Hôtel de Brunoy

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Hôtel de Brunoy
Image illustrative de l'article Hôtel de Brunoy
L'hôtel de Brunoy, vu depuis les Champs-Élysées.
Dessin de Jean-Baptiste Lallemand.
Période ou style néoclassique
Type hôtel particulier
Architecte Étienne-Louis Boullée
Début construction 1775
Fin construction 1779
Propriétaire initial marquise de Brunoy
Destination initiale habitation
Destination actuelle détruit en 1930
Coordonnées 48° 52′ 08.71″ N 2° 19′ 03.37″ E / 48.8690861, 2.317602848° 52′ 08.71″ Nord 2° 19′ 03.37″ Est / 48.8690861, 2.3176028  
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Commune Paris (8e arrondissement)

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Hôtel de Brunoy

L’hôtel de Brunoy était un hôtel particulier parisien, situé entre la rue du Faubourg-Saint-Honoré et l'actuelle avenue Gabriel, qui fut achevé en 1779 par l'architecte Étienne-Louis Boullée pour la marquise de Brunoy et considéré par les contemporains comme son chef-d'œuvre. Il a été détruit en 1930.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fermier général Étienne-Michel Bouret (1709-1777) réalisa une importante opération immobilière sur un vaste terrain situé entre le faubourg Saint-Honoré et les Champs-Élysées, dont il fit l'acquisition en plusieurs transactions entre 1767 et 1769 auprès des héritiers de Julien de La Faye. Cette propriété s'étendait entre la rue du Faubourg-Saint-Honoré au nord, les jardins des Champs-Élysées au sud, le Palais de l'Élysée à l'ouest et ce qui est aujourd'hui l'hôtel de Pontalba, et qui était alors l'hôtel de Poyanne, auparavant d'Aguesseau, à l'est.

Bouret divisa en six lots ce terrain, sur lequel se trouvaient, lors de son acquisition, deux hôtels. Sur cinq de ces lots, il fit lui-même construire ou reconstruire des hôtels qu'il revendit ensuite. Toutefois, un sixième lot suivit un sort différent : le 5 août 1774[1], Bouret vendit pour 100 000 livres[2] le terrain nu, d'environ 910 toises, à la marquise de Brunoy, née Pérusse des Cars.

Ce terrain avait été séparé d'une propriété correspondant aux no 16 à 17 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré (actuels no 43 à 47), qui s'étendait jusqu'aux Champs-Élysées, et dépendait d'un lot adjugé à Julien de la Faye sur le Sr Le Bouteux par sentence du tribunal des requêtes de l'Hôtel du 6 juin 1696[3].

Jeanne Françoise Émilie de Pérusse des Cars (v. 1745-1823)[4] avait épousé le 15 juin 1767 Armand Louis Joseph Pâris de Montmartel (1748-1781), marquis de Brunoy, fils du célèbre financier Jean Pâris de Monmartel (1690-1766), qui avait vendu à Bouret en 1742 son château de Croix-Fontaine à Seine-Port[5]. Le marquis de Brunoy se signala par des excentricités qui devaient le conduire à la ruine – il fut interdit et privé de la gestion de ses biens en 1779 – mais le mariage avait été conclu sous le régime de la séparation de biens et les deux époux vécurent séparés dès la signature du contrat[6].

La marquise de Brunoy fit commettre[7] un architecte-bourgeois expert-juré, Pierre Taboureur[8], aux fins de constater les travaux à faire sur le terrain sur lequel elle envisageait de faire bâtir[9]. L'expert déposa son rapport le 9 août 1775[10]. Le même expert procéda à la réception des travaux le 23 août 1779, en présence de la marquise de Brunoy, « laquelle a déclaré que M. Boullée, architecte du Roi, y présent, a été chargé de la conduite de l'ouvrage »[11]. L'attribution de l'hôtel de Brunoy à Boullée est donc certaine.

