Hôpital d’instruction des armées Legouest

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Hôpital d’instruction des armées Legouest
Festungslazarett III Metz
Hôpital de Plantières
Reserve-Lazarett I
34e American Hospital
Présentation
Coordonnées 49° 06′ 47″ N 6° 11′ 25″ E / 49.11317, 6.19029 ()49° 06′ 47″ Nord 6° 11′ 25″ Est / 49.11317, 6.19029 ()  
Pays Drapeau de la France France
Ville Metz
Adresse avenue de Plantières
Fondation 1912-1918
Affiliation Service de santé des armées

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

(Voir situation sur carte : Lorraine)
Géolocalisation sur la carte : Metz/Lorraine/France

L’hôpital d’instruction des armées Legouest (HIA Legouest), ancien Festungslazarett III, est un hôpital militaire français construit pendant l’annexion allemande à Metz dans le quartier de Plantières. C’est aujourd’hui un hôpital public sous tutelle du ministère de la Défense placé sous l’autorité de la direction centrale du service de santé des armées (DCSSA).

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Alors que la place de Metz est devenue un point stratégique majeur de l’empire allemand, la garnison allemande oscille entre 15 000 et 20 000 hommes au début de la période[1], et dépasse 25 000 hommes à la veille de la Première Guerre mondiale[2]. Guillaume II décide doter la ville d’un nouvel hôpital militaire, l’ancien hôpital du fort Moselle datant du XVIIIe siècle.

Construction et aménagements[modifier | modifier le code]

Le site choisi pour l’hôpital, à proximité de la nouvelle gare, sur l’actuelle avenue de Plantières, était précédemment occupé par un petit ouvrage fortifié, le fort Gisors, ou « lunette de la Cheneau », qui fermait le passage entre la Seille et le fort Bellecroix[3]. Le nouvel hôpital militaire, de type pavillonnaire, est construit entre 1912 et 1918. Les différents corps de bâtiment, une vingtaine, sont disséminés sur un parc de 10 ha. À l’époque, cet établissement est à la pointe de la technologie médicale et de l’architecture hospitalière, ses salles sont spacieuses, aérées et claires.

Affectations successives[modifier | modifier le code]

En 1919, l’hôpital est renommé hôpital de Plantières par les autorités françaises[4]. En 1933, il est baptisé hôpital Legouest, en hommage à Venant Antoine Léon Legouest, chirurgien militaire d’origine messine, professeur agrégé au Val-de-Grâce et premier médecin inspecteur général du service de santé des Armées. De 1940 à 1944, l’établissement est utilisé par les autorités allemandes sous la désignation Reserve-Lazarett I[4]. Puis, de décembre 1944 à 1946, le XXe corps américain l’occupe à son tour sous le nom de 34e American Hospital[4].

Le centre hospitalier des armées Legouest est devenu hôpital d’instruction des armées Legouest en 1992 renouant avec la tradition d’une école de formation médicale militaire en Moselle autrefois tenue par l’hôpital militaire du Fort Moselle.

L’hôpital a fêté son centenaire le 14 septembre 2012, veille des Journées européennes du patrimoine, où il fut ouvert au public et aux associations de mémoire du patrimoine et des traditions des services de santé à travers l’histoire.

Partenariat stratégique et coopération civilo-militaire de territoire[modifier | modifier le code]

Le 18 novembre 2013 s’est tenue une première conférence médicale interétablissement entre le centre hospitalier régional de Metz-Thionville représenté par Mme Véronique Anatole-Touzet, directrice générale du centre hospitalier régional de Metz-Thionville, et l’HIA Legouest, représenté par le médecin général Patrick Gergoy, médecin-chef de l’HIA Legouest, à l’hôpital d’instruction des armées Legouest, en vue du rapprochement et de la constitution d’équipes médicales civilo-miltaires de territoire, prévues par le Projet stratégique du Service de santé des armées 2020.

Le 6 février 2014 est signé l’accord-cadre de partenariat avec le centre hospitalier régional Metz-Thionville[5], en présence de M. Jean Yves Le Drian, ministre de la Défense, M. Nacer Meddah, Préfet de la région Lorraine, de M. Dominique Gros, Maire de Metz et président du conseil de surveillance du centre hospitalier régional de Metz-Thionville, du médecin général des armées Jean Marc Debonne, directeur central du service de santé des armées, de M. Claude d’Harcourt, Préfet, directeur général de l’agence régionale de santé de Lorraine[6], de M Bernard Dupont, directeur général du CHU de Nancy, par Mme Véronique Anatole-Touzet, directrice générale du centre hospitalier régional de Metz-Thionville[7], et par le médecin général Claude Conessa, médecin-chef de l’HIA Legouest[8]. Cette coopération vise à mettre en complémentarité des équipes de soins fonctionnant en réseau territorial civil et militaire dans toutes les spécialités et mutualisant la permanence de soins des deux établissements. Le projet médical partagé et coordonné concernera les soins de proximité et de recours (urgences, plateaux techniques, spécialités médicales, gestion de crise), les missions d’enseignement et de recherche clinique. Soutenu par l’agence régionale de santé de Lorraine cet accord expérimental de coopération civilo-militaire prévu dans le Projet stratégique du service de santé des armées 2020, va permettre l’amélioration du parcours de soins des patients et l’efficience médico-économique mutuelle, dans une logique de filière de soins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Bour, op. cit., 1950, p. 227.
  2. L’Express, no 2937, du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 », d’après le professeur Philippe Martin de l’université de Nancy 2.
  3. 250e anniversaire de la mort du maréchal de Belle-Isle, Son œuvre en Moselle in Passé-Présent, La Moselle dévoilée, sept.-oct. 2011.
  4. a, b et c Article Au chevet des blessés civils et militaires depuis un siècle, Le Républicain Lorrain du 13 septembre 2012 En ligne.
  5. [1]
  6. [2]
  7. [3]
  8. [4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]