Hô-Chi-Minh-Ville

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Hô-Chi-Minh-Ville
Saigon
Image illustrative de l'article Hô-Chi-Minh-Ville
Administration
Pays Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam
Statut administratif Chef-lieu de province (Thị Xã)
Démographie
Population 7 123 340 hab. (2009)
Densité 3 400 hab./km2
Géographie
Coordonnées 10° 46′ 01″ N 106° 40′ 01″ E / 10.767, 106.66710° 46′ 01″ Nord 106° 40′ 01″ Est / 10.767, 106.667  
Altitude 19 m
Superficie 209 500 ha = 2 095 km2
Localisation

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Hô-Chi-Minh-Ville

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Hô-Chi-Minh-Ville
Liens
Site web http://www.hochiminhcity.gov.vn

Hô-Chi-Minh-Ville (en français avec des traits d'union ; en vietnamien Thành phố Hồ Chí Minh), nommée jusqu'en 1975 Saïgon ou antérieurement Prey Nokor (quand elle appartenait à l'empire khmer), est la plus grande ville du Viêt Nam et son poumon économique, devant la capitale Hanoï.

Hô-Chi-Minh-Ville dont le statut correspond à celui d'une province vietnamienne, se divise en 19 arrondissements et 5 districts possédant une superficie de 2 090 km2 pour une population de 7 400 100 habitants (2005).

Elle se trouve sur les rives de la rivière Saïgon. Située à proximité du delta du Mékong, cette ville est la métropole du Sud du pays. Elle n'était à l'origine qu'un village de pêcheurs khmer et devint à partir du XVIIe siècle une ville de peuplement vietnamien (et chinois) sous l'impulsion de la cour impériale des Nguyên à Hué. Pendant la colonisation française, elle fut d'abord la capitale de la Cochinchine, puis celle de l'Indochine française de 1887 à 1901. Après la partition du pays issue de la fin de la guerre d'Indochine, Saïgon devint la capitale de la République du Việt Nam (dès 1954).

Pendant la guerre du Viêt Nam, Saïgon était le siège du commandement américain ; son activité économique fut également dopée par la présence de centaines de milliers de soldats américains et son port était embouteillé par l'arrivée d'énormes importations de matériel. Sa prise par les communistes le 30 avril 1975 (chute de Saïgon), marqua la fin du conflit, et les vainqueurs débaptisèrent la ville au profit du nom de leur « leader » historique, Hồ Chí Minh, décédé plus de cinq ans auparavant.
Néanmoins, de nombreux Vietnamiens continuent de désigner l'ensemble de la ville sous le nom de « Saïgon », même si, officiellement, cette dénomination ne correspond plus qu'au seul centre de Hô-Chi-Minh-Ville.

Les noms de la ville[modifier | modifier le code]

Les Khmers, premiers habitants des lieux, désignaient cette ville sous le nom de Prey Nokor (ព្រៃនគរ : la « ville de la forêt »[1]). Ce nom est toujours d'usage pour les Cambodgiens ainsi que pour la minorité Khmer Krom vivant dans le delta du Mékong.

À l'arrivée des Viêts au XVIIe siècle, la ville prit le nom usuel de Sài Gòn, désignant à l'origine la rivière éponyme, tandis que le nom officiel, en usage jusqu'à la colonisation française, était Gia Định.
Les Français, quant à eux, pérennisent le nom Sài Gòn, mais avec une orthographe francisée qui se prononçait « Ségon », jusque dans les années 1920. De 1931 à 1956, ce nom sera officiellement associé à celui de Cholon, la ville limitrophe à forte communauté chinoise, avec laquelle elle sera fusionnée : Saïgon-Cholon, avant de reprendre le seul nom de Saïgon.

Enfin, le 2 juillet 1976, les vainqueurs communistes imposent le nom actuel, Hô-Chi-Minh-Ville (Thành phố Hồ Chí Minh), déjà adopté par le premier gouvernement en 1945 de la République démocratique du Việt Nam, en hommage à Hồ Chí Minh.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la capture de la ville le 17 février 1859 par une flotte franco-espagnole sous le commandement de l'amiral Charles Rigault de Genouilly, les forces vietnamiennes de l'empereur Tự Đức assiègent Saïgon sans succès de mars 1860 à février 1861.

