Gypsy Cob

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Irish Cob, Tinker

Gypsy Cob
Irish Cob
Tinker
GypsyMareLeft.jpg
Jument Gypsy Cob pie

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Drapeau d'Irlande Irlande et Drapeau d'Angleterre Angleterre
Région d'élevage Surtout les îles britanniques, également en Drapeau d'Allemagne Allemagne, en Drapeau de Belgique Belgique, aux Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, en Drapeau de France France, aux Drapeau des États-Unis États-Unis, en Drapeau d'Australie Australie et en Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Caractéristiques
Morphologie Cob
Registre d'élevage (fr) Gypsy Cob Society France

(fr) France Irish Cob
(fr) Irish Cob Society Suisse
(nl) Irish Cob Society Belgique

Taille 1,35 m à 1,55 m en moyenne
Robe Toutes sont possibles, le plus souvent en version pie.
Tête Au profil rectiligne, front large
Caractère Doux, courageux et paisible
Autre
Utilisation TREC, loisir, spectacle, attelage, équithérapie.

Le Gypsy Cob, Irish cob ou Tinker est une race chevaline de type cob, provenant d'Irlande et d'Angleterre. Il est à l'origine sélectionné par les nomades des îles britanniques, notamment les Travellers d'Irlande, à partir de chevaux de races diverses. Sa fonction est de tracter leurs lourdes roulottes, les verdines. L'utilisation de ce cheval se répand à la fin du XIXe siècle et la race est fixée par croisements après la Seconde Guerre mondiale. Sa reconnaissance internationale est récente, ces chevaux n'ont jamais été considérés comme formant une race véritable avant l'établissement de stud-books et de généalogies par écrit, le premier en 1996. Les deux associations mères sont la Gypsy Cob Society au Royaume-Uni et l’Irish Cob Society en Irlande.

Le Gypsy Cob est l'un des chevaux de race les plus reconnaissables qui soient grâce à sa robe généralement pie, son port de tête relevé et fier, sa ligne du dessus et surtout ses crins et ses fanons, très abondants.

Il est toujours élevé de manière traditionnelle par les nomades britanniques, qui échangent des centaines de ces chevaux lors de grandes foires, en particulier celles de Ballinasloe en Irlande et d'Appleby-in-Westmorland en Angleterre. Devenu cheval de loisir familial populaire, le Gypsy Cob est désormais recherché pour sa douceur, et plébiscité notamment en équithérapie. Il peut s'adapter à la plupart des disciplines d'équitation, en plus de la traction pour laquelle il est sélectionné historiquement. Sa présence et son charisme ont entraîné une forte diffusion de son élevage ces dernières années, dans un très grand nombre de régions du monde dont une bonne partie de l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Sommaire

Terminologie [modifier]

Les éleveurs nomades britanniques nommaient traditionnellement et simplement leurs chevaux des « Cobs » ou « Coloured Cobs » (Cobs de couleur), un spécimen particulièrement bon étant qualifié de « proper Cob »[1]. Toutefois, le nom de « cob », qui se réfère à un solide cheval aux jambes courtes, indique un type plutôt qu'une race[2]. Dans le but de faciliter la reconnaissance de ces chevaux en tant que race, d'autres noms ont été proposés au début des années 1990 en particulier.

Les premiers importateurs de ces chevaux en Amérique du Nord, Dennis et Cindy Thompson, considérant que la race n'a pas de nom véritable, ont souhaité lui en créer un[3]. Dans ce but, ils ont choisi « Vanner »[4] qu'ils ont vu employé en référence à la race dans le livre d'Edward Hart en 1993[5] et l'ont incorporé dans le nom du registre américain de la race fondé en 1996, la Gypsy Vanner Horse Society[6].

Ce petit cheval robuste aux crins abondants est connu sous un très grand nombre de noms : Gypsy Horse (États-Unis et Australie), Gypsy Vanner (E-U et Canada) Irish Cob, Coloured Cob (Irlande, Royaume-Uni et dans certaines régions d'Europe continentale), Gypsy Cob (Nouvelle-Zélande et E-U) ou encore (Irish) Tinker (signifiant « gitan », nom utilisé dans certaines régions d'Europe continentale)[1]. On trouve aussi les noms Traditional Cob et Piebald. D'après les associations françaises de ce cheval, Tinker est le nom générique permettant de désigner deux races officiellement reconnues[7] :

  • l’Irish Cob (« cob irlandais »), originaire d'Irlande, dont le stud-book est irlandais;
  • le Gypsy Cob, originaire d'Angleterre, son stud-book étant anglais. Ce dernier est à l'origine d'une race américaine nommée Drum Horse, de plus grande taille.

