Hélène Soutade

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Hélène Soutade, décédée le 11 août 1885 à l’âge de 48 ans est une « sainte populaire » (non reconnue par l’Église) connue sous le nom de sainte Héléna. Elle est inhumée au cimetière de Terre-Cabade de Toulouse où un culte lui est rendu.

Biographie[modifier | modifier le code]

On ne sait rien de sa biographie, mais son acte de décès indique qu’elle était institutrice. Elle serait devenue religieuse à l’âge de 42 ans. Sa « sainteté » serait attestée par deux miracles.

  • Deux colombes blanches auraient suivi le cortège funèbre de la jeune femme entre la cathédrale Saint-Étienne et le cimetière.
  • Après qu’un cierge avait malencontreusement mis le feu à la tombe (en bois) d’Hélène Soutade, les réparations auraient permis de découvrir son corps intact des années après sa mort[1]. Il semble que cette anecdote soit due à un malentendu.

Le culte de sainte Héléna prend la forme de pèlerinages sur son tombeau, de contact avec sa relique (une pièce de vêtement)[2].

Patronne des enfants en raison de sa profession d’institutrice, sainte Héléna est régulièrement appelée à l’aide, notamment par des parents inquiets (études, maladie…), mais aussi pour des sujets plus généralistes.

De nombreux ex-voto sont disposés sur sa tombe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ce mode de reconnaissance de la sainteté est un des plus sûrs et des plus répandus dans les récits hagiographiques », Élisabeth Blanc, Héléna, la sainte du cimetière, Terrain, revue d'ethnologie, Numéro 24 - La fabrication des saints (mars 1995)
  2. « Serti dans un cadre sous verre d’environ 20 centimètres sur 10, il est suspendu au baldaquin, au milieu de la végétation. Cette modeste relique offre la particularité de figurer, de manière assez floue, la sainte sur un lit, ou plus exactement son visage et la partie supérieure de son buste sur un oreiller. Cette double relation – métonymique et analogique – rappelle le saint suaire du Christ et confirme le climat de miracle entourant cette tombe pas comme les autres. », Élisabeth Blanc, op. cit.