Hôtel de ville de Brême

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1603: Hôtel de ville gothique, palais épiscopal, maisons au terrain de l'ancien hôtel de ville
Hôtel de ville et la statue de Roland sur la place du Marché de Brême *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Hôtel de ville de Brême
Hôtel de ville de Brême
Coordonnées 53° 04′ 33.5″ N 8° 48′ 26.9″ E / 53.075972, 8.80747253° 04′ 33.5″ Nord 8° 48′ 26.9″ Est / 53.075972, 8.807472  
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Subdivision Ville de Brême
Type Culturel
Critères (iii) (iv) (vi)
Superficie 0,29 ha
Zone tampon 36 295 ha
Numéro
d’identification
1087
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2004 (28e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

L’Hôtel de ville de Brême est le siège du maire de la ville de Brême, dans le nord-ouest de l'Allemagne. Construit de 1404 à 1410[1], il est l'un des exemples les plus importants du gothique de brique en Europe.

Ancien hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Pignons de l'ancien hôtel de ville en 1596

Le premier hôtel de ville de Brême se situait 70 m nord-ouest du bâtiment actuel aux coins de la Sögestrasse (« rue des cochons »), Obernstrasse (« rue supérieure ») et Unser Lieben Frauen Kirchhof (« place Nôtre-Dame »). Pour la première fois il est mentionné dans un document latin de 1229 (en Allemagne encore période de style roman) comme domus theatralis, dans des documents plus tardifs comme domus consularis. On pense, qu'avant l'émancipation municipale il a été une cour de justice, avec au moins une halle ouverte, car l'ancien loi saxon interdit les audiences en salles fermées. Il n'existe pas de description précise, mais divers documents attestent les boutiques aux draps en-dessous de l'hôtel de ville et la scriptoria (bureau) voisine. Cet hôtel de ville avait un escalier externe donnant sur la place. En 1382, quand on construit de nouveaux boutiques en-dessous, la scriptoria s'écroule.

Après la construction du nouveau (aujourd'hui vieux) hôtel de ville, la ville garda le vieux pendant deux siècles, mais depuis 1483 il était loué à la guilde des quincaillers. Plus tard il était utilisé comme entrepôt de houblon. En 1598, il a été vendu à des particuliers et fût remplacé ou remanié pour en faire deux maisons.

Gothique[modifier | modifier le code]

Arcs brisés de l'hôtel de ville vers la place du marché au début de 1596
L'hôtel de ville et la cave municipale (Ratskeller) entre l'église de Nôtre Dame (Unser Lieben Frauen) au nord, la place du marché (Marktplatz) au sud-ouest, le parlement (Bürgerschaft) au sud et la cathédrale (Dom) Saint-Pierre au sud-est; lignes bleues = tram

Pour édifier l'hôtel de ville gothique, la ville acheta et démolit deux maisons, la maison de la guilde des cordouaniers (tanneurs et cordonniers fins) et le domicile d'un maire banni. Il fut bâti comme une démonstration du pouvoir communal entre le palais archiépiscopal et la place du marché, qui avait été nivelée et pavée un siècle auparavant. Cet ancien hôtel de ville comprend de grandes salles sur trois niveaux, la salle supérieure pour les grandes réunions et la salle inférieure autrefois comme halle du marché et aujourd'hui comme salle des expositions. Les salles étaient un petit peu plus longues et larges que la grande salle du palais archiépiscopal. Au-dessous est, subdivisée, la cave municipale. Jusque 1608, l'hôtel de ville avait deux chemins de ronde, un sur la gouttière et un sur l'arcade vers la place du marché. Sous l'arcade on faisait des audiences de la justice. Le conseil de la ville même, appelé la Wittheit, comprenait 36 personnes et siégeait dans une chambre annexée au niveau de la salle supérieure.

Les façades ont été décorées avec seize grandes sculptures, qui représentent un empereur et sept prince-électeurs (vers la place du marché), vers nord-ouest quatre philisophes antiques (originalement quatre prophètes de la Bible) et vers la cathédrale saint Pierre, Moïse, Salomon et Jonas ou Daniel.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Place du marché et hôtel de ville, vue du sud-est (Grasmarkt) en 1819, à droite l'annexe de 1535


Déjà de 1545 à 1550, une nouvelle annexe (avec la deuxième chambre du conseil) fut construite entre l'hôtel de ville et, séparé par une impasse très étroite, le palais archiépiscopal. Il avait le premier pignon en style renaissance de l'édifice.

La bâtiment gothique a été remanié par le maître d'œuvre Lüder von Bentheim en 1596 (change des fenêtres de la salle supérieure au sud-ouest de arcs brisés à forme rectangle) et de 1608 à 1612 dans le style renaissance de la Weser[1]. Depuis 1608, la salle supérieure recevait un grand avant-corps, qui comprend deux étages, en haut la chambre des (anciennes) archives et en bas la « Chambre d'or ». Sur l'avant-corps on a construit un pignon à la mode flamande. Toutes les sculptures gothiques de cette façade ont éte transférées vers une position plus latérale.

Annexes plus tardives[modifier | modifier le code]

Annexe de 1682/83 avec bande vitreuse du rez-de-chaussée; à droite les Musiciens de Brême

En 1682-1683 l'annexe des bureaux du coté arrière fut agrandie dans une version très peu décorrée du baroque, mais avec bandes vitreuses prèsque visionaires.

Le Stadthaus, de 1819 à 1909 au lieu du nouvel hôtel de ville

En 1803, par le Recès d'Empire, la ville libre de Brême gagnait possession du palais archiépiscopal, qui depuis les traités de Westphalie avaient été suèdois et depuis hanovrien. En 1818-1819 Christian Blohm, le maître d'œuvre de la ville, transformait ce palais gothique en un édifice de style classique aux bureaux municipaux, appelé Stadthaus (« maison de ville »).

Dans un redressement en 1826, l'annexe de 1535 a perdu sa façade de style renaissance, et l*étage supérieure de l'annexe de 1682/83 a perdu sa bande vitreuse.

Depuis de 1888, la cave municipale fut agrandie par salles souterraines dessous la place de Notre Dame (Unser Lieben Frauen Kirchhof).

De 1909 à 1913, un nouvel hôtel de ville a été bâti sur le terrain de la maison de ville à côté de l'ancien par Gabriel von Seidl (1909-1913)[1]. Les trois façades vers le Grasmarkt (« marché aux herbes ») et le Domshof (« court de la cathédrale », il n'était pas le cloître) sont dessinées en style néo-Renaissance, la quatrième en style art nouveau.

Depuis[modifier | modifier le code]

Il a été épargné lors de la Seconde Guerre mondiale[1].

De 1946 à 1966, le parlement de Brême (Bürgerschaft) siégeait dans la salle des fêtes du nouvel hôtel de ville.

En 2004, avec la statue de Roland, le bâtiment a été ajouté à la liste des sites du patrimoine mondial et l'ensemble constitue « des témoignages exceptionnels de l'autonomie civique et de la souveraineté qui caractérisèrent le Saint-Empire romain germanique »[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Numismatique[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Brême figure sur la pièce commémorative de 2 euros de l'Allemagne de 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]