L’Irish et le Gypsy Cob sont très proches l'un de l'autre, tant par leur standard que par leur histoire, mais toujours d'après les associations d'éleveurs, depuis la fin du XXe siècle, une petite distinction existe entre les deux races[8].

Histoire [modifier]

Roulottes de Gitans à Epsom.

Ce cheval est sélectionné à l'origine par les communautés nomades des îles britanniques, les Travellers en Irlande[9], et les Gitans en Angleterre, pour la traction hippomobile. Cela explique pourquoi il existe très peu de documentation à son sujet, tout étant transmit via la tradition orale[10] de génération en génération[11]. Des Roms gagnent les îles britanniques vers 1500, mais ne commencent pas à vivre dans des verdines avant les années 1850[12]. Auparavant, ils voyagent dans des chariots tractés à pied et dorment dessous, dans ces charrettes, ou encore de petites tentes[13]. L'usage de la verdine se répand réellement de la fin du XIXe siècle aux deux premières décades du XXe siècle[14]. Certains aspects de la formation, de la gestion et des caractéristiques d'un cheval utilisés pour tracter une verdine sont uniques. L'animal est entraîné à ne pas s'arrêter avant d'atteindre le sommet d'une colline, sinon il pourrait ne pas avoir la force de prendre un nouveau départ. Leur formation débute à un âge très précoce, le jeune cheval  tied "with a short rope from the head to the trace-ring on the collar of the shaft-horse", and led along on the off side  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser[15]. Un vieux chapeau est parfois placé sur la tête d'un cheval peureux de manière à l'empêcher de voir la roulotte dans son dos, derrière le haut de ses œillères. La verdine est aussi un foyer d'habitation permanent et le cheval qui la tracte est généralement en bonne condition physique, grâce à la combinaison d'exercices, de pâturage sur une grande variété de végétaux dans le bocage, et de soins de bonne qualité, ce cheval étant considéré comme un membre de la famille[16]. En raison de la proximité constante entre les chevaux et les enfants des nomades, les animaux dont le caractère n'est pas fiable sont écartés[17]. Ces animaux doivent être peu émotifs et dociles, afin que les enfants puissent même monter les poulains[18].

D'après les deux communautés nomades, un élevage sélectif aurait été entrepris sur les chevaux durant les deux guerres mondiales afin de favoriser la couleur de robe pie, les chevaux pie n'étant pas réquisitionnés en temps de guerre[10]. Cette couleur de robe représentait aussi une forme de protection contre le vol des animaux[18]. La race telle qu'elle est de nos jours commence vraisemblablement à prendre forme peu de temps après la fin de la Seconde Guerre mondiale[17],[6].

Formation du Gypsy Cob [modifier]

Témoignage d'un Gitan au sujet de son cheval

C'est le cheval né des rêves à l’intérieur de ma tête[19]

Le Gypsy est élevé par les Gitans de Grande-Bretagne[20]. Lorsque ces nomades Britanniques commencent à vivre dans des verdines, vers 1850, ils utilisent des mules et se rabattent vers les chevaux de toute race adaptés au tirage[20]. Ils choisissent leurs chevaux parmi différentes races de travail comme le Shire, le Clydesdale, le Dales, le Fell et des poneys Welshs. Ils ont besoin d'un animal de trait rustique et puissant, qui soit capable de subsister en pâturant sur les végétaux qu'il trouve tout au long de la route[18],[10]. Ces choix incluent plus tard des chevaux « de couleur » pie, très démodée dans la société britannique et très généralement abattus[21]. Parmi eux se trouve un nombre significatif de Shiress de couleur[22]. Au fil du temps, ces animaux ne sont pas seulement un moyen de transport, les Gitans les considèrent comme leur plus grande fierté[10]. Beaucoup d'entre eux sont élevés par les Gitans, et vers les années 1950, ils sont considérés comme symboles d'un statut de valeur au sein de leur culture[17]. Les chevaux à robe tachetée connaissent une très courte mode durant la Seconde Guerre mondiale, et la robe existe toujours chez la race de nos jours[23],[24].

Formation de l'Irish Cob [modifier]

Cheval de Traveller pâturant près de zones habitées.

