Gy-les-Nonains

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Gy-les-Nonains
Un bras de l'Ouanne devant l'église Saint-Sulpice
Un bras de l'Ouanne devant l'église Saint-Sulpice
Blason de Gy-les-Nonains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Château-Renard
Intercommunalité Syndicat mixte du pays Gâtinais, SIVOM du canton de Château-Renard
Maire
Mandat
André Baron
2014-2020
Code postal 45220
Code commune 45165
Démographie
Gentilé Gyssois[1]
Population
municipale
648 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Population
aire urbaine
68 488 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 50″ N 2° 51′ 07″ E / 47.9472222222, 2.851944444447° 56′ 50″ Nord 2° 51′ 07″ Est / 47.9472222222, 2.8519444444  
Altitude Min. 98 m – Max. 147 m
Superficie 20,13 km2
Localisation

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Gy-les-Nonains

Gy-les-Nonains est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gy dériverait de "Giacum", patronyme d'un envahisseur romain.

Les nonains signifient petites nonnes, du nom de celles qui occupèrent le monastère de Gy jusqu'en 1752[2],[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à l'Est du département, dans le Gâtinais de l'Est, une des neuf régions naturelles du Loiret[4],[5], caractérisée par des paysages de semi-bocages, vallonnés, boisés, entaillés de vallées marquées (Ouanne, Cléry, Betz, Aveyron).

Elle est située à 8 km par la route (9 min en voiture dans des conditions de circulation normales) de son chef-lieu de canton, Château-Renard, à 11 km (14 min) de la sous-préfecture Montargis et à 82 km (1 h 7 min) de la préfecture du département, Orléans[6].

La commune est située dans l'aire urbaine de Montargis et est traversée par les routes départementales 117 et 793 ainsi que par le sentier de grande randonnée 13.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

A

B

C

F

G

J

M

P

R

S

T

  • Les Terreforts*, rte de Montcresson
  • Moulin de Tours**

V

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Gy-les-Nonains et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vestiges de remparts près de l'église

Dès l'époque gallo-romaine, Gy est mentionné en association avec l'activité de maraîchage qui aurait bénéficié de la proximité de l'Ouanne. Saint Fiacre étant le patron de cette profession, la petite communauté religieuse installée sur les lieux dès avant le VIIIe siècle lui était dédiée. L'église de Gy existait déjà au VIIe siècle, et le monastère de Gy-les-Nonains remonte à la même période. Car ce petit établissement religieux va soudainement et grandement prospérer avec l'arrivée de Rothilde, fille de Charlemagne et sœur de son successeur Louis le Débonnaire[7].

Rothilde est depuis longtemps abbesse de Faremoutiers lorsque, vers 816, Louis le Débonnaire lui donne les terres de Gy-les-Nonains où à partir de la petite communauté existante elle établit le couvent de la Gloire-Dieu, un monastère bénédictin. Ce patronage prestigieux est renforcé par la bénédiction de la fondation par saint Aldric, ancien abbé de Ferrières et archevêque de Sens.
Cette donation est confirmée par Lothaire Ier, fils et successeur de Louis le Débonnaire, en 841 : « … Le dit petit monastère de Gy soit rattaché au susdit monastère de Faremoutiers et que tous les deux soient réunis en un ( ... ) sous l'autorité et le gouvernement d'une seule abbesse ( ... ) »[7].

En 961, le comte Renard de Sens, ayant comme son père offensé l'archevêque de Sens, est lui aussi exilé à Château-Renard par le roi, Lothaire. Cette même année, le monastère de la Grâce-Dieu en subit ses premières exactions. Une période de déclin moral avant que matériel s'amorce pour les moines, qui va durer presque un siècle. L'évêque de Chartres accusera l'abbaye de Faremoutiers («  ... la renommée très honteuse du monastère de Sainte-Fare qui n'est plus un lieu de sanctification mais un lieu de perversion pour femmes damnées s'abandonnant à tous les vices ... »), mais ses reproches s'adressent surtout au monastère de la Gloire-Dieu à Gy.
Les moines de Molesme mettent fin à ces dérèglements. Début XIIe siècle, l'abbaye est restaurée, de même que l'église paroissiale Saint-Sulpice reconstruite et restaurée peu après 1137. Une maladrerie est fondée plus ou moins à la même période, sur la paroisse de Saint-Germain-des-Prés, et inclut une chapelle et un cimetière[7].
Vers 1155 les terres de Gy passent aux Templiers de Chambeugle et Montbouy ; ils y construisent la grange de la Commanderie et introduisent le culte de saint Aubin, patron de Chambeugle. La chapelle Saint-Fiacre est restaurée au couvent - elle perdurera jusqu'au XVIIe siècle ; et de grandes statues sont érigées, dont une Vierge à l'enfant[7].

La guerre de Cent Ans épargne largement le monastère, malgré la présence proche de Knolles et Henri de Lancastre. Ensuite viennent les guerres de religion. Aussi, en 1562, les religieuses obtiennent l'accord royal de fortifier leur abbaye d'éventuelles attaques des Huguenots. Grâce à ces murs, l'abbaye traversa à peu près indemne la période des grands ravages par les nombreux foyers protestants alentour[7].

Après plus de 900 ans de filiation à l'abbaye de Faremoutiers, le monastère de la Grâce-Dieu est supprimé le 8 septembre 1752 pour être réuni à sa maison-mère[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gy-les-Nonains

Les armes de Gy-les-Nonains se blasonnent ainsi :

D'azur à la divise d'argent côtoyée de deux triangles ondées du même, à l'écusson de sinople, brochant en abîme, à la fasce d'argent chargée d'un cœur de gueules, le tout surmonté d'un pont droit de trois arches d'or maçonné de sable mouvant des flancs, soutenu d'une roue de moulin de huit auges et de huit rayons du même remplie d'argent à dextre, de trois peupliers aussi d'or rangés en barre à senestre et de trois épis du même en pal et en chevron renversé au point de la pointe[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune appartenait au district de Montargis de 1793 à 1801[10].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  en cours André Jalouzot    

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Gy-les-Nonains.

En 2011, la commune comptait 648 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
435 544 475 527 599 627 636 721 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
716 730 781 794 760 732 719 695 669
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
650 614 613 542 581 542 526 504 529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
523 474 381 404 565 607 632 648 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église dans le bourg du village

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gy-les-Nonains est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Montargis-Est. La commune possède une école primaire publique[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 8 septembre 2010)
  2. Brève histoire de la commune sur le site du Pays Gâtinais
  3. Soyer, Étude sur l'origine des noms de lieux du département. Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, tome XXI, n° 228, séance du 11 janvier 1929. p. 153.
  4. « Les régions naturelles du Loiret », sur le site de la DDT du Loiret
  5. « Carte des régions naturelles du Loiret (format pdf - 993.2 ko) », sur le site de la DDT du Loiret
  6. Les distances et temps de parcours sont issus de l'évaluateur d'itinéraires de maps.google.fr, consulté le 28 octobre 2012
  7. a, b, c, d et e L'Éclaireur du Gâtinais n° 2792, 06 mai 1999. Cité dans Histoire d'il y a belle lurette... Gy-les-Nonains par Liliane Violas
  8. Histoire du diocèse d'Orléans depuis son origine jusqu'à nos jours. Eugène Duchateau, doyen de Chécy, membre de la Société archéologique et historique de l'Orléanais. Orléans, 1888. p. 337.
  9. Gaso. Consultation : janvier 2010.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « L'église Saint-Sulpice », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « La cloche en bronze », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Les fonts baptismaux », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Liste des écoles de la circonscription de Montargis-Est », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 20 mai 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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