Hôtel Bourrienne

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Hôtel Bourrienne
58 rue d'Hauteville.JPG

Façade sur la rue d'Hauteville

Présentation
Type
Style
Construction
Commanditaire
Justine Ségard, dite Madame de Bazin de Dampierre
Propriétaire
Jean Peignot
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Commune
Adresse
58 rue d'Hauteville, 10e arrondissement
Accès et transport
Métro
Localisation
Coordonnées
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L'Hôtel Bourrienne (appelé aussi Hôtel de Bourrienne et Petit Hôtel Bourrienne), est un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé au 58 rue d'Hauteville dans le 10e arrondissement de Paris. Propriété privée, il est classé au titre des monuments historiques depuis le 20 juin 1927[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Justine Segard[2], femme de Préponnier de Bazin et dame de Dampierre, entreprend la construction de l'hôtel en 1787, laquelle s'achève en 1793, à l'époque où le quartier du Faubourg Poissonnière s'urbanise.

L'hôtel, alors qu'il n'est pas encore terminé, passe entre plusieurs mains et arrive en 1792 dans celle des époux Lormier-Lagrave dont la fille Fortunée épouse peu après Antoine Hamelin, fournisseur général des armées. Les parents en font don à la fille, qui le fit sans doute décorer par François-Joseph Bélanger[3]. Fortunée Hamelin devient une personnalité en vue du Directoire et du Consulat, tenant à l'hôtel un salon renommé sous le nom de la Merveilleuse Madame Hamelin. Native de Saint-Domingue, elle était amie avec Joséphine de Beauharnais.

En 1798, l'hôtel est vendu à Louis Prévost qui le revend 100 000 francs à Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, secrétaire particulier et ami de Napoléon Bonaparte, qui lui donna son nom et y fit faire d'importantes transformations par l'architecte Étienne-Chérubin Leconte. Subissant les aléas de la politique, Bourrienne réussit cependant une brillante carrière sous la Restauration et jusqu'en 1824, les salons de l'hôtel furent parmi les plus brillants de Paris, animés par sa femme. Mais la Révolution de 1830 lui fait perdre sa fortune. Entre temps, l'hôtel avait été vendu à plusieurs reprises. En 1826, Henri Duponchel travaille sur le décor néo-pompéien de l'hôtel[4].

Charles Tulen de Berny acquiert l'hôtel en 1886. L'homme dirige une fonderie de caractères d'imprimerie qui installe ses ateliers dans le jardin. L'hôtel est resté dans la famille jusqu'aujourd'hui.

Description[modifier | modifier le code]

L'hôtel se trouve en retrait de la rue, au fond d'une cour à laquelle on accède par un portail percé dans les immeubles de rapport de la rue de Hauteville. Derrière l'hôtel est aménagé un petit jardin. Le lieu est remarquable par son décor et son mobilier de style Directoire resté en place. Il accueille des réceptions et se visite sur rendez-vous[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00086495 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. D'après Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éd. de Minuit, 1963.
  3. Claude Frégnac, Belles demeures de Paris, Hachette, 1977, (ISBN 9782010038686), p. 261.
  4. Anne Dion-Tenenbaum, Multiple Duponchel, Revue de l'Art, 1997, no 116, p. 66-67.
  5. L'hôtel sur le site Paris info

Liens externes[modifier | modifier le code]