L'Irlande est réputée depuis bien longtemps pour l'excellente qualité des chevaux qui s'y élèvent[25], et l'histoire de l'Irish Cob prend ses sources au XVIIIe siècle[26], épousant celle de la nation irlandaise elle-même. De nombreux catholiques Irlandais ont en effet perdu leurs terres sous l'influence de la colonisation des anglais protestants et, contraints de vivre en nomades, sont devenus les « Travellers », assimilés à des gens du voyage bien qu'ils soient eux-même Irlandais. Pour se déplacer, ils récupèrent les chevaux dont personne ne veut, en particulier de petits animaux de trait à la robe pie, destinés aux travaux agricoles et rejetés par les Anglais. Au fil du temps, des croisements interviennent avec d'autres races présentes dans le pays comme le trait irlandais, le hunter irlandais, le Pur Sang, le Connemara, le Cob de Show, le Frison et même le Kerry bog[8],[10]. La grande famine irlandaise, entre 1845 et 1848, entraîne une accélération du phénomène : les Irlandais poussés à migrer de leur pays sous la pression des propriétaires terriens anglais abandonnent fermes et animaux, divers chevaux sont alors récupérés par les Travellers et contribuent à la formation de la race connue de nos jours[27].

Le cheval des Travellers n'a pas d'importance économique avant les années 1980, qui correspondent au réveil du « Tigre celtique ». Il devient alors populaire hors du cercle des Travellers, son modèle se fixe par croisements avec d'autres chevaux anglo-saxons importés, tels que des Welsh, Shires et Clydesdales. Le rôle joué par les éleveurs dans cette sélection est prépondérant[8]. Jusqu'aux années 1990, ces chevaux vivent à l'état semi-sauvage dans la banlieue pauvre de Dublin, et il n'est pas rare d'en voir sur les balcons des immeubles[28].

Reconnaissance [modifier]

Gypsy Vanner se roulant.

La reconnaissance de ces deux races est très récente, en 1993, le Gypsy et l'Irish n'avaient ni registre d'élevage ni stud-book[29]. Les traditions orales ont longtemps prévalues chez les Travellers comme chez les Gitans pour connaître la généalogie des chevaux[10]. De plus, les institutions équestres internationales[10] et les chercheurs, comme ceux de l'université d'Oklahoma, ont rarement reconnu ces chevaux comme représentant de « véritables races », en raison de variations possibles dans leur modèle[26]. En 2008, ces chevaux répondent toutefois parfaitement à la définition d'une « race »[29].

L'Union européenne oblige à une « formalisation » face au succès populaire des Gypsy Cobs et à leurs nombreuses exportations depuis les îles britanniques[8],[10]. La première étape est la constitution d'une base de données génétiques et généalogiques[10]. En 1998, le premier stud-book irlandais de l'Irish cob est officiellement établi[28]. L'une des premières difficultés réside dans sa catégorisation en cheval de selle ou cheval de trait, s'agissant d'une race originellement sélectionnée pour la traction hippomobile mais désormais surtout employée sous la selle[30].

Le premier Gypsy Vanner enregistré est exporté en Amérique du Nord en novembre 1996[31]. Aux États-Unis, la Gypsy Cob and Drum Horse Association est formée en 2002[10],[32]. La même année ont lieu les quatre premières inscriptions de L'association Française de l’Irish Cob, une trentaine d'individus étant répertoriés en France. Une unique éleveuse produit alors la race avec son unique étalon, Sheridan du Vallon, qui ne suffit pas à répondre à la demande[28].

D'années en années, le Gypsy Cob obtient son propre stud-book en Australie[33] et en Nouvelle-Zélande[34]. Un stud-book est rouvert en Irlande[35] en 2008, après le stud-book anglais. Certains éleveurs de chevaux irlandais installés en France se sont rapprochés au préalable de la Gypsy Cob Society, qui tient le stud-book anglais. Cette ouverture permet à l'association France Irish Cob de faire aboutir les démarches de reconnaissance de la race : les stud-book anglais et irlandais sont tous deux reconnus sous convention de type II auprès des Haras Nationaux français en 2008 (le 17 septembre pour l'Irish Cob)[8]. En 2012, le Gypsy cob n'est plus reconnu par le Département de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales en France, ce qui signifie que les chevaux pleins papiers sont enregistrés en origines constatées[36].

Description [modifier]

Gypsy Cob de robe pie, au modèle, avec ses crins abondants très caractéristiques.

Certaines caractéristiques très marquées permettent de reconnaître ce cheval sans ambiguïté : de longs crins particulièrement abondants et souvent ondulés, des fanons très fournis, une robe généralement pie, un port de tête relevé et fier et une taille de cob, intermédiaire entre cheval et poney. Les associations de race le décrivent toutes comme « un cheval impressionnant, puissant, compact, trapu, harmonieux, majestueux et bien construit, bien proportionné, équilibré et empreint de bonté ». L'influence du cheval de trait est évidente et le Gypsy lui doit une bonne partie de ses caractéristiques (forte ossature, fanons abondants)[37]. Il doit dégager une impression globale d'intelligence, de gentillesse, de force et d'agilité[38],[30].

