Hélène d'Orléans

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Hélène d'Orléans en 1885 (coll. part.)

Hélène Louise Françoise Henriette d’Orléans — dite Hélène d’Orléans —, princesse française par sa naissance et duchesse d’Aoste par son mariage, est née le 13 juin 1871, à York House, à Twickenham, en Angleterre, et est décédée le 21 janvier 1951 à Castellammare di Stabia, en Italie, près de Naples. Elle est membre de la maison capétienne d’Orléans.

Famille[modifier | modifier le code]

Hélène d'Orléans est la fille de Philippe d'Orléans (1838-1894), comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de Philippe VII, et de Marie-Isabelle d'Orléans-Montpensier (1848-1919), infante d'Espagne.

Le 25 juin 1895, la princesse épouse, à Kingston upon Thames, le prince Emmanuel-Philibert, prince d'Italie et second duc d'Aoste (Gênes, 13 janvier 1869-Turin, 4 juillet 1931).

De ce mariage naissent deux garçons :

Devenue veuve, la princesse Hélène épouse en secondes noces, en octobre 1936, le colonel Otto Campini (né Oddone Maria Campini), à Palais de Capodimonte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune fille, la princesse manque à deux reprises d'épouser l'héritier d'un trône européen. En 1890, le duc de Clarence et d'Avondale, Albert Victor du Royaume-Uni (1864-1892), petit-fils de Victoria Ire et fils du futur Édouard VII, cherche, le premier, à l'épouser. Mais le prince est anglican et le père d'Hélène, le comte de Paris, interdit à sa fille d'abjurer le catholicisme, ce qui rend le mariage impossible.

Quelque temps plus tard, c'est au tour du tsar Alexandre III de Russie de s'intéresser à la princesse, mais pour son fils, le tsarevitch Nicolas (futur Nicolas II). Là encore, la tentative est un échec car le prince est amoureux d'Alix de Hesse, et refuse d'entendre parler d'alliance stratégique avec une princesse française. Finalement, Hélène d'Orléans se marie au second duc d'Aoste. Certes, le prince n'est pas appelé à régner mais il représente néanmoins un bon parti... Le mariage fut heureux dans ses premières années mais la princesse fut délaissée par son mari qui lui préféra une roturière, sa maîtresse Paula Orsini.

Comme plusieurs de ses frères et cousins, la princesse Hélène a l'âme voyageuse. Durant sa vie, elle réalise d'ailleurs plusieurs voyages de chasse ou d'études en Afrique et en Extrême-Orient. Lors d'un de ses séjours en Afrique, elle croise ainsi Georges-Marie Haardt, à la tête de la croisière noire.

De ses voyages, elle ramène une religion très personnelle... Elle choisit ses aumôniers pour leur rapidité à dire la messe et, à chaque premier croissant de lune, elle accomplit des gestes mystérieux devant la statue d'un chat égyptien en agate noire[1] !

Durant l'Entre-Deux-Guerres, la princesse devient l'un des plus ardents défenseurs du fascisme et ses fils reçoivent de Mussolini d'importantes fonctions dans l'Empire. Mais sa conversion au nationalisme italien choque ses parents Orléans, qui finissent par rompre tout contact avec elle[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Trois Voyages en Afrique. Ouvrage illustré de 487 gravures (1913)
  • Vie errante, Sensation d'Afrique (1921)
  • Voyages en Afrique (1913)
  • Vers le soleil qui se lève (1918), voyage en Extrême-Orient.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  • (it) Camillo Albanese, La principessa beduina. L'aventurosa vita di Elena di Francia duchessa d'Aosta, Milano, Mursia Editore, 2007.
  • (en) Michael of Greece, Eddy & Hélène : an impossible match, Rosvall Royal Books, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Isabelle d'Orléans, comtesse de Paris, Tout m'est bonheur, Robert Laffont, Paris, 1978, p. 172-173.