Guy de Brès

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Guy de Brès (ou de Bray), est un pasteur et théologien wallon, réformateur des Pays-Bas, né en 1522 à Mons et mort le 31 mai 1567 à Valenciennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy de Brès nait à Mons en 1522. Peintre verrier de formation, il dut s'exiler un temps à Londres (1548) après son adhésion à la Réforme.
Il fit des études théologiques à l'Académie de Lausanne. Il fréquenta Jean Calvin, Théodore de Bèze et Pierre Viret.

Il fut le successeur de Pierre Brully en tant qu'organisateur des églises réformées des Pays-Bas méridionaux. Il prêcha notamment à Dieppe, Sedan, Lille, Douai, Anvers. De 1559 à 1561, il est ministre résident à Tournai. Il est l'auteur de la Confessio Belgica[1], confession de foi des calvinistes des Pays-Bas. Ce texte qui fait partie des Trois formes d'unité sert encore de fondement pour nombre d'Églises de tradition réformée, notamment aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et en Amérique du Nord. Il est l'un des textes de référence du Staatkundig Gereformeerde Partij, parti protestant fondamentaliste néerlandais.

La nuit du 1er novembre 1565, il jette une copie de sa confession de foi, au-dessus des murs du chateau de Tournai, où réside Marguerite de Parme, afin d'attirer l'attention de la cour espagnole. Le 31 mai 1567, Guy de Brès est exécuté par pendaison à Valenciennes, pour avoir célébré la sainte Cène. Il meurt en martyr devant une large foule, après avoir une dernière fois exprimé ses convictions.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Baston de la foy chrestienne, Lyon, 1555
  • Confession de foy, Rouen, 1561
  • Oraison au Seigneur, s.l., 1564
  • La Racine, source et fondement des anabaptistes, Rouen, 1565

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Braekman & Jean-François Gilmont, « Les écrits de Guy de Brès » dans Annales de la Société d'Histoire du Protestantisme Belge, série V / livre 8 (1971), p. 265-275
  • Émile Braekman, « Guy de Brès et les réformés des Pays-Bas à l'heure du choix : Évêque ou Synode ? » dans Bulletin de la Société Royale du Protestantisme Belge, n° 108 (1992) (ISSN 0773-8269)
  • Émile Braekman, « Guy de Brès, réformateur montois » dans Haynau - Revue d'histoire religieuse du comté et de la province de Hainaut, n° 7 (septembre 1993)
  • Philippe Laurent, Présentation et discussion de la doctrine du baptême de Guy de Brès, Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine (mémoire de maîtrise en Théologie), Vaux-sur-Seine, 1994, 198 p.
  • Philippe Laurent, « Histoire de la Réforme en Belgique » dans Théologie évangélique, 3/3 (2004), p. 205-224 (ISSN 1635-3021)
  • Daniel Ollier, Guy de Brès : étude historique sur la Réforme au Pays Wallon, Librairie Sandoz et Fischbacher, Paris, 1883

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Note[modifier | modifier le code]

  1. Le texte fut d'abord écrit en français sous le titre Confession de foy; peu après, il fut traduit en latin sous le titre Confessio Belgica : l'œuvre est surtout connue sous le titre latin (une version néerlandaise fut aussi rapidement traduite : Belydenisse des gheloofs).