Standard morphologique [modifier]

Article connexe : Morphologie du cheval.
Un Gypsy Cob typique

Les standards du Gypsy Vanner sont définis par la Gypsy Cob Society[38] et l′Irish Cob Society[39]. Le Gypsy Vanner doit être dans l'ensemble solide et bien charpenté, avec des os et des articulations larges, secs et nets, qu’il soit mi-lourd ou lourd. Le squelette est fort, la musculature est très développée[26]. La Gypsy Cob Society définit le Shire, le Clydesdale, le Dales, le Fell et le poney Welsh C ou D comme étant les races fondatrices du Gypsy cob[38]. L'évaluation d'un Irish Cob s'effectue sur sept critères : la ligne du dos, l'encolure, la tonicité de l'abdomen, les articulations, la croupe et le déplacement au trot[40].

Taille [modifier]

La taille moyenne homologuée par la Gypsy Cob Society est de 1,40 m à 1,55 m, sans limite supérieure ou inférieure[38]. France Irish Cob donne une moyenne de 1,35 m à 1,55 m[40]. Le stud-book Irlandais ne précisant aucune limite inférieure, le cheval doit simplement toiser moins de 1,70 m pour être considéré comme un Irish Cob[39]. Différentes classifications de la race existent aux États-Unis en fonction de la taille. Tout cheval de moins de 1,42 m est considéré comme un « mini Gypsy ». Un cheval entre 1,42 m et 1,57 m est un « classic Gypsy ». Ceux qui toisent au-dessus sont désignés comme des « grand Gypsy »[31]. Ces chevaux paraissent toujours plus grands qu'ils ne le sont du fait de leur conformation.

Tête [modifier]

Le port de tête relevé et fier est caractéristique.

La tête est généralement bien formée[26] et tend à être de grande taille, avec des ganaches fortes[28] et des naseaux larges, bien espacés[40]. Elle doit être proportionnelle au corps, avec un large front et une mâchoire, des joues et un nez généreux. Le profil est recherché rectiligne, mais il est fréquemment convexe[26]. Un profil légèrement convexe est toléré tant que la tête n'est pas trop grande par rapport au corps du cheval. La petite tête de type poney est particulièrement recherchée, tant qu'elle n'est pas trop petite proportionnellement au corps du cheval. Les oreilles doivent être bien implantées, bien proportionnées et plutôt petites. Les yeux doivent être grands, ronds, confiants et doux, bien ouverts et bien espacés. La bouche doit avoir une denture correcte et à niveau[38]. Ces chevaux peuvent porter des « moustaches » abondantes, qui apparaissent et disparaissent en fonction du climat et de la saison[40]. La tête doit être portée fièrement, une tête et une encolure hautes et fières étant caractéristiques.

Avant-main et dos [modifier]

L'encolure doit être puissante, bien rouée et bien attachée, généreusement musclée et compacte, sans être trop courte (bien qu'elle tende à l'être[40]), sa longueur doit être appropriée au corps. Elle doit noyer partiellement un bon garrot moyennement sorti et bien musclé, et finir au début du dos, qui doit être court, fort et droit. Elle doit être élégamment portée, relevée et bien attachée sur une épaule bien inclinée. Les étalons ont une encolure particulièrement puissante avec un port plein de dignité. Les épaules sont longues, puissantes et bien inclinées. Le dos doit être court et fort, musclé, et s'incliner légèrement vers le garrot depuis la croupe[40]. Le poitrail doit être large et puissant avec une musculature ample, bien dessiné avec les antérieurs bien implantés, donnant une forme de « V » inversé très caractéristique[38].

Corps et arrière-main [modifier]

La cage thoracique doit être profonde, courte et compacte avec des côtes bien cintrées et une musculature ample. Le dos monte doucement vers une croupe haute et généreuse, bien arrondie et musclée. La fin de la croupe s’incline légèrement vers une queue bien attachée. La croupe est légèrement plus haute que l'avant-main, elle doit être généreusement développée, large et puissante avec une musculature ample et arrondie, donnant une forme de « pomme ». La hanche est de bonne longueur et bien orientée[38].

Membres [modifier]

Vue des membres postérieurs.