Boullée déposa seize mémoires des travaux « faits sous ses ordres, plans et dessins »[12] qui furent vérifiés en plusieurs vacations[13] pour un total de 197 360 livres non compris les honoraires de l'architecte. Les mémoires étaient signés La Thuille, maître maçon et entrepreneur, Férand, maître charpentier, Gorgu, maître couvreur, Laurens, maître plombier, Le Bloue et Doré, maîtres serruriers, Langelin, treillageur, Lamelin, maître menuisier, Billonard, maître vitrier, Lecomte, paveur, Malhon, peintre et Cauvet, sculpteur, « collaborateurs habituels de Boullée, en particulier le sculpteur-ornemantiste Gilles-Paul Cauvet décédé le 15 novembre 1788 »[14].

De l'avis des contemporains, l'hôtel de Brunoy était le chef-d'œuvre de Boullée. Il est mentionné dans l'ouvrage de Jacques-Guillaume Legrand et Charles-Paul Landon Description de Paris et de ses édifices[15], dans celui de Luc-Vincent Thiéry[16], dans la Nouvelle description des curiosités de Paris de Jacques-Antoine Dulaure (1785), dans l’État actuel de Paris, ou le Provincial à Paris de Watin fils (1788), dans Le Cicerone Parisien de Nicolas-Amable-Germain Debray (1810)  ; il a été gravé dans le recueil de Krafft et Ransonnette (1770-1800)[17].

La marquise de Brunoy ayant émigré sous la Révolution, son hôtel fut confisqué comme bien national et acquis en 1810 par le colonel Philippe-Paul de Ségur, qui le vendit en 1823[18] à l'Anglais James Alexander. Celui-ci le revendit dès l'année suivante à son compatriote Alexander Trampton qui le loua en 1825 à la princesse Bagration, veuve du général russe Pierre de Bagration et ancienne maîtresse de Metternich, qui en fit l'acquisition en 1830. Après sa mort en 1857, ses héritiers vendirent l'hôtel au banquier Charles Laffitte qui le revendit en 1859 à la princesse Radolin. Ses fils le vendirent en 1878 à Eugène Pereire (1831-1908) et à sa femme, née Juliette Fould (1839-1912).

À cette époque, l'hôtel de Brunoy était encore intact[19]. Pour y installer leur résidence[20], les nouveaux acquéreurs lui firent subir des transformations qui le dénaturèrent complètement[21] : destruction du portique et de la toiture monumentale, surélévation d'un étage et couverture en combles mansardés, création d'un jardin d'hiver métallique sur la cour.

Transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale il fut ensuite laissé à l'abandon. Racheté par une société immobilière contrôlée par le baron Edmond de Rothschild, propriétaire de l'hôtel de Pontalba voisin, il fut rasé en 1930. Le baron Edmond de Rothschild envisageait de construire sur son emplacement un immeuble de rapport à destination de bureaux ou d'appartements[22] mais ce projet ne fut pas mis à exécution avant sa mort en 1934 et son fils, le baron Maurice de Rothschild (1881-1957), l'ajourna car il souhaitait agrandir l'hôtel de Pontalba d'une très longue aile en retour d'équerre sur le jardin. Il fit toutefois construire, sur la rue du Faubourg-Saint-Honoré, à l'emplacement de l'ancienne porte cochère, un étroit immeuble portant le no 45 cependant que le terrain qui avait été celui de l'hôtel de Brunoy et de son jardin restait vide. Une partie en a depuis été incorporée dans le parc de la résidence de l'ambassadeur des États-Unis d'Amérique (hôtel de Pontalba) tandis que l'autre, avec accès sur l'avenue Gabriel, sert de parking à des véhicules de l'ambassade.

Architecture[modifier | modifier le code]

Hôtel de Brunoy. Dessin à la plume et lavis à l'encre brune par Jean-Baptiste Maréchal. Paris, Bibliothèque nationale de France, ancienne collection Destailleur[23].

L'hôtel de Brunoy se trouvait en cœur d'îlot. On y accédait par une porte cochère s'ouvrant à l'emplacement de l'actuel no 45 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré[24], donnant sur une allée de marronniers prise entre les hôtels d'Andlau et de Sabran et conduisant à la cour d'honneur après avoir laissé sur la gauche la basse-cour, bordée par les écuries.