Climat[modifier | modifier le code]

La mousson qui commence au mois de mai et s'achève au début du mois de septembre, est marquée par des pluies torrentielles. Il pleut pratiquement tous les jours. La saison sèche débute en novembre et se termine en avril. Le mois d'avril est souvent le plus chaud de l'année.

Relevé météorologique de Hô-Chi-Minh-Ville
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 21,1 22,5 24,4 25,8 25,2 24,6 24,3 24,3 24,4 23,9 22,8 21,4 23,7
Température maximale moyenne (°C) 31,6 32,9 33,9 34,6 34 32,4 32 31,8 31,3 31,2 31 30,8 32,3
Précipitations (mm) 14 4 12 42 220 331 313 267 334 268 115 56 1 976
Source : Organisation météorologique mondiale (ONU) [2]


Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Saïgon en panoramique.

Saïgon est une municipalité ayant le même niveau qu'une province du Vietnam. La ville a été divisée en 24 divisions administratives depuis décembre 2003.
Cinq de ces divisions (superficie : 1 601 km²) sont désignées comme rurales (huyen). Les districts ruraux sont Nhà Bè, Cân Gio, Hoc Mon, Cu Chi et Binh Chanh. Un district rural est composé de communes (Xa) et de cantons (Thi Tran).
Les 19 districts restants (superficie : 494 km²) sont désignés urbains ou suburbains (Quan). Cela comprend les districts numérotés de 1 à 12, ainsi que ceux de Go Vap, Tân Binh, Tan Phu, Bình Thạnh, Phú Nhuận, Thu Đức et Binh Tan. Chaque Quan est sous-divisée en quartiers (Phuong).
Depuis décembre 2006, la ville a 259 quartiers, 58 communes et 5 cantons (voir liste des unités administratives HCMV ci-dessous) [11].

Liste des arrondissements d'HCMV
Nom d'arrondissement (depuis décembre 2003) Subdivision (depuis décembre 2006) Superficie (km²) (depuis décembre 2006) Population au 1er octobre 2004 Population au milieu de l'année 2005 Population au milieu de l'année 2006 Population au milieu de l'année 2007 Population d'après le recensement du 1er avril 2009
Arrondissement urbains :
1er arrondissement 10 quartiers 7,73 198 032 199 899 200 768 203 214 178 878
2e arrondissement 11 quartiers 49,74 125 136 126 084 130 189 133 257 145 981
3e arrondissement 14 quartiers 4,92 201 122 199 297 199 172 201 515 189 764
4e arrondissement 15 quartiers 4,18 180 548 185 268 189 948 190 325 179 640
5e arrondissement 15 quartiers 4,27 170 367 192 157 191 258 195 841 170 462
6e arrondissement 14 quartiers 7,19 241 379 243 416 248 820 252 816 251 912
7e arrondissement 10 quartiers 35,69 159 490 163 608 176 341 198 958 242 284
8e arrondissement 16 quartiers 19,18 360 722 366 251 373 086 380 330 404 976
9e arrondissement 13 quartiers 114 202 948 207 696 214 345 221 314 255 036
10e arrondissement 15 quartiers 5,72 235 231 235 370 238 799 241 052 227 226
11e arrondissement 16 quartiers 5,14 224 785 225 908 227 220 229 616 226 620
12e arrondissement 11 quartiers 52,78 290 129 299 306 306 922 329 751 401 894
Arrondissement de Go Vap 16 quartiers 19,74 452 083 468 468 496 905 514 518 515 954
Arrondissement de Tân Binh 15 quartiers 22,38 397 569 394 281 387 681 399 943 412 796
Arrondissement de Tan Phu 11 quartiers 16,06 366 399 372 519 376 855 386 573 397 635
Arrondissement de Bình Thạnh 20 quartiers 20,76 423 896 435 300 449 943 468 208 451 526
Arrondissement de Phú Nhuận 15 quartiers 4,88 175 293 175 716 175 825 180 511 174 497
Arrondissement de Thủ Đức 12 quartiers 47,76 336 571 346 329 356 088 368 032 442 110
Arrondissement de Binh Tan 10 quartiers 51,89 398 712 403 643 447 173 469 201 572 796
Total des districts intérieurs 259 quartiers 494,01 5 140 412 5 240 516 5 387 338 5 564 975 5 841 987
Arrondissement ruraux :
Arrondissement de Củ Chi 20 communes et 1 canton 434,50 288 279 296 032 309 648 321 663 343 132
Arrondissement de Hoc Mon 11 communes et 1 canton 109,18 245 381 251 812 254 598 271 506 348 840
Arrondissement de Binh Chanht 15 communes et 1 canton 252,69 304 168 311 702 330 605 347 278 421 996
Arrondissement de Nha Be 6 communes et 1 canton 100,41 72 740 73 432 74 945 76 985 99 172
Arrondissement de Can Gio 6 communes et 1 canton 704,22 66 272 66 444 67 385 68 535 68 213
Total des districts suburbains 58 communes et 5 cantons 1 601 976 839 999 422 1 037 181 1 085 967 1 281 353
ville entière 259 quartiers, 58 communes et 5 cantons 2 095 01 6 117 251 6 239 938 6 424 519 6 650 942 7 123 340