Les jambes doivent être bien implantées et conformées, avec une ossature et une musculature généreuses, les sabots bien formés doivent être capables de porter la charpente sans effort. La cuisse, bien descendue, donne sur des jarrets secs, puissants, bien angulés et conformés. Les postérieurs de bonne ossature doivent être musclés[38]. Les membres postérieurs doivent afficher une angulation correcte[41]. La race possède le jarret d'un cheval de traction, mais pas au même degré que chez d'autres races de trait lourd telles que le Shire et le Clydesdale[42],[43]. Cette conformation ne doit pas être confondue avec les jambes aux jarrets de vache. Au contraire,  in the conformationally correct hock set of a pulling horse such as a Gypsy  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser[43], toute la jambe est tournée vers l'extérieur[44]  but the Gypsy does not display the amount of turn out found in other draft breeds  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser[42]. L'ensemble du jarret n'étant pas « de vache », les os du canon des membres postérieurs d'un cheval Gypsy, vus de derrière, sont parallèles[42]

Crin et fanons [modifier]

La crinière est, comme la queue, très abondante.

Ce cheval arbore toujours de longs crins abondants, avec des fanons extrêmement fournis, qui débutent à l'os du canon (au genou ou aux jarrets) et tombent à l'avant et l'arrière de la jambe en recouvrant le sabot[45]. Cette particularité constitue la plus importante caractéristique de la race. La longueur des crins n'est toutefois pas prise en compte dans le standard, seuls leur épaisseur et leur implantation le sont[40]. Les crins sont recherchés aussi soyeux que possible, mais les crins un peu plus grossiers et même ondulés sont autorisés[37] (seuls les crins frisés sont sanctionnés[45]), tant que la crinière et la queue sont épaisses et luxuriantes. La masse de fanons peut varier chez les cob mi-lourds[38]. Cette abondance de crins est nommée feather ou feathering dans le berceau d'origine[45].

Robes [modifier]

Toutes les couleurs de robe sont permises, unies ou tachetées, chez le Gypsy Cob. Aucun registre de race n'inclut d'exigence particulière, mais ce n'est pas un cheval de couleur. Néanmoins, le Gypsy est largement connu pour sa robe pie, en particulier noire et blanche, qui est commune et caractéristique[46]. Le noir uni est également répandu, et avec quatre hautes balzanes (robe « sabino »), est particulièrement recherché[28]. En raison du berceau d'origine de ces chevaux, les îles britanniques, les noms des robes sont en anglais britannique[45]. La robe pie tobiano est nommée « Piebald » (sur une base noire) ou « skewbald » (sur une base baie ou alezane)[45],[41],[37]. Une autre robe typique de la race est appelée Blagdon, et correspond au balzano, elle est décrite comme une robe unie avec du blanc sous le corps[41].

On trouve couramment des bais et des alezans. Les robes plus rares, appelées odd colors, sont principalement recherchées pour l'exportation dans les pays hors berceau, la rareté faisant augmenter les prix. Les chevaux peuvent être isabelle, palomino, porteurs du gène silver, perle, même le gène dun vient récemment d'y être recensé. Seuls des individus de robe champagne n'ont pas encore été rencontrés. Tous les marquages pie sont courants à l'exception de l'overo (en anglais, frame overo) qui n'existe pas chez la race. Le gris, le rouan et le tacheté (comme la race appaloosa) sont également des adjonctions existantes chez le Gypsy.

Tempérament, entretien et allures [modifier]

Le Gypsy Vanner est réputé pour son excellent tempérament, sa grande douceur, sa franchise et l'affection qu'il porte aux humains. C'est un cheval à sang froid, plutôt calme[28]. Intelligent et peu émotif, il doit être docile et coopérant. Le mouvement général doit être souple et puissant, fonctionnel et régulier avec une bonne amplitude de foulée, et laisser présupposer d'un grand confort de monte. Au trot, le mouvement est brillant et ample, l'action des antérieurs est relevée avec un léger coup vers l'extérieur. L’amble est autorisé. Le pas doit être ample et énergique, le trot relevé et le galop souple, souvent relevé.

Sélection [modifier]

Gypsy Vanners en troupeau, à l'élevage des Légendes celtiques.

Des tests ADN ont été mis en place, aux États-Unis notamment, pour établir la filiation de chaque cheval, et ainsi permettre de savoir s'il descend de parents eux-mêmes Gypsy Vanner. Cette filiation ADN est complétée par une inspection entre trois et cinq ans, visant à vérifier que l'animal correspond bien au standard établi pour la race[30]. Il existe trois niveaux d'appréciation, les chevaux qui passent le second sont désignés models, ceux qui passent le troisième sont elite[47]. En fonction de la race, Irish cob ou Gypsy cob, il existe différentes sections d'enregistrement pour les chevaux.

