Hôtel de Savoie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

_source:enwiki51° 30′ 38″ N 0° 07′ 13″ O / 51.51056, -0.12028

L'hôtel de Savoie

L'hôtel de Savoie fut l'une des résidences les plus renommées du Londres médiéval, possession de Pierre II de Savoie. Il fut détruit lors de la révolte des paysans anglais de 1381. Actuellement, son site est occupé par un théâtre et un grand hôtel : le Savoy.

Le palais[modifier | modifier le code]

Localisation sur une carte du XVIe siècle.

Pendant la période médiévale, le Strand, situé entre la City et le village de Charing, fut le quartier le plus recherché par la noblesse anglaise. En effet, il permettait à la fois d'accéder à la Tamise (qui était un axe de communication primordial) et d'être un peu à l'écart des nuisances de la City et de ses risques majeurs d'incendie.

Le , Henri III, roi d’Angleterre, fait don de terrain à Pierre de Savoie, oncle de la reine Éléonore de Provence[1],[2],[3].

Par son testament de 1264, confirmé par celui de mai 1268, Pierre, devenu comte de Savoie, lègue son palais de Londres à l'hospice du Grand-Saint-Bernard[1].

La demeure accueillit ensuite Edmond Crouchback de Lancastre. Ses descendants, les ducs de Lancastre, l'occupèrent tout le XIIIe siècle. Après sa capture à la bataille de Poitiers (1356) et une première incarcération à Bordeaux, Jean le Bon fut transféré avec sa cour à l'hôtel de Savoie jusqu'à sa mort, le 8 avril 1364. À la fin du siècle, il fut la résidence de Jean de Gand, duc de Lancastre, régent et oncle du roi Richard II. L'hôtel de Savoie était alors le palais le plus prestigieux d'Angleterre.

Destruction[modifier | modifier le code]

Il fut détruit lors de la révolte des paysans anglais de 1381, les émeutiers reprochant à Jean de Gand l'introduction de nouveaux impôts. Ce qui ne put être brisé ou brulé fut jeté dans la Tamise.

L'édification du pont Waterloo Bridge se fait à l'endroit même du palais. Plus tard, est édifié à proximité le Savoy Theatre (ouvert en 1881) et l'Hôtel Savoy (ouvert en 1889).

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Pierre Chapuisat, « Les deux faces anglaises du Grand-Saint-Bernard au moyen âge », Bulletin annuel de la Bibliothèque et des Archives cantonales du Valais, des Musées de Valère et de la Majorie,‎ , p. 5-14 (lire en ligne), p. 11-12.
  2. (en) John Richardson, The Annals of London : A Year-by-year Record of a Thousand Years of History, University of California Press,‎ , 408 p. (ISBN 978-0-52022-795-8), p. 32.
  3. Paul Guichonnet, Nouvelle histoire de la Savoie, Édition Privat,‎ , 366 p. (ISBN 978-2-7089-8315-1), p. 140.