Dans la cour d'honneur en hémicycle, côté Faubourg-Saint-Honoré, les remises étaient abritées dans un bâtiment en arc-de-cercle à un étage en mansarde. Les entrées du corps de logis principal se faisaient latéralement dans les ailes basses, à gauche pour l'escalier principal avec son vestibule et à droite pour l'escalier de service, desservant les offices en sous-sol.

Le corps de logis, double en profondeur, comprenait six pièces communicantes, sans couloir : un salon, deux antichambres, un cabinet de toilette avec garde-robe et lieux à l'anglaise dans l'aile en retour sur la cour, une chambre à coucher avec boudoir et bibliothèque à la suite dans l'aile sur le jardin, une salle à manger s'ouvrant sur une salle de bains et un jardin d'hiver dans l'aile symétrique.

Le premier étage était en réalité un demi-étage, occupé sur la cour par les petits appartements, et sur le jardin par le volume du grand salon voûté à l'italienne. Sur le jardin, l'élévation était réduite à un étage noble en rez-de-chaussée, percé de cinq portes-fenêtres en plein-cintre surmontées d'une frise en bas-relief aveuglant l'espace du premier étage.

Hôtel de Brunoy. Noter la couverture en treillage des ailes basses en retour sur le jardin. Aquarelle gouachée par Jean-Baptiste Maréchal. Brunoy, musée municipal.

Les deux ailes basses sur le jardin, également percées de portes-fenêtres en plein-cintre et couvertes de treillage pour se fondre avec la végétation du jardin, venaient buter en retour d'équerre contre la masse du corps de logis dont la dernière travée était plus basse et de même hauteur que les ailes.

En résultait un effet d'isolation majestueuse du principal corps de logis, renforcé par un portique de six colonnes d'ordre ionique surmonté d'une toiture en gradins sommée d'un groupe sculpté par François-Joseph Duret, sculpteur souvent associé à Boullée, représentant une figure de Flore accompagnée de deux enfants tenant des guirlandes de fleurs[25].

« Nul doute que la sacralisation de la demeure, dont l'hôtel de Brunoy donne l'exemple le plus accompli, procède au moins indirectement de Palladio. Mais la réussite tient ici au fait que Boullée a su être également palladien et français. En effet, ce grand temple à portique, sans étage, couronné comme le mausolée d'Halicarnasse, est construit sur le plan de l'hôtel entre cour et jardin. Ce temple est un Janus bifront. Du côté de la rue Saint-Honoré, il a l'apparence de l'hôtel français, et même d'un hôtel exemplaire puisqu'il est en cœur d'îlot pour renforcer la tranquillité du lieu comme le recommandent les traités. En revanche, le jardin, qui est traditionnellement le fond du gîte, son creux le plus intime, est ici ouvert sur la promenade des Champs-Élysées d'où l'on voit le frontispice du temple. Cependant la nouveauté de ce tableau est relative. L'hôtel à logis sur les quais, pour jouir de la vue du fleuve, s'est développé à Paris au XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les logis sont sur les boulevards pour profiter de la verdure des promenades ; on y sacrifie d'autant plus volontiers l'intimité que la mode est de donner aux maisons l'apparence d'édifices publics. »

— Jean-Marie Pérouse de Montclos, « Hôtel de Brunoy », Rue du Faubourg-Saint-Honoré

[26]

L'ingéniosité de l'architecte s'était également déployée dans le jardin, où il avait su tirer parti d'une parcelle étroite et resserrée entre les murs de clôture des hôtels mitoyens. « L'on ne pouvait sans en obstruer la vue y planter une allée de grands arbres. L'architecte y a très ingénieusement suppléé par deux allées creusées à quelques pieds de profondeur et couvertes d'un berceau qui n'excède pas la hauteur du sol ; elles aboutissent à un salon de verdure à l'autre bout du jardin. Par ce moyen, la vue se porte sans obstacle de l'intérieur de l'appartement jusqu'aux Champs-Élysées qui, séparés de cette habitation par un simple fossé[27], semblent ne former qu'une seule promenade. »[28]

La décoration intérieure de l'hôtel de Brunoy n'est pas connue précisément. Seul le grand salon a été représenté par Krafft et Ransonnette et décrit par Legrand et Landon : plan carré, pilastres ioniques, triplets de glaces et de baies en plein cintre, frise ornée de rinceaux, puissante voussure couverte d'un sujet peint par Vincent, sans doute François-André Vincent[29].

