Hôtel du 2 Février

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6° 08′ 16″ N 1° 12′ 45″ E / 6.13777, 1.2125 () L'hôtel du 2 février est un gratte-ciel de la ville de Lomé.

Situé à proximité de la place de l'indépendance, il est l'un des monuments emblématiques de la capitale togolaise. Culminant à 102 mètres, il est le plus haut immeuble du pays et l'un des plus haut du continent africain[1].

Ouvert au mois de juin 1980[2], il doit son nom à la nationalisation des mines de phosphate par le général-président Gnassingbé Eyadéma le 2 février 1974, mesure prise quelques jours après la catastrophe aérienne de Sarakawa au cours duquel le chef de l'état avait failli perdre la vie. L'hôtel est géré par la chaîne Corinthia Hotels International depuis le 8 mai 2002[2] .

Fréquenté principalement par des hommes d'affaires, par des diplomates ou par des personnalités politiques, il est formé d'une impressionnante tour de béton de 36 étages dominant le quartier administratif et financier de Lomé et est situé à proximité des principaux symboles de la vie politique du pays (présidence de la République, primature, maison du parti, monument de l'indépendance, palais des congrès).

Divisé en 368 chambres, dont 52 suites présidentielles et autant de suites ministérielles, il accueille également trois restaurants, un night-club, un bar, ainsi que plusieurs infrastructures sportives (tennis, golf et piscine)[1]. Neuf salles de réception et des salons de réunion servent à des congrès et des séminaires. Un centre d'affaires, une salle de conférence et un studio de télévision sont aménagés aux étages inférieurs de l'hôtel[1].

Le chantier de l'hôtel fut l'un des plus coûteux réalisés sous la présidence de Gnassingbé Eyadéma (environ 35 milliard de Francs CFA)[2]. Bien qu'ayant abrité plusieurs sommets internationaux ou panafricains, son chiffre d'affaires resta longtemps inférieur aux coûts nécessaires à son entretien, ce qui détermina sa session au groupe Corinthia Hotels International en mai 2002[2].

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Notes et références[modifier | modifier le code]