Irish cob [modifier]

Section Taille Description
A Au-dessous de 1,47 m Un petit Cob avec des caractéristiques de poney plus marquées (grosse tête, membres courts…)
B Au-dessus de 1,47 m. L'influence du Shire et du Clydesdale peut-être plus forte, mais doit rester la plus discrète possible.
C Crossbred : Le croisé peut être typé sport ou typé trait. L'un des deux parents doit être un pur Gypsy Vanner.

Gypsy cob [modifier]

Le standard est établi par la Gypsy Cob Society ltd et présente des spécificités pour la France. Il existe une distinction entre les Gypsy cobs (enregistrés) et les facteurs de Gypsy cobs. La mention temporary est destinée aux chevaux en attente de confirmation[48].

Section Description
A Au-dessous ou égal a 1,47 m
B Au-dessus de 1,47 m, sans limitation de taille supérieure
C Crossbreed et Sport horse
D Chevaux non-inscrits au stud-book

Utilisation [modifier]

Jument Gypsy Vanner en monte western.

Ce cheval a l'apparence d'un cheval de trait et sa sélection porte sur un animal doté d'une bonne endurance, apte à l'attelage autant qu'à être monté[26]. Au fil du temps, il est devenu recherché pour l'équitation de loisir (promenade et randonnée), le TREC et le spectacle équestre[8], ainsi que toutes sortes de disciplines sous la selle[26].

Attelage [modifier]

Gypsy Vanner en attelage de tradition.

Du fait de sa sélection d'origine, il est idéal pour l'attelage, grâce à sa robe et sa puissance de traction[28]. Au cours de la Première Guerre mondiale, le Gypsy Vanner était utilisé pour tracter le canon de campagne britannique Ordnance QF 18 pounder.

Randonnée et loisirs [modifier]

Facile à dresser et très endurant, il est considéré comme un cheval d'extérieur par excellence, servi par son caractère calme et son côté rassurant. Le champion du Monde en 2000 de TREC, l'Anglais David Hay-Thorburn montait un Gypsy Vanner pie noir, Brenfield Mhairi[28]. Sa gentillesse, sa douceur et sa polyvalence en font un bon cheval d'école et un cheval de famille adapté.

Autres utilisations [modifier]

Le Gypsy Vanner peut être monté en saut d'obstacles à petit niveau et même en chasse à courre, puisqu'il possède un bon coup de saut[28]. Il peut aussi faire du dressage classique. En 2004, la race a été reconnue par the United States Dressage Federation All Breeds Program, ce qui lui permet de recevoir une récompense spécifique en cas de victoire sur une compétition de dressage, ou autre événement sponsorisé par l'USDF[31].

Le Gypsy Vanner est l'un des chevaux les plus plébiscités en équithérapie, puisqu'il recherche l'affection des humains et des autres animaux sans pour autant être émotif. En spectacle, il est fréquent d'en voir car il adore apprendre des « tours », de plus son apparence spectaculaire plaît beaucoup au public.

Diffusion de l'élevage [modifier]

Un poulain Gypsy.

Au début du XXIe siècle, ces chevaux rencontrent un succès croissant dans de nombreux pays[9]. En Europe, après l'Irlande, c'est l'Allemagne qui possède la plus grosse population. Il est élevé dans le monde entier, y compris en Amérique du Nord[10]. Il est reconnu aux Pays-Bas, en Allemagne[49], au Danemark[50], en Suède[51], en Tchéquie[52], en Nouvelle-Zélande[53] et en Australie avec deux associations de race, Gypsy Horse Australasian Society[54] et Australian Gypsy Horse Society[55].

Dans les îles britanniques [modifier]

Rassemblement de chevaux Gypsy Vanner à Appleby-in-Westmorland.

La race est reconnue en Irlande[56] et au Royaume-Uni. Depuis la fin du XXe siècle, les nomades des îles britanniques se sont rendus compte de la valeur de leurs chevaux. Leurs anciennes fêtes religieuses, à Ballinasloe en Irlande et Appleby-in-Westmorland en Angleterre, se sont muées en gigantesques foires aux chevaux où se vendent des centaines de Gypsy Vanners[9].

Aux États-Unis [modifier]

Aux États-Unis, le « Gypsy Vanner » est reconnu et, grâce à son « look » et à son excellent tempérament, considéré comme « le cheval à avoir »[10]. Il existe quatre associations américaines (Gypsy Cob Society of America[57], Gypsy Horse Association[58], Gypsy Horse Registry of America[59] et Gypsy Vanner Horse Society[60]. Il reste malgré tout assez rare[61].