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Me Bronod, notaire. Cet acte n'est pas mentionné dans le répertoire de l'étude Bronod au Minutier central des notaires, mais l'essentiel de son contenu est transcrit dans les divers actes notariés retraçant les mutations de l'hôtel de Brunoy.
  2. Alfred Détrez, Le faubourg Saint-Honoré : De Louis XIV au Second Empire, Paris, Henri Lefebvre,‎ 1953, p. 38
  3. Les origines de propriété du terrain sont énoncées dans l'acte de vente de la moitié de la maison du no 16 à Charles-François Filleul, agissant pour le compte de Bouret, le 23 septembre 1767.
  4. V. Maison de Pérusse des Cars
  5. V. Robert Dubois-Corneau, Brunoy : Notice historique sur la seigneurie et le château, Brunoy, Impr. René Muller,‎ 1925, 24 p. ; Robert Dubois-Corneau, Paris de Monmartel, banquier de la cour, receveur des rentes de la ville de Paris, 1690-1766, Paris, J. Meynial,‎ 1917, IV-380 p. ; Lorédan Larchey, Gens singuliers, Paris, F. Henry,‎ 1867, XI-204 p. (lire en ligne), p. 31-40
  6. Le marquis dans son hôtel de la rue Neuve-des-Petits-Champs et la marquise rue Saint-Honoré, paroisse Saint-Roch, adresse qu'elle donna lorsqu'elle fit l'acquisition du terrain du faubourg Saint-Honoré.
  7. ordonnance du lieutenant civil du 26 juillet 1775
  8. à la fin de sa vie avocat au parlement, maître général des bâtiments de Sa Majesté, Ponts et Chaussées de France, architecte expert du roi, décédé le 27 octobre 1788, rue de Savoie, paroisse Saint-André des Arts
  9. Selon J.-M. Pérouse de Montclos (« Hôtel de Brunoy », in : La rue du Faubourg-Saint-Honoré, p. 165), c'est bien un terrain nu dont la marquise de Brunoy fit l'acquisition. Peut-être Bouret avait-il fait démolir les constructions qui s'y trouvaient ? Il semble en tout cas exclu que, comme l'affirme Alfred Détrez, la construction ait été entreprise dès 1772 par Bouret qui aurait vendu un hôtel déjà construit ou en tout cas en voie d'achèvement à la marquise de Brunoy (A. Détrez, Op. cit., p. 38). Peut-être cette confusion vient-elle du fait que de nombreux auteurs, parmi lesquels Krafft, ont daté à tort de 1772 la construction de l'hôtel de Brunoy.
  10. Arch.nat. Z1J 1051. On ne connaît pas la raison du délai d'un an entre la vente et ce constat. J.-M. Pérouse de Montclos (art. cit., p. 167, note 9) émet l'hypothèse d'une erreur de date, mais dans ce cas il est curieux que la sentence du lieutenant civil désignant l'expert ait été antérieure à la vente du terrain.
  11. cité par J.-M. Pérouse de Montclos, art. cit., p. 165
  12. ibid.
  13. jusqu'au 22 mars 1780
  14. J.-M. Pérouse de Montclos, art. cit.
  15. Jacques-Guillaume Legrand et Charles-Paul Landon, Description de Paris et de ses édifices ; avec un précis historique et des observations sur le caractère de leur architecture et sur les principaux objets d'art et de curiosité qu'ils renferment : Ouvrage enrichi de plus de cent planches, gravées et ombrées en taille-douce, avec un plan exact de Paris et de ses embellissements, Paris, Treuttel et Würtz,‎ 1818, 2e éd. (1re éd. 1806), 2 vol. in-8°, p. 205. La première édition de 1806 l'attribue à François-Joseph Bélanger. Cette erreur est corrigée dans la seconde édition de 1818.
