Hérondas

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Hérondas ou Hérodas

Nom de naissance Ἡρώνδας
Activités poète.
Naissance IIIe s. av. J.-C.
Langue d'écriture grec ancien
Genres mime.

Œuvres principales

  • Mimiambes

Hérondas, en grec ancien Ἡρώδας (Hêr´ôdas), Ἡρώδης (Hêr´ôdês) ou Ἡρώνδας (Hêr´ôndas), est un poète grec antique ayant vécu au IIIe siècle av. J.-C., auteur de mimiambes, genre hybride entre le mime et l'iambe.

Hérondas faisait probablement partie du cercle des intellectuels que les deux premiers Ptolémées avaient réunis dans l’île de Cos, leur résidence d’été. On n’en sait pas plus sur sa vie et on ignore la cité grecque dont il est originaire. On ne connaît même pas son nom avec certitude : on le cite aussi dans l’Antiquité sous les noms de Hèrôïdas ou Hèrôdas, nom qui lui est très souvent appliqué aujourd’hui, ou encore Hèrôdès.

Un de ses mimiambes a certainement été écrit vers le milieu du IIIe siècle av. J.-C. Son œuvre était perdue, lorsqu’en 1891 F.G. Kenyon publiait les fragments souvent très étendus d’un rouleau de papyrus acheté en Égypte pour le British Museum, fragments dans lesquels on avait identifié sans difficulté des Mimiambes d’Hérondas (papyrologie). Plus tard, le British Museum put acquérir d’autres fragments, le plus souvent des miettes, qui complétèrent le texte.

Les Mimes[modifier | modifier le code]

Pratiqué avant Hérondas par d’autres poètes, le genre, connu sous le terme plus général de mime, décrit une scène de la vie courante. Hérondas y déploie souvent une ironie de spectateur désabusé de la petite humanité qui l’entoure. On apprécie particulièrement les trois premiers mimes.

  • Dans L’entremetteuse (I), une maquerelle tâche de débaucher une jeune femme dont le mari est en voyage depuis dix mois, en vantant les mérites d’un jeune gandin, amoureux d’elle, riche et sage. Lorsque Mètrichè comprend où elle veut en venir, elle s’indigne un moment, mais renvoie la vieille séductrice en lui faisant boire un coup. Le poème ne manque pas l’occasion de vanter la prospérité de l’Égypte des Ptolémées et la beauté des femmes, pour faire comprendre que le mari y a certainement oublié son épouse.
  • Dans le Marchand de filles (II), parodie ironique d’une plaidoirie devant des juges, un proxénète évoque les grands principes de la justice pour obtenir des dommages-intérêts d’un client qui a, à l’entendre, a mis du désordre dans son établissement et a fort malmené une de ses pensionnaires (il l’a amenée pour que le tribunal constate les sévices qu’elle a subis).
  • Dans le Maître d’école (III), le mime met en scène une brave mère de famille qui n’en sort plus avec son vaurien de fils et l’a amené à l’école pour qu’il soit châtié par le maître. Celui-ci interrompt les doléances de la pauvre et les appels à la pitié du coupable pour préparer le châtiment. Il interrompt trop tôt la volée de coups au gré d’une maman excédée qui s’éloigne pour raconter la chose à son vieux mari et chercher des entraves pour que le gamin les subisse sous les yeux (des statues) des Muses qu’il a méprisées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Otto Crusius, Herondae Mimiambi, Teubner, Leipzig, 1892-1894.
  • Mimes, texte établi par J. Arbuthnot Nairn, traduction par Louis Laloy, Les Belles Lettres, Paris, 1926.
  • Suzanne Saïd, Monique Trédé, Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, PUF, 1997 (p.345-346).