En France [modifier]

La France fait partie des Pays où le Gypsy est à la mode[9]. La Gypsy Cob Society a enregistré 187 chevaux présents sur le territoire en 2009, France Irish Cob comptant 477 Irish Cobs dont 146 sont pleins papiers[7].

Impact culturel [modifier]

Gypsy Vanner dans la neige.

Le film Le Cheval venu de la mer (1992) fait référence aux travellers et à leurs chevaux. Le Gypsy Vanner est également, tout comme le Frison, le cheval Arabe et le Haflinger, un sujet de photographie populaire en raison de sa robe pie et de la beauté de ses crins[62], ainsi que le prouvent les éditions régulières de calendriers à son effigie[63]. Il peut aussi être un sujet de romans[64],[65] et de dessins[61].

Notes et références [modifier]

  1. a et b (en) Gyspy Cob : Horse Breeds & Info, Horseshowcentral.com. Consulté le 27 février 2013
  2. (en) British Horse Show Association Rule Book 2013, 2013, p. 4. Consulté le 12 mars 2013
  3. (en) The Myth of the Cob and Vanner, thegypsywizard.com. Consulté le 1er mars 2013
  4. (en) Tribute to Fred Walker, vanners.org. Consulté le 1er mars 2013
  5. Hart 1993, p. 59
  6. a et b (en) History. Consulté le 28 février 2013
  7. a et b Collectif 2010
  8. a, b, c, d, e et f Binetti-Dacquay, « L’Irish Cob : créé par l’histoire… » dans Collectif 2010
  9. a, b, c et d Pirnay 2004, p. 64-67
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Lynghaug 2009, p. 383
  11. (en) HISTORY OF THE GYPSY HORSE (AKA Gypsy Cob/Gypsy Vanner)
  12. Ward-Jackson et Harvey 1973, p. 22
  13. Ward-Jackson et Harvey 1973, p. 29
  14. Ward-Jackson et Harvey 1973, p. 51
  15. Ward-Jackson et Harvey 1973, p. 59
  16. Ward-Jackson et Harvey 1973, p. 61
  17. a, b et c Hart 1993, p. 63
  18. a, b et c Alexandra Marie et Gypsy Cob Society France, « Le Gypsy Cob : le cheval des gitans… » dans Collectif 2010
  19. Version originale : It is the horse born from the dreams inside my head, dans Lynghaug 2009, p. 383
  20. a et b Hart 1993, p. 62
  21. Hart 1993, p. 62-63
  22. Hart 1993, p. 43
  23. (en) Spotted Stallion, gonegypsy.net. Consulté le 5 mars 2013
  24. Hermit's Gypsy Cobs, hermitsponiesandcobs.co.uk. Consulté le 5 mars 2013
  25. Hendricks et Dent 2007, p. 235
  26. a, b, c, d, e, f et g Hendricks et Dent 2007, p. 234
  27. Binetti-Dacquay, « L’histoire de l’Irlande a forgé l’Irish Cob… » dans Collectif 2010
  28. a, b, c, d, e, f, g, h et i L'irish cob, Cheval magazine, 8 avril 2002. Consulté le 24 novembre 2012
  29. a et b Hart 1993, p. 58
  30. a, b et c Lynghaug 2009, p. 384
  31. a, b et c (en) History, sur GHSwest.com
  32. Gypsy Cob and Drum Horse Association (USA) - Gypsy Cob informations
  33. Australian Gypsy Horse Society - Breed standard
  34. http://www.nzgca.co.nz/Menu/Breed-Standard.php%7C
  35. Irish Cob Society (Ireland, UK)
  36. Communiqué, Gypsy Cob Society France. Consulté le 1er décembre 2012
  37. a, b et c (en) Gypsy Horse Association, gypsyhorseassociation.org. Consulté le février 2013
  38. a, b, c, d, e, f, g, h et i Le standard du Gypsy Cob, Gypsy Cob Society. Consulté le 10 janvier 2008
  39. a et b (en) IRISH COB STUD BOOK PRINCIPLES, The Irish Cob Society LTD, 1er juillet 2009. Consulté le 23 octobre 2012
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  46. Johnson et Johnson 2008, p. 314
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  49. (de) Irish Cob Germany
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  60. (en) Gypsy Vanner Horse Society. Consulté le 7 mars 2013
  61. a et b (en) Patricia Getha, Janet Griffin-Scott, Lesley Harrison, Cindy Larimore et Elin Pendleton, The Art of Drawing & Painting Horses: Capture the Majesty of Horses and Ponies in Pencil, Oil, Acrylic, Watercolor & Pastel, Collector's Series, Walter Foster, 2011, (ISBN 1600582370 et 9781600582370), p. 30
  62. Gypsy Vanner Horse 2013 Engagement Calendar, Willowcreek, 2012, (ISBN 1607557673 et 9781607557678)
  63. (en) Mark J. Barrett, Gypsy Vanner Horse 2013 Calendar (ISBN 978-1607556725) pour l'édition 2013, édition 2012 : (ISBN 978-1607554332), édition 2011 : (ISBN 978-1607552314), édition 2010 : (ISBN 978-1607550174)
  64. (en) Joyce M. Christian, Dreams… Promises… A Vanner Horse Journey, iUniverse, 2011, (ISBN 1450286399 et 9781450286398), 168 p.
  65. (en) Marni Knight-Duncan, Love Biscuit: A Gypsy Vanner's Journey, CreateSpace, 2012, (ISBN 1478149620 et 9781478149620), 36 p.