Espace urbain et monuments[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la Grande Poste avec sa charpente métallique conçue par Gustave Eiffel.
Une pagode de Hô-Chi-Minh-Ville.
Immeubles de Hô-Chi-Minh-Ville.

Avant de devenir vietnamienne, Saïgon était le plus important port du Cambodge, sous le nom de Prey Kor. Occupé par des Annamites dès le XVIIe siècle, le site est alors baptisé Saïgon, puis entouré de murailles au XVIIIe siècle, avant d'être conquis par les Français en 1859. Saïgon sera alors connu pendant des années comme le « Paris de l'Extrême-Orient », bénéficiant d'un urbanisme espacé à la française. La brochure Indo-Chine du Comité de tourisme colonial du Touring club de France note en 1910 :

« Saigon se présente sous l'aspect d'un immense parc auquel la magnificence des plantes et le coloris de fleurs gigantesques contribuent à donner à cette cité, sur les autres villes d'Extrême-Orient, la supériorité de l'élégance. On peut passer agréablement une semaine à Saigon. »[3]

Aujourd'hui, Hô-Chi-Minh-Ville a perdu l'essentiel de son patrimoine colonial en dehors des monuments et totalement perdu son caractère de « parc urbain ». Sa réputation est celle d'une ville sur-active et bruyante, qui a abandonné la palme du charme colonial à des villes telles que Phnom Penh, Vientiane ou surtout la beaucoup plus petite Luang Prabang.

Parmi les monuments les plus connus de la ville, on compte :

Sur la rue Đồng Khởi (ex-rue Catinat)
Sur le boulevard Nguyễn Huệ (ex-boulevard Charner) 
Sur le boulevard Lê Duẩn (ex-boulevard Norodom) 
Édifices religieux, à part la cathédrale Notre-Dame
  • Les nombreuses pagodes que compte la ville : la pagode de l'empereur de Jade, la pagode de Giac Làm, la pagode Vinh Nghîem…
  • Le temple hindou de Mariamman rue Trương Định (ex-rue Lareynière)
  • La mosquée indienne rue Đông Du (ex-rue de l'Amiral-Dupré)
  • L'église de Cha Tàm dans le quartier chinois de Cholon dont l'intérieur est un mélange de néogothique et de chinois. Le Christ est salué par des gongs.
  • Le temple dédié à la déesse Thien Hau, protectrice des navigateurs, situé également à Cholon (rue Nguyen Trai) et construit dans le style chinois.
Lycée
Marchés
  • Marchés de Ben Thanh (le plus grand marché de la ville)
  • Marché de Binh Tay dans le quartier chinois de Cholon (qui veut dire « grand marché » en vietnamien).
Musées
Gratte-ciel

La tour financière d'Hô-Chi-Minh-Ville, construite par l'agence AREP est depuis octobre 2010 le plus haut gratte-ciel du Viêt Nam.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
Année Habitants
1995 4 640 400
1996 4 747 900
1997 4 852 300
1998 4 957 300
1999 5 073 100
2000 5 274 900
2001 5 454 000
2002 5 619 400
2003 5 809 100
2004 6 007 600
2005 6 230 900
2006 6 483 100
2007 6 725 300
2008 6 946 100
2009 7 196 100
2010 7 378 000
2011 7 521 100
2012 7 750 900
Sources[6].

