Guy XIII de Laval

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Guy XIII de Laval, ou encore auparavant Jean de Montfort, (né en 1385, mort le 14 août 1414 à Rhodes), seigneur de Kergorlay, Baron de La Roche-Bernard, baron de Laz, châtelain de La Brétesche, seigneur de Lohéac, et de La Roche-en-Nort, puis par mariage, baron de Vitré, seigneur de Laval, et d'Acquigny[1], vicomte de Rennes, chevalier banneret.

Guy de Laval

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Mariage[modifier | modifier le code]

Il se marie le 22 janvier 1404[4] avec la fille et unique héritière de Guy XII de Laval, où furent présents plusieurs évêques et les plus grands seigneurs de Bretagne[3].

Une des conditions est que les enfants à naître de ce mariage portent les nom et armes de Laval. La même règle s'était déjà appliquée antérieurement lors du mariage d'Emma de Laval avec Mathieu II de Montmorency. Toutefois, Jean de Montfort renonce lui-même de son vivant à son nom pour prendre celui de Guy XIII de Laval, afin d'être associé au pouvoir de son épouse, Anne de Laval.

Chevalier banneret[modifier | modifier le code]

Pour l'Art de vérifier les dates[5], depuis son mariage, il servait dans les armées, de France, sous le nom de comte de Gavre, avec titre d'écuyer banneret[6]. Il parait à la cour sous ce titre et suit le parti du Dauphin (futur Charles VII de France) dans la Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Il avait le commandement de six cents hommes d'armes, dont sept bacheliers[7], et de cent quatre-vingts écuyers[8] qui formaient sa compagnie.

Il se fit appeler Guy XIII de Laval, à la mort de son beau-père en 1412[9].

Terre sainte[modifier | modifier le code]

Suiote à la paix de Bourges signée le 15 juillet 1412, il prend la résolution d'aller visiter la Terre sainte, et se recueillir sur la Tombe du Christ conformément à un vœu. Selon l'usage des anciens pèlerins, il appele par des fondations pieuses la faveur du ciel sur son périlleux voyage.

Avant son départ, il déclara, par lettres du 31 août, qu'allant au voyage d'outremer, il laissait au sire de Montfort, son père, et à la dame de Laval, son épouse, plein pouvoir de garder et gouverner ses terres situées en Bretagne, en Anjou, dans le Maine, en Normandie, en France, en Picardie, en Flandre, dans le Hainaut et en Artois.

S'étant mis en route accompagné d'une suite de gentilhommes, il va droit en Palestine, et après y avoir satisfait sa piété et dévotion, il prend le bateau en passant par l'île de Chypre, où il visite la reine Charlotte de Bourbon, sa parente.

Rhodes[modifier | modifier le code]

De là, il se rend à Rhodes, ignorant que la peste y régne. Il en est atteint et y meurt le 12 août 1414 après avoir fait son testament[10], trois jours auparavant, dans une vigne, près d'un bourg de Rhodes. Les chevaliers de Saint-Jean lui font des obsèques magnifiques dans l'église Saint-Jean de Rhodes, dont sa veuve leur marqua sa reconnaissance, par des privilèges qu'elle accorda dans Laval au commandeur de Thévalle.

L'année suivante à Pâques, la suite du comte menée par Jean Ouvrouin, arrive à Laval, ramenant son destrier et ses armes[11].

Succession[modifier | modifier le code]

Comme tous ces enfants, à la mort de leur père, étaient mineurs, il y eut procès pour leur tutelle entre Raoul de Montfort, leur aïeul, et Anne, leur mère. Elle fut adjugée à celle-ci, par sentence de la justice du Mans, dont il y eut appel au parlement, qui confirma ce jugement par un arrêt en 1417.

L'abbaye d'Evron reconnaissante de ses bienfaits plaça dans un des vitrails de son église ses armoiries avec cette légende aujourd'hui effacée: Monsieur de Laval, grand augmenteur de ce monastère[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Deuxième quart par héritage. Il était le petit-fils de Marie de Léon. Première moitié par mariage avec Anne de Laval.
  2. Gavere est une commune de Flandre-Orientale liée au comté d'Alost, à ne pas confondre avec Le Gâvre, près de Nantes.
  3. a et b Abbé Angot, « Saint-Gervais et Saint-Protais de Brée, monographie paroissiale. », 1884 [1]
  4. Le contrat est passé à Vitré, en présence des jeunes époux, de leurs pères, du duc de Bretagne, d'Adam Chastelain, évêque du Mans, de Hugues, évêque de Rennes, et de nombreux seigneurs. Il est ratifié par lettres patentes du roi et arrêt du parlement du 15 janvier 1405.
  5. Chronologie historique des sires, puis comtes de Laval, 1784, t. II, p. 864-875.
  6. La bannière du banneret était carrée; tandis que celle du baron était à pennons et queue.
  7. Bourjolly cite les sires de Champchevrier, de Montault, de Tucé, Jean Chabot, Jean de Gachanges, Jean des Vaux, Jean de la Chapelle
  8. Bourjolly cite Jean Ouvroin, Gervais Auvé, Guyon Turpin, Jean d'Arquenay, Bertrand de Parthenay, Jean d'Anthenaise, Jean de Montbourchier, Jean de la Boissière, Jean de Karadeuc, Macé de Quatrebarbes, Grongnet deVassé, Bobin de Vendel, Jean le Cornu, Guillaume d'Aron, Targis de Vassé, Jean de Gevigné, Jean de la Croix, Le Bidal d'Anthenaise, Pierre de Montenault, Jean Neveu, Jean de Quatrebarbes, Maurice de la Pommeraie, Macé de Grasmesnil, Pierre et Jean du Taillis, Jean L'enfant, Pierre et Henri d'Orange, Guillaume de Sacé, Jean de la Feuillée, Fouques de la Bongère, Jean d'Echenets, Jean de Lantepoutre.
  9. André Duchesne, Histoire de la maison de Montmorency, p. 573.— De la Roque, Maison d'Harcourt, t. 1, p. 676.
  10. Son testament, daté du 9 août 1414, est signé par Jean Ouvroin, seigneur de Poligné, par Bertrand de Parthenay, Allain de la Haye et Jean de Brouassin.
  11. M. Foucault, Les seigneurs de Laval, Laval, p. 199. Il y donne des détails sur l'annonce de la mort du comte à la population de Laval et à sa famille.
  12. Gérault, Notice historique sur Evron.

Voir aussi[modifier | modifier le code]