Hôtel van Eetvelde

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Hôtel van Eetvelde
Image illustrative de l'article Hôtel van Eetvelde
Présentation
Période ou style Art nouveau
Type Hôtel de maître
Architecte Victor Horta
Destination initiale Habitation
Protection  Patrimoine mondial (2000)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Commune Bruxelles-ville
Localisation
Coordonnées 50° 50′ 50″ N 4° 22′ 50″ E / 50.847205, 4.380586 ()50° 50′ 50″ Nord 4° 22′ 50″ Est / 50.847205, 4.380586 ()  

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Hôtel van Eetvelde

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Hôtel van Eetvelde

L'Hôtel van Eetvelde, bâti à partir de 1895, est une maison de maître bruxelloise de style Art nouveau conçue par l’architecte belge Victor Horta en trois phases à l'angle du square Marie-Louise et de l’avenue Palmerston.

Liminaire[modifier | modifier le code]

Edmond van Eetvelde (1853-1925), secrétaire général pour l'État indépendant du Congo (qui est encore à l'époque la propriété privée de Léopold II), fait appel à Victor Horta pour matérialiser sa réussite sociale dans la pierre et pour lui permettre d'organiser des réceptions dans une demeure appropriée d'un style novateur.

L'Hôtel van Eetvelde, construction et transformations[modifier | modifier le code]

L'Hôtel van Eetvelde a été bâti en trois phases avenue Palmerston :

  • La maison principale a été construite en 1895 au n° 4 sur une parcelle de neuf mètres de large.
  • Edmond van Eetvelde fait construire en 1899 par Horta l'immeuble de coin en vue d'agrandir son habitation. Une partie de cet immeuble avec entrée privative au n° 2 est mise en location.
  • En 1901, Horta élève une annexe à l'habitation principale d'une largeur de quatre mètres au n° 6, accessible depuis le n° 4 ou par son garage.
  • En 1920, à la mort de sa femme, le baron van Eetvelde réaménage l'espace intérieur. Les pièces du n° 2 faisant partie auparavant de l'habitation principale font maintenant partie intégrante du n° 2.
  • La Fédération de l'Industrie du Gaz achète en 1950 l'Hôtel van Eetvelde en vue de le transformer en bureaux. La verrière du grand hall octogonal est surmontée par des locaux à usage de bureaux. L'architecte Jean Delhaye, qui habitait au n° 2, parvient à sauver des vitraux de la destruction et à les placer à l'intérieur de l'immeuble. Ces bureaux seront détruits en 1988 et la verrière restaurée dans son état initial.

La partie principale de l'Hôtel van Eetvelde[modifier | modifier le code]

L’audacieuse façade avec sa structure métallique apparente (située au n°4) remonte à 1895. L’architecte s’y révèle particulièrement novateur, tout comme pour les espaces intérieurs organisés autour d’une verrière baignant d’une douce clarté les espaces de réception au raffinement extrême. Des vitraux reprenant des formes végétales viennent (au droit des colonnes) prolonger le mouvement des colonnes métalliques supportant la verrière, colonnes qui pourraient être apparentées à des troncs desquels sortiraient le feuillage des vitraux. À l'origine, le sol du hall situé sous cette verrière comportait même des dalles vitrées améliorant l'éclairage des caves. À l’intérieur de l’édifice, Victor Horta a créé des espaces modulables par le biais de cloisons coulissantes. Le décor de la façade est très sobre, même si les motifs en mosaïque se compliquent vers le haut, comme pour annoncer celui de la balustrade du balcon supérieur. Les linteaux droits des portes-fenêtres du dernier étage supportent directement la corniche, rythmée par de nombreuses consoles. Horta utilise une structure métallique imposante qu’il déploie soit pour supporter les étages en léger ressaut (les consoles), soit pour encadrer les fenêtres par des montants verticaux et des linteaux légèrement arqués. La structure porteuse lui permet de largement ouvrir dans cette façade, elle, non porteuse. Il affiche l’utilisation du fer, matériau en plein essor dans la construction de bâtiment durant la fin du XIXe siècle. Une poutre est laissée apparente au rez-de-chaussée. Il fait preuve d’avant-gardisme puisque ce genre de structure porteuse est utilisé pour la première fois dans le cadre d’une maison privée[réf. souhaitée]. De plus, il a la volonté de rompre subtilement l’organisation de la façade conçue par symétrie, comme il était coutume auparavant. La porte d’entrée est rejetée à l’extrémité de la façade.

La première extension[modifier | modifier le code]

Réalisée en 1899, l’extension d’angle au n° 2 se reconnaît aisément par sa façade en pierre taillée blanche. Cette extension était destinée à ajouter un bureau et une salle de billard à la demeure principale avec laquelle ces pièces communiquaient. Pour le reste, elle comprenait également des appartements de rapport. Son style est plus orné et rappelle la maison personnelle d’Horta qu’il vient d’achever rue Américaine à Saint-Gilles. Cette tendance à privilégier l’ornementation ne se démentira plus dans ses réalisations postérieures. Tant la porte d’entrée que les encadrements de fenêtre portent la marque de ce souci par la variété et la sensualité des lignes creusées dans la pierre.

Les boiseries du bureau, en acajou clair du Congo et corail selon les vœux de son commanditaire, forment un des plus beaux décors subsistants de Victor Horta.

La deuxième extension[modifier | modifier le code]

L’annexe construite en 1901, également traitée en pierre blanche, comporte un salon et une chambre et n'a pas d'entrée privative.

Situation[modifier | modifier le code]

L'Hôtel van Eetvelde est situé aux numéros 2, 4 et 6 de l'avenue Palmerston à Bruxelles, dans le quartier des squares.

Visites[modifier | modifier le code]

L'habitation principale se visite à de rares occasion en groupe et guidé alors que l'habitation du numéro 2 n'est pas ouverte au public.

Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

En 2000, l’Hôtel van Eetvelde a été inscrit avec trois autres constructions majeures d'Horta sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco (voir Habitations majeures de l'architecte Victor Horta).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Mesnil, Chefs-d'œuvres de l'art nouveau à Bruxelles, Bruxelles : Aparté, 2009

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Métro de Bruxelles
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Liens externes[modifier | modifier le code]

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