Guy Pierre de Kersaint

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Guy Pierre de Coëtnempren
Comte de Kersaint
Image illustrative de l'article Guy Pierre de Kersaint

Naissance 26 novembre 1747
à Brest
Décès 24 août 1822 (à 75 ans)
à Suresnes
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Marine révolutionnaire et impériale
Grade Contre-amiral
Années de service 17641816
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Chevalier de l'ordre de Saint-Lazare
Chevalier de l'ordre de Sainte-Anne
Famille Famille de Kersaint

Guy Pierre de Coëtnempren, comte de Kersaint, né le 26 novembre 1747 à Brest, décédé le 24 août 1822 à Suresnes, est un officier de marine et aristocrate français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de Guy François de Kersaint, officier dans la Marine royale, et frère cadet du navigateur et homme politique Armand-Guy-Simon de Coëtnempren, comte de Kersaint, Guy Pierre entre au service de la marine royale, en 1764 dans une compagnie de gardes de la marine.

Débuts dans la Marine royale[modifier | modifier le code]

Après plusieurs campagnes aux Antilles et dans l'Inde, il fait la guerre de 1778, au cours de laquelle il commande la corvette la Favorite dans les escadres du comte d'Orvilliers et de Pontevès-Gien, en 1778-1779. Il sert à bord de la Ville-de-Paris (grande armée combinée en 1780), puis commande Le Rossignol en 1781-1782 puis L'Iphigénie en 1783-1784. À la suite de cette campagne, il est nommé chevalier de Saint-Louis, et capitaine de vaisseau le 1er mai 1786.

L'année suivante, il commandait dans la mer de Chine orientale et la mer de Chine méridionale la frégate la Dryade, ayant mission de porter en Cochinchine à Monseigneur Pierre Joseph Georges Pigneau de Behaine, évêque d'Adran, ambassadeur de France, et de faire des observations hydrographiques.

Émigration et Premier Empire[modifier | modifier le code]

N'acceptant pas les principes de la Révolution française de 1789, il émigra en 1790 et prit du service dans l'armée des princes. Il résida successivement à Aix-la-Chapelle, Maestricht et Hambourg.

Mais, rentré en France en l'an XII (1803), il fut réintégré dans la marine, avec le grade de capitaine de vaisseau de 2e classe (à compter du 3 mai 1798), et fut compris dans les promotions des 15 pluviôse (5 février 1804) et 25 prairial (14 juin) de la même année comme membre et officier de la Légion d'honneur.

Lorsque Napoléon Ier eut résolu la création du port d'Anvers, Decrès, ancien ami de Kersaint, le désigna à l'Empereur comme bon et intègre administrateur, capable, en raison des explorations qu'il avait faites avant la Révolution française, de certains fleuves de l'Inde, de diriger les travaux de l'Escaut, dont le lit, croyait-on, avait beaucoup d'analogie avec celui de l'un de ces fleuves. Ces motifs firent choisir Kersaint comme chef des mouvements militaires du port d'Anvers, en 1806. Promu capitaine de vaisseau de 1re classe, le 1er janvier 1812, il fut nommé préfet maritime d'Anvers le 9 mars suivant.

Restauration française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Restauration française.

La première Restauration le nomma contre-amiral, le 11 juin 1814, commandeur de la Légion d'honneur, le 18 août suivant, et commandeur de Saint-Louis à peu près à la même époque.

Appelé, le 15 août 1815, à remplir les fonctions de préfet de la Meurthe, il reçut de l'empereur Alexandre la décoration en diamants de l'ordre de Sainte-Anne de 2e classe, en reconnaissance des soins qu'il avait pris des troupes russes pendant son administration de ce département. Kersaint était aussi chevalier de Saint-Lazare.

Remplacé dans ses fonctions, et admis à la retraite le 14 septembre 1816, il se retire à Quimperlé, puis à Suresnes, où il meurt le 24 août 1822.

Il serait devenu aveugle en 1820.[réf. nécessaire]

Un de ses petits-fils servit, sous le second Empire, dans la marine comme enseigne de vaisseau.

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr Guy-Pierre de Coëtnempren de Kersaint (baron).svg
Armes du baron de Kersaint et de l'Empire

D'argent, à trois tours de gueules[1] ; au canton des Barons militaires de l'Empire brochant.[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  2. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 5, Bureau de l'administration,‎ 1847, 2e éd. (lire en ligne) ;
  • Prosper Jean Levot, Biographie bretonne : recueil de notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom soit par leurs vertus ou leurs crimes, soit dans les arts, dans les sciences, dans les lettres, dans la magistrature, dans la politique, dans la guerre, etc., depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours, vol. 2, Cauderan,‎ 1857 (lire en ligne) ;
  • (en) « Guy Pierre de Kersaint », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne] ;

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]