Le recensement du 1er octobre 2004, a enregistré une population totale de 6 117 251 (dont 5 140 412 habitants pour les 19 districts intérieurs et 976 839 habitants pour les 5 communes de l'agglomération)[7]. En 2007 la population de la ville était de 6 650 942 (dont 5 564 975 pour les districts intérieurs et 1 085 967 pour les 5 communes de l'agglomération). Le recensement de 2009 a enregistré une population totale de 7 123 340 personnes, soit environ 8,3 % de la population totale du Viêt Nam. Ce qui en fait la plus grande agglomération du pays. Comme unité administrative, sa population est aussi la plus importante au niveau provincial. Comme premier centre économique et financier du Vietnam, Hô-Chi-Minh-Ville est la première destination pour les immigrants, ce qui explique la croissance dynamique de sa population. Ainsi, depuis 1999, la population de la ville croît de plus de 200 000 personnes par an.

La majorité de la population est d'origine vietnamienne (Kinh) pour environ 90 %. Les minorités se répartissent entre les Chinois (Hoa) pour 8 % (la plus grande communauté chinoise au Viêt Nam), et les Khmers, Chams, Nungs et Rhades pour 2 %. Les habitants de Hô-Chi-Minh-Ville sont généralement connus sous le nom de « Saïgonnais » en français, Saigonese en anglais et Dân Sài Gòn en vietnamien.

Les Kinh parlent vietnamien avec différents accents régionaux : le sud (50 %), le nord (30 %) et le centre du Vietnam (20 %), tandis que les Hoa parlent également le cantonais, le Teochew (Chaozhou), le Hokkien, le Hainan et le Hakka qui sont des dialectes chinois. Très peu parlent le mandarin. L'anglais est parlé principalement dans les activités du tourisme et du commerce.

Selon certains chercheurs la répartition des communautés religieuses est la suivante : les bouddhistes (dont le taoïsme et le confucianisme) pour 80 %, les catholiques pour 11 %, les protestants pour 2 %, les autres religions (caodaïsme, Hoa Hao, islam, hindouisme, foi Baha'ie) pour 2 %, sans religion pour 5 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Grands marchés de Ben Thanh.

Hô-Chi-Minh-Ville est le principal centre industriel et économique du Viêtnam, selon les chiffres de leur croissance. Près de 300 000 entreprises, y compris les grandes entreprises sont impliquées dans la haute technologie, l'électronique et des procédés industriels. Également mis en évidence dans la fabrication de matériaux de construction et les machines agricoles. La ville a créé un processus élevé d'investissements nationaux et étrangers. L'investissement total du secteur privé dans la ville est estimé à 160 milliards de dongs (environ 10 000 millions d'USD), avec environ 18 500 nouvelles industries dans ces derniers temps. Les investissements porteront principalement sur la haute technologie et des services, et des projets immobiliers. Actuellement la ville compte 15 parcs industriels et zones franches d'exportation en dehors de la célèbre Quang Trung Software Park et parc de technologie de Saigon.

Intel a investi près de 1 000 millions de dollars (USD) dans une usine dans la ville. Il existe 171 marchés de grande et moyenne échelle, de nombreuses chaînes de supermarchés, des dizaines de centres commerciaux modernes et de la mode et la beauté. La ville développe aussi les marchés modernes. Plus de 50 banques avec de nombreuses branches et environ 20 compagnies d'assurance sont basées à Hô-Chi-Minh-Ville. La première bourse dans la ville a été ouverte en 2001 et compte aujourd'hui une grande importance dans le marché asiatique.

