Héliotropisme (géographie)

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L'héliotropisme est l'attirance des populations (actives et/ou retraitées) d'un pays ou d'une région vers une région plus ensoleillée.

la Sun Belt aux USA

Parmi les exemples d'héliotropisme importants, on peut citer :

  • Les États-Unis, avec notamment la Sun Belt. Dans ce pays, une bande littorale qui ne représente que 17 % de la surface des terres abrite plus de 50 % de la population totale (Beach 2002), et la périurbanisation continue d'y progresser plus vite que dans le reste du pays, s'étendant au début des années 2000 jusqu’à 80 km à l’intérieur des terres [1];
  • En France, la population a aussi tendance à se déplacer vers le sud, vers la côte d'Azur pour les personnes âgées au XXe siècle, et plus largement vers Bordeaux, Lyon, Toulouse, Montpellier ou Nice pour les populations actives. Ce sont les premières villes pour l'accroissement démographique exogène en raison de l'héliotropisme. La Bretagne, pour des raisons touristiques est également très touchée par ce phénomène.

L'héliotropisme devient un phénomène qu'on peut détecter à l'échelle des migrations intra-européennes (sur la côte d'Azur, mais aussi sur d'autres parties du littoral méditerranéen et atlantique) le vieillissement de la population exacerbe ce phénomène, des millions de retraités cherchant des logements et lieux de vie dans les zones littorales, jugées plus agréables à vivre. Cette forme de migration pose des problèmes complexes sur le plan de la prospective, car elle exacerbe les risques de surmortalité liés aux canicules, et crée des tensions socio-économiques et spéculatives sur les territoires, paysages et écosystèmes choisis par ceux qui recherchent le « soleil ». Le prix des logements et terrains tend à augmenter fortement, au détriment des populations locales, en particulier les jeunes voulant s'installer et vivre au pays.

Bénéficiant de cette attractivité, la région Poitou-Charentes, si elle conserve son rythme des années 1990/2000 prévoit d'abriter en 2030 1 870 000 habitants (+ 10 % en 30 ans), en partie du fait de cet apport migratoire qui est comme presque tout le littoral français déjà victime d'une forte périurbanisation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport ONU GEO-4 de 2007, citant Beach (2002), voir p 290/574 de la version française du rapport