Hôtel de ville de Reims

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Hôtel de ville de Reims
Hôtel de ville, au premier plan la place éponyme, puis la façade et à gauche l'aile Sarrail avec la rue éponyme.
Hôtel de ville, au premier plan la place éponyme, puis la façade et à gauche l'aile Sarrail avec la rue éponyme.
Présentation
Architecte Jean Bonhomme
Propriétaire Commune
Destination actuelle Mairie
Protection Logo monument historique Classé MH (1862, 1922, 1952)
Site web www.ville-reims.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Localité Reims
Localisation
Coordonnées 49° 15′ 29″ N 4° 01′ 54″ E / 49.25801, 4.0317149° 15′ 29″ Nord 4° 01′ 54″ Est / 49.25801, 4.03171  

Géolocalisation sur la carte : Marne

(Voir situation sur carte : Marne)
Hôtel de ville de Reims

Géolocalisation sur la carte : Reims

(Voir situation sur carte : Reims)
Hôtel de ville de Reims

L’hôtel de ville de Reims est le bâtiment qui héberge les institutions municipales depuis 1499.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Conseil de ville acheta en 1499 un bâtiment sur la place du marché-aux-chevaux car avant il se réunissait en différents lieux. Cet édifice se révéla trop étroit et l'idée d'en construire un était limitée par le manque de fonds. Le remboursement de sa dette de 22 000 livres par le duc de Guise permit la réalisation du projet.

Le lieutenant des habitants Nicolas Lespagnol posa la première pierre de l'édifice le 18 juin 1627, il fut construit par Jean Bonhomme architecte en la ville. La première aile rue des Consuls, l'actuelle rue du général Sarrail, est rapidement livrée et le Conseil y siégea à partir de 1628.

La façade fut inaugurée en 1636 par Claude Lespagnol, frère du précédent. Elle fut achevée en 1823 par la construction de la tour d'angle.

En 1863, l'érection de l'hôtel de ville reprend avec les deux dernières ailes sous la conduite de Narcisse Brunette et de son frère Nicolas, l'ensemble fut inauguré en 1880.

Il brûla le 3 mars 1917 lors de la Première Guerre mondiale et fut reconstruit ; les premiers travaux commencèrent en 1924, sous la férule de Bernard Humbold qui était Architecte en chef des monuments historiques et avec les architectes Roger-Henri Expert et Paul Bouchette, les sculptures étaient confiées au sculpteur rémois Paul Berton[1] ; Gaston Doumergue alors président de la République l'inaugura le 10 juin 1928.

Alors que le bâtiment accueillait un musée, les archives, la Caisse d'épargne, une bibliothèque, le tribunal ou la police et la Chambre de commerce, selon les époques, actuellement il est dédié aux services municipaux qui s'édentent de par la ville en annexes et autres services décentralisés (voirie, espaces vert, police municipale...).

Architecture[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

C'est une bâtisse carrée, ou presque, avec quatre ailes semblables qui délimitent une cour qui abrite une statue de René de Saint-Marceaux qui symbolise la vigne et la mousse de Champagne. Chaque angle est matérialisé par une tour carrée. Le toit est d'ardoise en pan coupé.
La façade, orientée vers le sud est coiffée d'un campanile octogonal qui possède une horloge qui sonne le quart d'heure, elle composée de vingt hautes fenêtres sur deux niveaux qui sont entourées de colonnes. La porte d'entrée est entourée de quatre niches qui n'abritèrent jamais les statues prévues, elle est surmontée qu'un statue équestre de Louis XIII foulant deux prisonniers. Cette statue originellement en bronze est actuellement en pierre car la précédente fut détruite pendant la Révolution. La statue équestre est l'œuvre de Nicolas Jacques et en dessous une plaque :
LUDIVICO. JUSTO.
PIO.VICTORI.CLEMENTI.
QUI.GALORUM.AMOR.
HOSTIUM.TERROR.
ORBIS.DELICIAE.
AETERNUM.TROPHAEUM.S.P.Q.R.P.P.
M.CD.XXIV
.
Les tours reprennent l'esthétique de la face qu'elles prolongent tout en étant un peu avancées et avec un étage de plus.

Protection[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville lui-même fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques sur la liste des monuments historiques de 1862. Par la suite les façades et couvertures de la façade principale et des pavillons d'angle, leurs retours, et le campanile central ont fait l'objet d'un classement par arrêté du 9 mars 1922. Pour finir, le sol de la place a fait l'objet d'un classement par arrêté du 4 juin 1952[2].

Bonhomme, une famille d'architectes rémois[modifier | modifier le code]

On peut trouver trace, dans les documents de la ville de contrats passés pour la construction de l'hôtel de ville, il travailla aussi sur les remparts et des portes de la cité. Il y a un autre Jean Bonhomme architecte qui travailla, en 1707 pour l'édification du cloitre de l'abbaye Saint-Remi. Mais encore en 1747 un Nicolas qui œuvra à la réfection de la Cathédrale.

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Peintures[modifier | modifier le code]

Une collection de tableau des maires de Reims est visible dans le bâtiment.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reims, un siècle d'évènements, 1900, 2000, Daniel Pellus, Fradet, 2005.
  2. « Notice no PA00078795 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]