  16. Luc-Vincent Thiéry, Paris tel qu'il étoit avant la Révolution, ou Description raisonnée de cette ville, de sa banlieue et de tout ce qu'elles contenoient de remarquable pour servir de guide aux amateurs et voyageurs français et étrangers, t. 1, Paris, Delaplace,‎ 1795, 9-XXXVII-784 p. (lire en ligne), p. 88 : « Rien de si agréable que la façade de cette maison du côté des Champs-Elysées. Elle annonce le temple de la Déesse du printemps, orné de six colonnes ioniques, soutenant un entablement couronné par la statue de Flore. Cet architecte a aussi imaginé de faire une promenade souterraine dans le jardin pour ne point nuire à la vue des appartements. »
  17. pl. 1 : « Maison de Mme de Brunoy construite par Boullée en 1772 ». Les auteurs précisent que : « Nous nous sommes procurés des artistes mêmes qui les ont érigés les plans et les détails ; nous avons levé et dessiné sur la place avec exactitude tous ceux dont les plans n'existaient pas. » (cité par J.-M. Pérouse de Montclos, art. cit., p. 167 note 11)
  18. Jacques Hillairet (Dictionnaire historique des rues de Paris) mentionne une location en 1816 au maréchal Marmont, mais elle concernait plus vraisemblablement l'hôtel voisin correspondant à l'actuel no 49 (V. Rue du Faubourg-Saint-Honoré).
  19. J.-M. Pérouse de Montclos (art. cit., p. 167, note 15) indique que : « La description donnée par les calepins cadastraux de 1875 (Arch. de la Seine) est conforme aux descriptions anciennes ; l'hôtel n'avait donc pas encore subi de modifications. »
  20. M. et Mme Eugène Pereire sont portés comme domiciliés no 45, rue du Faubourg-Saint-Honoré « en leur hôtel » en 1885 in : Tout-Paris : annuaire de la société parisienne, Paris, A. La Fare,‎ 1885 (lire en ligne), p. 395.
  21. Ces transformations étaient conformes aux mœurs de l'époque : elles sont comparables à celles que les frères Pereire réalisèrent dans leur propre résidence, l'hôtel Chevalier, actuel no 35, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Dans l'environnement immédiat de l'hôtel de Brunoy, Émile Pereire est par ailleurs responsable de la démolition, à la même époque, des hôtels de Sabran (correspondant à l'actuel no 47) et de Villemorien (no 49), et fut le promoteur de la rue de l'Élysée.
  22. Pauline Prévost-Marcilhacy, « Hôtel Edmond de Rothschild », in : La rue du Faubourg-Saint-Honoré, p. 154
  23. Référence bibliographique : Destailleur Paris, t. 4, p. 666
  24. L'hôtel a porté successivement les numéros 16bis (à la construction), 103 (en 1787), 60 (numérotage sectionnaire de 1792), 49 (numérotage impérial de 1805) et 45 (à partir de 1852).
  25. livré en 1776 par le sculpteur, ainsi qu'un bas-relief représentant un sacrifice à Flore destiné « au péristyle » (portique) et deux figures d'enfants pour la « corniche de la chambre à coucher entre les colonnes » (cité par J.-M. Pérouse de Montclos, art. cit., p. 165)
  26. Op. cit., p. 166
  27. Les grilles le long de l'avenue Gabriel n'ont été mises en place qu'en 1818. Auparavant, les hôtels du faubourg Saint-Honoré n'étaient séparés des Champs-Élysées que par un fossé doublé d'une barrière.
  28. J.-G. Legrand et C.-P. Landon, Op. cit.
  29. Prieur dans ses Petites maisons de Paris (Musée Carnavalet, Estampes, Topo 135 A, pl. 18 : coupe transversale, coupe sur le salon, l'antichambre et sur la chambre, plan général de l'hôtel et de son jardin, élévation perspective sur le jardin) « donne un relevé [...] différent de celui donné par Krafft. Ce dernier étant vérifié par tous les autres documents, il faut croire que Prieur a reproduit un projet » (J.-M. Pérouse de Montclos, art. cit., p. 166).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]