. Il servit lors des périodes de la Révolution française et de l'Empire, et participa à plusieurs batailles navales dont le combat de prairial, la bataille d'Aboukir et la bataille de Trafalgar. Ce navire est aussi connu pour avoir eu à son bord Napoléon après sa reddition en 1815.

Le Bellerophon est reconverti en navire prison en 1815. Il est vendu puis démoli en 1836.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Suite à la défaite de Waterloo, en juin 1815, Napoléon décide d'abdiquer une seconde fois. Le 25 juin, il quitte l'Élysée pour rejoindre discrètement sa propriété de Malmaison. La situation est perdue, l'armée prussienne entre dans Paris, sans attendre les Anglais. Napoléon croit encore pouvoir fuir aux Amériques, c'est ainsi qu'il rejoint Rochefort. Dans la rade, il aperçoit deux frégates : la Saale et la Méduse. Au loin se trouve aussi la flotte britannique qui l'attend de pied ferme. Plusieurs projets sont élaborés pour cacher l'Empereur déchu, mais il les refuse catégoriquement. Napoléon, à bord de la Saale, gagne l'île d'Aix le 9 juillet. Le 15 juillet, à 6 heures du matin, il monte à bord du Bellerophon dans le but de se rendre aux Anglais.

Une controverse a existé sur la bonne foi de Maitland[1] : bien que Napoléon n'ait pas eu à se plaindre du capitaine anglais, qui l'avait traité avec honneur et lui avait cédé sa cabine à bord du Bellerophon, les compagnons de captivité estimèrent que ses déclarations les avaient induits à penser que l'Angleterre accueillerait Napoléon en exil dans leur pays. Las Cases notamment l'accusa d'une telle perfidie dans un ouvrage qu'il publia.

À bord du Bellerophon[modifier | modifier le code]

Napoleon Bonaparte à bord du Bellerophon en rade de Plymouth, tableau de Sir Charles Lock Eastlake, 1815.

Le Bellerophon arrive en rade de Torbay, sous les ordres du commandant Maitland. Le 31 juillet, lord Keith, commandant de la flotte de la Manche, annonce à Napoléon qu'il est déclaré prisonnier de guerre. Napoléon explose de colère, voyant que l'Angleterre venait de le trahir. Il ne sera jamais appelé Empereur à bord du Bellerophon ou du Northumberland, les Anglais n'ayant jamais reconnu l'Empire français. Le 7 août, le bâtiment quitte l'Angleterre escorté par une véritable flotte sous le commandement de l'amiral George Cockburn. Ultérieurement, Napoléon sera transporté sur le Northumberland.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dimitri Casali, Napoléon Bonaparte, ed France Loisirs, 2009.
  • Albert Benhamou, L’Autre Sainte-Hélène, 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Maitland, commandant du Bellerophon.