En 2007, le PIB de la ville était estimé à 14,30 milliards dollars (USD) en 2180 USD par habitant, en hausse de 12,6 % en 2006 et comptant 20 % du PIB total du pays. La valeur de parité de pouvoir d'achat à 71 500 millions USD avec un 10,870 USD par habitant, qui est environ trois fois plus que l'équivalent valeur totale du pays. La valeur de la production industrielle à 6,400 milliards d'USD équivalent à 30 % de la production nationale totale. Les exportations facteur - les importations par les ports de la ville a atteint USD[Quoi ?] 36,000 millions d'euros qui représentent 40 % des recettes totales d'exportation nationale qui a révélé l'USD 36,000 millions d'euros pour un total de 40 % du total des exportations ressortissants. En 2007, la ville a contribué au Vietnam un total de gains présupposé dans le total national de 20,5 % du pays.

Les ports de la ville ont un total de 50,5 millions de tonnes métriques de fret, qui représente un tiers du total national.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Hô-Chi-Minh-Ville vue depuis un avion de VietJet Air en décollage, juillet 2013.

Hô-Chi-Minh-Ville est actuellement desservie par l'aéroport international de Tân Sơn Nhất, situé à l'intérieur de la ville. Il devrait être complété en 2020 par l'aéroport international de Long Thành, qui recevra alors les vols internationaux, Tân Sơn Nhất conservant la desserte des lignes intérieures.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Liaisons par bus[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses villes d'Asie du Sud-Est, il existe de nombreuses compagnies de bus qui desservent Hô-Chi-Minh-Ville.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Une rue d'Hô-Chi-Minh-Ville (2008)
  • Réseau de bus : il y a un grand nombre de bus à Hô-Chi-Minh-Ville avec de nombreux parcours. Cependant, dans certains quartiers, les arrêts de bus sont difficilement matérialisés, il faut donc faire attention aux inscriptions sur la route ou sur les poteaux le long des trottoirs qui indique leur présence, et il faut bien héler le bus pour qu'il s'arrête.
    Le ticket est acheté à bord et coûte entre 2 000 et 10 000 dong (soit environ 10 à 50 centimes d'euros). Les tickets sont uniquement vendus à l'unité dans les véhicules par le contrôleur, les carnets étant en vente à la gare routière, près du marché Ben Thanh.
  • Taxis : il y a de nombreuses compagnies de taxis dans cette ville, plus ou moins fiables en termes de prix. Ces véhicules peuvent transporter entre 4 à 7 personnes (sans compter le chauffeur), et sont les principaux moyens de transports à 4 roues qui circulent dans la ville, sachant que la population circule principalement qu'en 2 roues.
  • Moto taxi (Xe Ôm) : à tous les coins de rue, on peut trouver des motos taxis qui, pour un prix négocié, vous emmène à une destination voulue (il ne peut prendre qu'un seul passager à la fois). Il n'existe pas de compagnie de "Xe Ôm", les conducteurs travaillant pour leur propre compte.
  • Pousse-Pousse (Xit lo) : il existe encore des pousse-pousse et des cyclo-pousse, mais qui ne sont prisés que par les touristes.
  • Tramway (en projet)

Coutumes de la ville[modifier | modifier le code]

Les fameux embouteillages de mobylettes à Hô-Chi-Minh-Ville (2003)
Le Grand Hôtel, construit du temps de l'Indochine française

Hô-Chi-Minh-Ville n'est pas une ville que l'on apprécie forcément pour son faible charme et la beauté de ses monuments, mais plus pour son ambiance unique et pour sa vitalité :

