Héribald

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Héridald
Biographie
Nom de naissance Héribald
Naissance VIIIe siècle
Décès 25 avril 857
Auxerre
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale Aldric de Sens
Dernier titre ou fonction Évêque

Évêque d'Auxerre
Depuis le 829
Précédent saint Angelelme (813-828) saint Abbon (857-860) Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
épicopales
Héribald
Saint Évêque
Naissance VIIIe siècle
Décès 25 avril 857 
Auxerre
Nationalité Drapeau de la France France
Fête 25 avril

Héribald est un religieux et saint catholique français, évêque d'Auxerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Héribald[1], successeur de son oncle Angelelme, sur le siège épiscopal d'Auxerre, fut élu par le peuple et la bienveillance de Louis le Débonnaire.

Fils d'un bavarois nommé Antelme qui avait épousé une jeune femme du pays Gâtinois, répondant au prénom de Frotilde, il est aussi le frère de Loup de Ferrières, abbé.

Issu d'une famille de nobles lettrés, il était premier chapelain du Palais royal et par sa position avait pris part aux affaires de l'État. Il s'était acquitté avec honneur de quelques ambassades dont il eut la charge. Il fut de ceux qui furent envoyés au Pape Étienne, en 816. De fort belle taille, il avait une conversation honnête et toutes les qualités d'un homme de son rang. Doué d'une prudence singulière, il faisait honneur à la Cour de Charlemagne où il fut élevé.

Il se laissa par malheur entraîner quelque temps avant son ordination dans le parti de Lothaire Ier, en révolte contre Louis le Débonnaire, comme d'autres. Cette prise de position l'obligea à se tenir caché lorsque la conspiration fut dissipée. Repenti, on croit que c'est à cause de cette erreur qu'il se détermina à faire un voyage à Rome où il était déjà connu.

Touché par la grâce et affligé par la maladie, il se tourna vers Dieu et ne s'occupa plus que des affaires de l'Église. Les auteurs de sa vie qui l'avaient connu, marquent que ce fut dans l'église de Saint-Germain qu'il fut élu et ensuite ordonné par Saint Aldric de Sens, archevêque de Sens, aidé de ses coprovinciaux[2].

Réconcilié avec Louis le Débonnaire et absous par l'archevêque de Reims: Hincmar, il ne cessa pas d'être très attaché à Lothaire, jusqu'à la bataille de Fontenay, donnée vers Drue et vers Andrie en 841.

Charles qui resta victorieux avec Louis, lui ayant ordonné de faire une translation du corps de Saint Germain auquel il était très dévot, il fit cette cérémonie le 1er septembre 841 et semble être depuis ce temps-là, rentré en grâce auprès du roi. L'une des preuves apportées, est que ce fut alors que Walafride, surnommé Strabon, lui adressa une épigramme en la personne de ce prince, en réponse à la lettre de soumission et de respect qu'il avait écrite au même roi. Il paraît aussi que depuis ce temps Charles l'employa à quelques ambassades, puisqu'en 844, il lui en restait une à accomplir[3] de laquelle il se déchargea sur l'abbé Loup de Ferrières, son frère.

Étant en faveur auprès du prince, il obtint la restitution de quelques terres qui avaient été enlevées à son église, savoir: Gy, avec ses dépendances, Garsialacus, Champ-Lemi et Marsangy. Il disposa ainsi de cette dernière terre en faveur de son église en attribuant la moitié à l'entretien du luminaire, et l'autre moitié aux distributions des chanoines; ce qu'il fit confirmer par un diplôme. Il statua qu'en mémoire du bienfait royal, les chanoines seraient régalés deux fois par an, en communauté, une fois par le prévôt qui régissait alors le temporel et l'autre fois par l'archiclave qui avait soin du luminaire. Ce village de Marsengy dit en latin Maximiacus, était composé de 42 maisons et venait de Saint Tétrice.

Comme il aimait les sciences, il rendit illustre le collège de ses chanoines, tant par l'étude des belles-lettres, que par l'application de la science ecclésiastique. Il fit venir de tous côtés des maîtres célèbres qui donnèrent un nouveau lustre aux offices divins dans son église. C'est de son temps que le Rite romain nouvellement introduit en France prit de plus fortes racines dans l'Église d'Auxerre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse, Éd, Perriquet à Auxerre, 1848-1855, 4 vol; in-8, t.I, p.188-195.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un diplôme du IXe siècle, le nomme Hériboldus
  2. Avant 836-840
  3. Annal.bened. t. II, p. 651.