Hôtel Napoléon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hôtel Napoléon
Localisation
Localisation 40, Avenue de Friedland
Paris
France
Coordonnées
géographiques
48° 52′ 27″ N 2° 17′ 52″ E / 48.874294, 2.29780648° 52′ 27″ Nord 2° 17′ 52″ Est / 48.874294, 2.297806  
Date d'ouverture fin 1928
Équipements
Étoiles 5/5 starsStar full.svgStar full.svgStar full.svgStar full.svg
Nombre d'étages 7
Chambres 54 chambres et 45 suites
Restaurants Le Bivouac
Compagnies
Architecte(s) Henri Porteau
Propriétaire(s) Famille Kliaguine
Site officiel Site

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Hôtel Napoléon
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Napoléon (homonymie).

L'hôtel Napoléon est un hôtel situé à deux pas de l'Arc de Triomphe au 40 Avenue de Friedland dans le huitième arrondissement de Paris.

L'hôtel Napoléon Avenue de Friedland à Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est en 1923 que le groupe hôtelier Martinez fit bâtir par un grand architecte de l’époque, Henri Porteau, une somptueuse résidence de luxe sur les fondations de l’ancien hôtel particulier du Comte de Tolstoï. La résidence changea plus tard de propriétaire et fut acquise par la famille Rothschild. Le Napoléon Bonaparte vit le jour vers la fin de l’année 1928 en qualité d’hôtel de charme. Des cercles littéraires y avaient élu domicile et s’y déroulaient régulièrement. En 1929, l’hôtel de charme devint hôtel de luxe et accéda au rang de petit palace; il fut tout naturel de lui donner le nom de Napoléon Paris en référence à son emplacement privilégié aux côtés de l’Arc de Triomphe. En mars 2013, Atout France, l'Agence de développement touristique de la France, classe l'hôtel dans la catégorie 5 étoiles[1],[2].

Hébergement des soldats américains à la libération[modifier | modifier le code]

Dans le livre de témoignages de vétérans Chicken Soup for the Veteran’s soul[3], Jean P. Brody relate qu’en 1945, à la fin de la guerre, son mari Gene avait été logé à l’hôtel Napoléon et qu'il gardait un souvenir indéfectible du portier Jean Fratoni qui était attentionné à l’égard des soldats américains. Madame Brody raconte dans la suite de son récit que son mari était retourné à Paris quarante ans plus tard et qu’il fut extrêmement surpris et ému de retrouver le portier qui le reconnut en lui disant « Vous étiez ici à la fin de la guerre, n’est-ce pas ? » et qui lui réserva, ainsi qu’à sa femme, le meilleur accueil.

Un hôtel prisé par le gotha[modifier | modifier le code]

L'hôtel Napoléon Paris a connu depuis sa construction de nombreuses personnalités, parmi lesquelles on distingue de grands noms du gotha, de la littérature, des artistes, des acteurs, des politiciens, des sportifs. Ernest Hemingway, John Steinbeck, Salvador Dalí, Errol Flynn, Orson Welles, Miles Davis, Joséphine Baker, Ella Fitzgerald[4]… et beaucoup d’autres y ont signé le livre d'or.

Le premier voyage à Paris de Mario Vargas Llosa[modifier | modifier le code]

Le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa raconte le souvenir « extraordinaire » de son premier voyage à Paris, gagné à un concours littéraire organisé par La Nouvelle Revue française : « J’étais logé à l’hôtel Napoléon, où je me souviens avoir rencontré Miss France 1958, Annie Simplon. »[5]

Décoration[modifier | modifier le code]

Unique hôtel de luxe intégralement décoré dans l’art napoléonien et paré d’un mobilier de style Directoire, le Napoléon Paris jongle entre tradition et modernité sans oublier une note finale très personnelle.

Conte de fée franco-russe[modifier | modifier le code]

Le romantisme s’inscrit dans les murs du Napoléon Paris. La plus belle histoire est sans nul doute celle qui lie Alexandre Pavlovitch Kliaguine, riche homme d’affaires russe, à une jeune étudiante parisienne en Lettres (devenue plus tard baronne de Baubigny). Le coup de foudre fut immédiat. En gage d’amour il lui offrit le Napoléon Paris afin de lui permettre de recevoir les membres de la haute société de l’époque. La jeune étudiante épousa le riche homme d’affaires, ils fondèrent une famille et vécurent au Napoléon Paris pendant de nombreuses années. Un joli conte de fée plein d’amour, qui animera les passions. Le Napoléon Paris demeure à ce jour propriété de la Famille Kliaguine.

Restaurant et Bar[modifier | modifier le code]

Le Bivouac

Cinéma[modifier | modifier le code]

L'hôtel est immortalisé dans Le Cave se rebiffe (1961), un film où le personnage joué par Jean Gabin (Ferdinand Maréchal, dit le Dabe) explique qu'il descend à l'hôtel Napoléon, « comme d'habitude »[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]Décision de classement du 2 mars 2013
  2. Carte des hôtels classés en Ile-de-France, site de la région Ile-de-France.
  3. (en) Jack Canfield, Hansen et Slager, Chicken soup for the veteran's soul : stories to stir the pride and honor the courage of our veterans, Deerfield Beach, Fla, Health Communications,‎ 2001 (ISBN 1558749381), p. 273-275.
  4. Une si romantique histoire, sur le site de l'hôtel Napoléon
  5. Mario Vargas Llosa, le Prix Nobel enfin, Paris Match du 15 octobre 2010, par Olivier O’Mahony: « J’ai présenté une de mes nouvelles à un concours littéraire organisé par La revue française, et décroché le premier prix dont la récompense était un voyage à Paris. Quel souvenir en gardez-vous ? Extraordinaire ! J’étais logé à l’hôtel Napoléon, où je me souviens avoir rencontré Miss France 1958, Annie Simplon. Le directeur, un Polonais dénommé M. Makovski, nous a même emmenés à L’éléphant blanc, une boîte de nuit à la mode, et j’ai dansé avec elle... »
  6. Le Cave se rebiffe (extrait): la phrase de Gabin est à min 45 s, et on voit l'hôtel à min 35 s'

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :