Gynécée

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Le gynécée (du grec ancien γυναικεῖον/gynaikeîon) est l'appartement des femmes dans les maisons grecques et romaines.

En Grèce[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Place des femmes en Grèce antique.
Scène familiale de gynécée, lébès nuptial à figures rouges, v. 430 av. J.-C., Musée national archéologique d'Athènes.

La zone allouée aux femmes est utilisée pour les activités qui leur sont traditionnellement dévolues. La société grecque antique les confine dans des rôles liés au foyer. La pensée grecque les excluait des tâches intellectuelles ou culturelles, comme au théâtre, qu'il soit comique ou tragique, où les femmes étaient interdites de scène — les rôles féminins étaient exclusivement tenus par des hommes —, mais également d'assister aux représentations.

Comme tout lieu où s'exerce une ségrégation sexuelle, le gynécée est empreint d'érotisme. Ajoutons à cela que la mythologie grecque place nymphes, ondines et déesses sous des formes féminines évoquant leur grâce, il n'en fallait pas plus pour inspirer les artistes se réclamant de cet héritage.

Dans l'Empire romain[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité tardive, le gynécée (gynaeceum ou gynaecium) désigne aussi les manufactures d'état de textile, produisant les étoffes nécessaires à l'administration et à l'armée : la Notitia Dignitatum donne une liste de ces manufactures[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. H. M. Jones, The Later Roman Empire, 1986, vol. 2, 836-837.

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