Annexes [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • (de) Christiane Slawik et Heike Lauger, Tinker Ponys. Irlands coole Schecken. Ein Rasseportrait, Cadmos Verlag (ISBN 3-86127-352-7) 
  • (de) Ulrike A. Pollay, Tinker-Pony. Ansichten eines Pferdes, Cant Edition Verlagsbuchhandlung (ISBN 3-9806622-1-7) 
  • (de) Sylke Hütter, Der Irish Tinker oder The Coloured Cob of Gipsy's Type, MFB Eisenacher Verlagsgesellschaft (ISBN 3-931431-13-4) 
  • (en) Edward Hart, « The gypsy horse type of coloured pony », dans The Coloured Horse and Pony, Londres, A. Allen & Co. Limited, coll. « Allen Breed Series », 1993, 58–71 p. (ISBN 0-85131-572-0) [lire en ligne] 
  • (en) John Stephen Hockensmith et Michele MacDonald (photogr. John Stephen Hockensmith), The Traveler's Way: The Road to Appleby Fair, Fine Art Editions Gallery and Press, 2006 (ISBN 9781599755977) [lire en ligne] 
  • (en) C. H. Ward-Jackson et Denis E. Harvey, The English Gypsy Caravan: Its Origins, Builders, Technology and Conservation, David & Charles Publisher Limited, 1973 (1re éd. 1972) (ISBN 0715356801) [lire en ligne] 

Ouvrages généralistes [modifier]

  • (en) Daniel Johnson et Samantha Johnson, Horse Breeds: 65 Popular Horse, Pony & Draft Horse Breeds, Voyageur Pres, 2008 (ISBN 9781616731663) [lire en ligne] 
  • (en) Fran Lynghaug, The Official Horse Breeds Standards Guide: The Complete Guide to the Standards of All North American Equine Breed Associations, Voyageur Press, 2009 (ISBN 0-7603-3499-4) [lire en ligne] 
  • (en) Bonnie Lou Hendricks et Anthony A. Dent, International Encyclopedia of Horse Breeds, Norman, University of Oklahoma Press, 2007 (ISBN 978-0-8061-3884-8) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article 
  • (en) Mathew Horace Hayes, The Points of the Horse: A Familiar Treatise on Equine Conformation, Londres, 1897 [lire en ligne] 

Articles [modifier]

  • Collectif, « Irish Cob et Gypsy Cob : savoir les différencier… », Cheval Savoir, no 6, décembre-janvier 2010 [texte intégral] 
  • A. Marie, « Le gypsy cob, le trait des gitans », Attelages magazine, no 66, 2010, p. 42-46 
  • P.B. Lebrun, « L'Irlande, l'autre pays du cheval », Cheval magazine, no 416, 2006, p. 54-57 
  • « Le tinker ou irish cob », Hippo News, no 332, 2005, p. 29 
  • Serge Farissier, « L'irish cob », Atout cheval, no 84, 2005 
  • Barbara Pirnay, « Le tinker, un costaud au cœur d'or », Cheval magazine, no 395, 2004, p. 64-67 
  • J. Van Ryckeghem, « L'Irish cob : le voyageur au grand cœur », Cheval loisirs, no 114, 2001, p. 54-56 
  • (en) Mary Graybeal, « Gypsy Horse Association: Affiliate News », Gypsy Horse Journal, Equine Journal, janvier 2010, p. 58