  • Contrairement à ce que l'on pourrait croire, si ses habitants, les vrais « Saïgonnais » continuent à utiliser la dénomination de « Saïgon », c'est essentiellement parce que l'ancienne ville chinoise de « Cholon » est encore perçue comme une entité différente au sein de la métropole de « Thanh Pho Hô Chi Minh ». L'appellation de « Saigon » est d'ailleurs utilisée par les bus par exemple et indique dans ce cas le centre historique de développement de la ville, le District 1.
  • Comme dans l'essentiel des villes sud-est asiatiques, il y a de nombreux vendeurs à la sauvette partout dans la ville. Ceux-ci sont en principe interdits d'activité, ce qui explique d'occasionnelles descentes policières dans les quartiers touristiques.
  • L'image la plus inoubliable de cette métropole est sans doute les embouteillages de cyclomoteurs. Avec en moyenne une mobylette par adulte, la densité de véhicules est extrêmement élevée et la pollution de l'air s'en ressent[8].
  • Le soir après une dure journée de travail, les habitants de la ville ont souvent la coutume de sortir dans la rue pour manger dans les restaurants, parler sur les places publiques afin de profiter de la fraîcheur du soir.
  • Il y a à Hô-Chi-Minh-Ville une petite minorité francophone (1 000 locuteurs) la langue parlée est comprise surtout par les personnes d'anciennes générations ; mais les jeunes d'aujourd'hui préfèrent l'anglais (15 % des habitants de Saïgon parlent anglais en seconde langue) même si le français est enseigné dans certaines écoles de la ville. En fait le français qui a formé des générations d'intellectuels vietnamiens a commencé à disparaître dans les années 1970, les Américains n'accordant des subventions qu'avec usage obligatoire de l'anglais. L'anglais est désormais préféré pour sa portée commerciale universelle.

Archevêché[modifier | modifier le code]

Hô-Chi-Minh-Ville dans les arts[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

Quelques œuvres littéraires ayant Hô-Chi-Minh-Ville pour décor :

en français :

  • Les Civilisés, Claude Farrère
  • L'Amant et L'Amant de la Chine du Nord, Marguerite Duras
  • Un barrage contre le Pacifique, Marguerite Duras
  • Soleil au ventre, Mort en fraude, Les Asiates Jean Hougron
  • L'Adieu à Saigon, Jean Lartéguy
  • Jade, Michel Tauriac
  • La Ligne de force, Pierre Herbart
  • Le Roi lépreux, Pierre Benoit
  • Les Neuf Dragons, Pierre Desrochers
  • Louis Dumoulin, peintre des colonies 2011, Michel Loirette ISBN 978-2-296-13816-2
  • Flânerie dans Saïgon, naissance d'une ville, 1997, Henry Thano Zaphiratos
  • Saigon (Hô Chi Minh Ville), d'hier à aujourd'hui, 2009, Philippe Guillermic, ISBN 978-2-7466-1286-0

en anglais :

en catalan :

  • Les Rambles de Saigon, Joan-Daniel Bezsonoff
  • La guerra de la Cotxinxina, Joan Perucho
  • Sud lointain, d'Erwan Bergot
  • Tamata et l'alliance, de Bernard Moitessier

Au cinéma[modifier | modifier le code]

  • Le film Indochine a été partiellement tourné à Hô-Chi-Minh-Ville.
  • Le film Cyclo a été tourné à Hô-Chi-Minh-Ville.
  • Le film l'Amant se déroule à Saïgon dans l'Indochine française des années 1930.
  • Une tour du Carver Media Group Network est située à Hô-Chi-Minh-Ville dans un des films de James Bond (Demain ne meurt jamais).

En musique[modifier | modifier le code]

La chanson Goodnight Saigon du chanteur Américain Billy Joel.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Hô-Chi-Minh-Ville est jumelée avec [9]:

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. nokor, du sanskrit nagara; prey la forêt
  2. (en) « World Weather Information Service - Ho Chi Minh City »
  3. Brochure « Indo-Chine » du Comité de tourisme colonial du Touring club de France, 1910 (entièrement consultable).
  4. Olivier Todd, André Malraux : une vie, Paris : Gallimard, 2001. (ISBN 9782070749218), p. 63.
  5. William Warren et Jill Gocher, Asia's legendary hotels, Singapour: Periplus; Enfield: Publishers Group UK, 2007. (ISBN 9780794601744), p. 152.
  6. Dân số trung bình phân theo địa phương qua các năm, Theo Tổng cục thống kê Việt Nam.
  7. Statistical office in Ho Chi Minh City
  8. Benkhelifa F. (Institut des sciences et des techniques de l'équipement et de l'environnement pour le développement), 2006 : « Atmospheric pollution and sustainable transport in Ho Chi Minh City », Villes en développement : bulletin de la coopération française pour le développement urbain, l'habitat et l'aménagement spatial no 74 (December 2006) - p. 6-7
  9. Sister Cities

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Arrondissements[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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